Tous les articles par Valérie JEAN

écrivain biographe, je vous accompagne dans le récit de votre vie. quel que soit votre niveau d'écriture, nous bâtissons ensemble, le livre de votre biographie.

Le valet de coeur emporte la dame de carreau

Une biographie réalisée en 6 mois avec Jeanine. Elle raconte une enfance sans espace de jeux, seulement remplie de tâches quotidiennes et une adolescence sur fond de frustrations. Mais le bonheur croisera enfin sa route avec son valet de coeur…

Extraits de la biographie

Pendant longtemps, on a dormi dans une seule pièce, nous partageant le lit avec mes sœurs. Dans la pièce à vivre, il y avait la grosse cuisinière en fonte que l’on rechargeait de bois pour tout chauffer : la maison, les baquets d’eau pour laver le linge, les gamelles et la vaisselle. Il n’y avait qu’un évier dans la pièce, qui servait de lavabo, qu’on utilisait pour la toilette du matin. Le samedi après-midi, c’était le bain dans le baquet pour tous les enfants. Les toilettes, c’était le pipi dans un pot de chambre et la nature pour le reste, dans le pré tout autour de la maison. Le papier toilette c’était le journal que maman achetait : l’écho et le Parisien.

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Bus en coulisses

Le livre « Bus en coulisses » avec Jamel Kabli

Livre bus en coulisses-valerie Jean biographe

J’ai accompagné Jamel à la réécriture et la structuration de son récit, à la réalisation de la maquette de son livre et à son impression. Une belle collaboration sur un texte qui était déjà assez bien écrit et surtout intéressant, montrant les facettes du  métier de conducteur-receveur et du système des sociétés de transport à grande échelle.

Extrait du livre « bus en coulisses »

 Les conditions de travail et la liberté d’expression du salarié au sein de l’entreprise

 

Aujourd’hui, les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles pour les conducteurs qui tentent alors le passage en force pour se faire entendre, d’autant qu’on leur demande de moins en moins leur avis pour l’amélioration des conditions de travail.

Pour un conducteur, la liberté d’expression est absente, c’est ce qui fait « verrou », qui bloque le dialogue dans l’entreprise et qui pose problème.

Une éventuelle grève permettrait de se manifester mais seuls les élus syndicaux décident pour les salariés et malheureusement ils sont de mèche avec la Direction.

Pour la mascarade que représentent les négociations annuelles obligatoires (NAO), l’employeur oublie le mot négociation. Ainsi, lors des réunions du comité d’entreprise, il est impossible de parler des réels problèmes pour les salariés pendant que la minorité agissante (élus du comité) s’exprime pour les autres. C’est un peu comme une secte où les idées doivent être respectées sans discuter.

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Fils de Chahid

Le livre « Fils de Chahid » avec Mokhtar Ouzebiha

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Accompagnement pour l’édition du livre  de 250 pages : correction, chapitrage par titre, équilibre structure du récit,  travaux scan photo et PAO pour couverture, écriture quatrième de couverture.

EXTRAITS du livre « fils de Chahid »

Réhabiliter la mémoire des martyrs oubliés de la guerre d’Indépendance de l’Algérie

Notamment celle de mes deux oncles aujourd’hui totalement  effacés de la mémoire collective,et dont le sacrifice de leur vie est ignoré.

De 2012 à 2017, j’ai passé mon temps à déposer de la paperasse dans tous les bureaux, sans compter les personnes que j’ai dérangées pour m’apporter leurs témoignages. Tout ça pour un résultat nul. Comme je l’ai déjà dit l’administration algérienne, elle fait et défait sans se demander ce que pense le citoyen. On est vraiment traité comme des sous-citoyens.

Pendant que je courais entre l’APC, l’ONM, la Kasma, le tribunal, la gendarmerie et la direction des Moudjahidine pour rétablir la vérité, c’est-à-dire les droits de mes deux oncles qui auraient dû être acquis d’avance, l’APC a remplacé la plaque à l’entrée de l’école…

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Ma vie en 360

Le livre  « Ma vie en 360 « 

livre autobiographiqueMarcel Boutreau nous raconte avec une énergie sobre son parcours professionnel au moment des trente glorieuses et des immenses chantiers des années 1970 en passant par le récit de ses anecdotes pendant la première guerre mondiale alors qu’il n’était qu’un adolescent.

Je me suis beaucoup amusé à corriger et structurer le texte de Francis qui nous apporte de la légèreté à chacune de ses pages.

Pourquoi 360 ?

Et bien la couverture l’explique en partie mais pas que!

Il se trouve que Francis a beaucoup voyagé sur des Airbus 360…

EXTRAITS du livre

Le début d’une vie tranquille

Depuis mon plus jeune âge, on m’appelait le petit Marcel.

À 6 ans, comme tous les enfants, je suis entré en 6e, à la grande école comme on l’appelait à cette époque. Ce fut alors l’apprentissage de la lecture, du calcul, de la morale, de la géographie, de la science, de la récitation et de la terrible dictée où il fallait éviter de faire des fautes.

Tous les soirs de la semaine, je rentrais vers 16h30 pour goûter puis je faisais devoirs et leçons sauf les jeudis et samedis après-midi où je n’avais pas classe.

Le jeudi matin était réservé au catéchisme et à la messe dans une paroisse distante de plus d’un kilomètre de la maison. En fin de matinée, ma journée se poursuivait à faire de l’herbe pour la cinquantaine de lapins qui étaient à l’abri dans une annexe mitoyenne de notre maison, en compagnie des poules. L’après-midi, je rejoignais le patronage dont s’occupaient les abbés pour jouer au football. Je devais également participer à l’arrosage de notre jardin potager qui s’étalait sur 500 m2, et ce depuis notre réservoir.

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Je te hais et je t’aime

https://www.biographe-valeriejean.fr/je-te-hais-je-taime/Le récit de vie « Je te hais et je t’aime » avec Francis
Je te hais et je t'aimeUn récit autobiographique de Francis  avec qui j’ai eu le plaisir de collaborer pour éditer son livre.

EXTRAIT DU LIVRE

PRÉAMBULE

Il me faut parler, me vider de ce qui m’oppresse, me vide. Poser des mots sur ce malaise, comprendre ce qui m’afflige, et l’éloigner pour que je puisse vivre libre, sans douleur, sans souffrance, pour ma famille.

Sans crier gare, un burn-out m’a terrassé et depuis je remplis le vide qui a envahi mon coeur.

Ce livre est la trace de ce cheminement.

Merci à mes amours de m’avoir permis, grâce à leur soutien indéfectible, d’écrire ces lignes.

FACE À SOI MÊME

Sortir de la dépression… Aujourd’hui, des personnes guérissent-elles totalement de cette terrible maladie, ce fléau ?

Il paraît que le bur-nout et la dépression touchent un grand nombre de gens. Ce serait principalement dû à l’accélération de notre mode de vie où tout va toujours plus vite, et à la pression qu’exerce au quotidien, le stress lié à nos conditions de travail…Je vais m’aider de ce qui a été écrit à ce sujet pour mieux éclairer mon propos.

Le burn-out (ou épuisement professionnel) est nécessairement lié au travail. Dans la dépression, le travail n’est pas la cause première, mais peut être un facteur aggravant. De plus, en cas de burn-out, la personne atteinte est toujours en situation de stress chronique, tandis que c’est le cas 1 fois sur  2 pour la dépression.

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Petit écoute la nature-Une biographie de Valerie jean

« Petit ecoute la nature » une biographie par Valerie Jean Biographe avec Jean et Yannick

valeriejean BiographeUn témoignage d’amour d’un fils à sa mère disparue trop vite, sans crier gare, et d’un petit fils à son grand-père, un homme qui nous raconte les anecdotes de sa jeunesse, en Algérie.

L’Algérie

biographie valerie jean-Petit-ecoute-la-nature

À partir de 1958, les évènements d’Algérie s’étaient précipités, faisant de Ténès, une zone dangereuse. Nous n’avons donc pas profité de ce petit paradis comme nous l’aurions voulu.

Le 1er janvier 1960, Marthe et les enfants me rejoignirent là-bas avec notre chien.

Très vite, il fut chargé de surveiller les enfants quand ils allaient à l’école. Jeanine et Bernard étaient alors à l’école primaire. Si les enfants traînaient trop en route, il les poussait du museau en direction de la maison pour qu’ils ne s’attardent pas !

Ce chien nous rendit de grands services.  Il était capable d’aller seul chercher le pain ! Je l’envoyais chez le boulanger à 7 heures avec la commande et le cabas…et il revenait avec le tout. Il était très obéissant et laissait les autres clients passer devant lui avant de se présenter à son tour auprès du boulanger !

Un jour, nous avions des invités pour dîner et je l’ai envoyé chercher plus de pain à une heure qui ne correspondait pas à son habitude… Il n’a rien rapporté ! Il a fallu que je retourne chez le boulanger !

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Une vie à Saint-Nicolas de Brem- biographie

Une vie à Saint-Nicolas de Brem

Une biographie réalisée par Béatrix Boujasson en collaboration avec Valérie Jean-Biographe

Biographie-Saint-Nicolas de Brem

EXTRAITS DU LIVRE

Le temps des vacances

Mes vraies vacances ont débuté lorsque j’avais neuf ans à la Brardière, un petit village près de l’île d’Olonne où habitaient mes grands-parents. Je retrouvais là-bas, mes deux cousines.

Grand père était forgeron et viticulteur en même temps. C’était un homme très instruit et développant des talents d’artistes. Nous gardons un bon souvenir de lui. C’était un Monsieur très estimé dans son village, tout d’abord comme forgeron mais aussi comme écrivain public car presque tous les habitants du village venaient le trouver pour rédiger leurs courriers. Il avait également le don de bien dessiner. Pour nous il était le patriarche, et nous n’osions pas lui poser trop de questions. Il faut dire qu’en ce temps là les enfants devaient rester à leur place : écouter et ne pas s’immiscer dans les conversations des grands.

Notre journée commençait avec le petit-déjeuner, où l’on appréciait le beurre fabriqué par les soins de grand-mère avec le bon lait des vaches de la ferme, présenté dans un beurrier en bois, travaillé au couteau représentant une vache et des fleurs. Puis de 9 h à 10 h, arrivait le moment fatidique des devoirs de vacances! C’est le moment que nous aimions le moins pendant nos vacances. Grand-père était très à cheval là-dessus. Il s’asseyait à la table en face de nous et nous avions droit pendant 1 heure, chaque matin, à la révision du calcul et du français.

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Mes chemins de spiritualité

CHEMINS DE SPIRITUALITE

 

1-Révélation-

Ma première expérience de l’existence d’un au-delà arriva alors que j’étais à la pension Sainte Thérèse à Joigny. Je partageais ma chambre avec mon amie Bernadette A, fille de parents siciliens.

Un soir ou plutôt une nuit, je fus réveillée et je l’entendis clairement tenir une conversation, assise dans son lit, dans la pénombre.

J’ai le souvenir d’avoir abordé la question le lendemain matin : elle ne démentit pas et m’expliqua qu’elle parlait avec sa grand-mère. Elle s’ouvrit davantage me révélant plusieurs faits qui s’étaient déroulés dans sa famille, attestant selon elle de pouvoirs des défunts sur les hommes.

Elle ma raconta notamment l’histoire d’un homme, son oncle je crois, qui du jour au lendemain, alors qu’il était depuis toujours d’une grande gentillesse, était devenu un homme sombre et violent. Dans mon souvenir, elle avait fait allusion à des tentatives d’exorcisme mais j’ai perdu la fin de l’histoire.

Elle me raconta aussi que sa mère avait échappé de justesse à un accident, le renversement d’une grosse armoire sur elle…

J’allais souvent chez elle. Elle vivait dans un appartement rue de l’ancienne piperie avec sa mère, son père étant décédé d’un cancer quelques années auparavant.

Nous étions alors en 3ème à l’institution de l’Assomption de Forges.

Dans ce collège privé, monsieur F, âgé de la cinquantaine, était l’homme de maintenance. Il était adorable et très aimé des élèves. Pendant l’année scolaire, il tomba malade et mourut en quelques mois.

C’était un homme joyeux, qui avait toujours le sourire.

Un jour Bernadette, alors j’étais chez elle me raconta comment peu de temps avant elle avait perdu les clefs de l’appartement. Elle les avait cherchées en vain quand subitement elle entendit un cliquetis. Quand elle alla voir, elle retrouva les clefs sur un meuble dans le couloir, revenues là inexplicablement. Elle me dit : « C’est Monsieur Ferrez qui m’a fait une farce ».

Cet épisode s’était passé un an avant que nous soyons en internat et je n’y avais pas prêté particulièrement attention…

Toutes ces histoires me mettaient mal à l’aise et intuitivement je les éloignai de mon esprit, sans pour autant écarter l’hypothèse que ces phénomènes existent. Je crus bon de ne pas chercher à comprendre davantage, subodorant que cela pouvait être dangereux.

Plus tard, après être restée amie et collègue pendant des années, je rompis notre amitié pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec tout ça.

Ma conscience se rendormit pour plusieurs années.

2-Rêve éveillé-

En 1996, nous partîmes nous installer en Vendée avec mon nouveau mari et nos enfants. Nous avons monté une association de spectacle et je proposai à ma commune d’animer un atelier théâtre. Cela nous permit de nous faire connaître dans le village. Comme partout en Vendée, l’église est très présente et nous avons été confronté rapidement à la séparation nette entre les enfants issus de l’école publique et ceux de l’école privée. J’étais croyante mais ne pratiquais pas aussi je fus rangée dans la catégorie des non croyants. Les cours furent désertés par les enfants de l’école privée…Parallèlement, grâce à notre matériel de sonorisation, nous assurions les différentes kermesses, galas de l’école de danse ou d’autres évènements ce qui nous permit très vite d’être connus par de nombreuses personnes.

À la suite d’une autre amitié trahie, je fus en dépression durant quelques semaines. Pendant cette période, je fis un rêve éveillé étrange. Je me voyais en chemise de nuit blanche, sur une route, sous la pluie de nuit, marcher. Il me fallait absolument partir comme un missionnaire pour « sauver le monde »…

C’est très flou aujourd’hui dans mon esprit sauf cette sensation très nette d’une souffrance charnelle qui m’étreignait. Cette douleur s’étendait à la conscience que j’avais du monde abîmé, meurtri. Je ressentais dans ma chair les drames que vivait le monde. C’était en 1998.

Après cet épisode qui dura quelques semaines, je repris le cours normal de ma vie- formation, famille, amis et travail-

Bientôt, je fus enceinte, évènement qui n’était pas prévisible d’autant que je portais un stérilet. Contre toute attente nous avions décidé avec Nelson de mettre un terme définitif à l’éventualité d’une grossesse. Mais la graine fut plantée…

Joséphine entra dans ma vie au moment le plus inopportun : j’appris qu’elle nichait dans mon sein une semaine après avoir été engagée comme directrice de la maison de Quartier des Forges à La Roche sur Yon.

Le tapis rouge qui s’était déroulé pour moi devint vite un chemin de croix.

3-Regard d’une vieille âme-

 

Le jour de l’accouchement, la délivrance fut très rapide. Quelques heures après la naissance, alors que je lui donnais la première tétée, je regardai comme toute mère donnant le sein, son petit visage…Je fus frappée par le regard intense de Joséphine. Je me suis fait la réflexion à cet instant précis que ce regard si pénétrant, si profond était inhabituel chez un nouveau-né.

Je fus tellement marquée par l’expression des yeux de Joséphine que quelques années après, lors d’un atelier d’écriture auquel je participai, j’en fis une nouvelle :

Je voudrais une autre vie

 

En grandissant, Joséphine se révéla être une enfant très mature. Quand elle commença à balbutier ses premiers mots, ses syllabes étaient originales et produisaient des mots inconnus, je me souviens de « michouna », « misouki » et d’autres expressions ne se raccrochant à rien de connu de notre langue.

Elle aura très vite l’esprit « sauvage » se débarrassant de ses chaussures dès son retour à la maison privilégiant de toujours marcher pieds-nus…

J’ai toujours pensé que c’était une vieille âme et 18 mois après sa naissance, j’obtins ma réponse. Le ciel m’avait envoyé Joséphine pour prendre soin de moi, pour m’aider à passer un cap : le 8 Mai 2003, les anges rappelaient Pierre.

 

4-Une force miraculeuse-

 

Malgré une douleur profonde, le sentiment d’un vide abyssal, sans que je comprenne pourquoi, comment, j’étais forte, d’une énergie presqu’indécente au regard du traumatisme de la perte d’un enfant.

J’étais assaillie souvent par des crises de larmes, violentes mais le calme revenait et je me relevais debout affrontant le quotidien tout en étant parée d’un voile de tristesse qui jusqu’à aujourd’hui ne s’est jamais levé totalement.

J’assumais miraculeusement cette perte en ayant l’intuition que c’était une ouverture et non une fermeture…

Toutefois souvent je sombrai dans une tristesse sans fond qui me happait hors de la réalité, me demandant ce que je faisais là. Un jour, alors que je faisais mes courses chez Leclerc, des larmes se sont imposées m’obligeant à quitter précipitamment le magasin. Alors que je marchais dans la rue sous un ciel assombri par des nuages, inondé par mes larmes, j’ai regardé au ciel et immédiatement je ressentis un apaisement refoulant larmes et tristesse tandis que le soleil perçait les nuages. Je me sentais éclairé de l’intérieur.

C’est là que j’ai retrouvé la foi, la vraie, pas celle qu’on nous inculque au catéchisme mais celle qui est le fil invisible et puissant qui nous relie à Dieu.

Une autre fois, sortant de l’église où j’étais allée me recueillir, une amie m’a dit « Valérie, tu rayonnes de lumière. »

Quelques semaines après la mort de Pierre, j’ai acheté un carnet, un stylo plume et j’ai pris l’habitude de lui écrire. À travers mon journal je dialoguais avec Pierre, il m’accompagnait partout. Malgré tout, depuis l’accident je gardais un poids dans le cœur : je l’expliquai par le fait de n’avoir pu lui dire au-revoir et le serrer une dernière fois de son vivant.

En effet, ayant été éduquée dans un milieu environné de médecin, le jour de l’accident, je m’étais effacée à chaque étape, laissant les soignants intervenir auprès de Pierre…Mais quand on me rendit mon fils, il était mort. Personne ne m’avait appelé pour le serrer une dernière fois dans une étreinte d’un A Dieu consenti et lui dire mon amour. Cette frustration m’empêchait d’être légère, elle emprisonnait mon esprit.

Je n’avais aucune haine ni envers l’homme responsable de l’accident, ni envers l’équipe soignante mais simplement un vide qui n’était pas comblé.

Une amie, Sandrine Rabiller, qui avait perdu son frère dans des circonstances dramatiques m’a parlé d’une conférence médiumnique avec Reynald Roussel à La Roche sur Yon.

Je me savais fragile et vulnérable mais suffisamment vigilante, je pris la décision d’y aller, je n’avais rien à perdre. Quand je fis part de ma décision de me rendre là-bas à Nelson, il tenta de m’en dissuader arguant du fait que je risquais de me faire manipuler. Je ne changeai pas d’avis et partit seule là-bas.

Me voilà donc prête à partir. Je sors dans la cour quand ma voisine Marie-Christine s’approche me demandant si elle pouvait avoir le petit recueil que j’avais écrit pour l’homélie de Pierre et que je gardais toujours dans mon sac…C’était d’ailleurs précisément la photo que je devais donner pour la séance de médiumnité.

Je la remerciais de sa demande qui pour moi était un grand hommage à Pierre, je lui donnais le livret qui était dans mon sac. Après son départ, je retournai dans la maison récupérer un autre livret…Puis je partis à l’hôtel Kyriad, lieu où se déroulait la conférence.

5-La porte divine-

 

Me voilà donc assise parmi une soixantaine de personnes, venues comme moi avec l’espoir d’obtenir un contact avec un défunt.

La personnalité de Reynald Roussel me séduisit d’emblée. Il n’adoptait pas un ton triste et déférent mais un dialogue vivant, impertinent, loin de la solennité coutumière quand on parle de la mort. Il nous expliqua que pour lui les défunts étaient tels qu’ils étaient de leur vivant, au mieux de leur forme ; les voir et dialoguer avec eux était son quotidien.

Par des anecdotes, il nous révéla sa vie, sa médiumnité avec une simplicité bienfaisante, expliquant ses capacités, son rôle, son lien avec l’au-delà (se libérant au passage de la tutelle de l’église sans pour autant évacuer Dieu et l’amour qu’Il porte à chacun de nous. Nous disant simplement que la religion est une invention de l’homme et que la foi est bien plus simple : c’est celle dominée par l’Amour. Il nous dit d’ailleurs que seul un lien d’amour permettait aux personnes d’avoir un contact avec ceux passés par l’autre porte.

Après toutes explications, Reynald Roussel répondit aux questions de la salle avant d’entamer la séance de médiumnité.

C’était simple : des photos étaient alignées sur une table, Reynald passait sa main au-dessus des photos et attrapait la photo du défunt qui se présentait à lui sous la tutelle de ses guides.

Après quelques contacts, la photo de Pierre jaillit dans sa main.

Mon cœur bondit dans ma poitrine et une exaltation soudaine s’empara de moi. Les questions et réponses s’enchaînaient rapidement, au fur et à mesure que Reynald recevait les images, les sons, les odeurs que Pierre transmettait… J’absorbais les informations avec un bonheur infini, le sourire aux lèvres, ivre de ses mots prouvant l’incroyable réalité que je vivais. Oui Pierre était là, vivant, espiègle et drôle, je retrouvai mon fils après dix-huit mois d’absence.

Dialogue avec Reynald Roussel

C’est votre fils madame.

Oui

Un VTT cela vous dit quelque chose?

Oui Pierre avalait des kilomètres

Un VTT bleu

Oui c’est ça

Avez vous encore ce vélo?

Oui en partie car c’est avec lui que Pierre a eu son accident.

On ne va pas ramener des souvenirs douloureux

Non non bien sûr

Le livret que je tiens, il y a une poésie dans ces pages

Oui un poème qui parle de musique

Ce poème vous le lisez souvent en lisant des passages de temps à autre.

Oui

Pierre veut que vous continuiez à lire ce poème car il parle de choses importantes pour lui

Oui

Pierre me dit « elle a plein de livrets dans l’armoire et elle en a pris un neuf pour venir »

Oui c’est vrai

Vous écrivez madame, il faut continuer c’est important de poursuivre et d’aller au bout pour témoigner pour les autres parents.

Je vais essayer

Votre maman est encore en vie, Alors il faut lui donner le message de Pierre: il l’embrasse et il me montre des fleurs pour elle.

Oui

Pierre est grand, mince et brun

Oui

Il est coquet. Il me fait (il montre son biceps) et il me dit « je me suis épaissi. »

Il vous a envoyé beaucoup de signes

Oui je sais

Avez vous une question pour lui?

Ce n’est pas une question mais je veux lui dire que je n’ai pas pu être à ses côtés quand il est parti et que je souffre de ne pas lui avoir dit au revoir.

Il va vous en envoyer encore beaucoup et il va venir à vous en songe mais je ne peux pas vous dire quand.

Il semble perdre le fil…il revient vers moi. vous avez quelque chose contre les anneaux et les piercings pour les jeunes?

Non pas du tout

Parce qu’il me dit « maintenant je peux m’en mettre un au sourcil »

Son père ne voulait pas qu’il en porte un.

Septembre c’est une période importante pour vous?

Je ne sais pas, je partirai peut être en formation.

C’est une bonne période.

Mon tour était passé et je restai abasourdie par cette révélation miraculeuse que la vie était donc là, après la porte de la mort…que non seulement Pierre vivait mais qu’il était heureux, sans nous mais nous accompagnant toujours dans les grands instants de notre vie.

Après ce flottement heureux où je m’abandonnais à cette pensée, je me ressaisis pour écouter la suite et assistai, avec le même bonheur, aux contacts qui suivirent, émerveillée du bonheur que recevait les personnes après avoir été écrasées par le drame.

Encore sur un petit nuage, je rejoignis ma voiture et m’empressais de retranscrire le dialogue afin de ne rien en perdre.

J’étais encore soufflée de la véracité du contact: que Reynald ait pu restituer le fait que j’étais retournée à la maison prendre un autre livret dans l’armoire avant de partir était à peine croyable…et pourtant il l’a vu.

Presque dans le même temps, ma fille Caroline, alla à une séance médiumnique de Reynald Roussel organisée à Paris. Elle me retransmit sa conversation:

RR: C’est votre frère?

Moi: Oui

RR: Il ne voulait parler qu’à moi, il ne voulait pas parler à Christine!

RR: Il est mort brutalement?

Moi: Oui.

RR: Violemment même?

Moi: Oui.

RR: Vous êtes prête à entendre le message?

Moi: Oui.

RR: Bon, il commence tout juste à aller bien, il avait des regrets.

RR: Il aimait le sport? Le pratiquait?

Moi: Oui, il faisait du vélo.

RR: Oui, enfin, il prenait soin de lui?

Moi: Oui.

RR: Il y a un prénom, Sonia, Aurelia… Un prénom qui finit en ia?

Moi: Non, enfin, Sonya, c’est ma meilleure amie, mais ça n’a pas grand chose à voir avec lui.

RR: Ils se sont déjà vus?

Moi: Oui.

RR:Ils ont déjà chahuté ensemble?

Moi: Non.

RR: Vous venez de loin?

Moi: je travaille à Paris, mais sinon je suis souvent en Vendée.

RR: Ah oui, parce que là, il me montre La Roche sur Yon et me dit qu’il préfère la salle de la Roche sur Yon! C’est marrant ça.

Moi: Oui vous avez vu ma mère là-bas y’a pas longtemps.

RR: Il aimait bien draguer, séduire?

Oui: Oui.

RR: Il me dit qu’il s’est fait de « nouveaux copains » dans les « esprits » et qu’il drague et séduit toujours.

RR: Vous êtes venue seule?

Moi: Oui.

RR: Il dit que vous avez eu raison de venir, que c’est bien.

6-Le songe de la délivrance-

 

Trois jours après la séance médiumnique à laquelle j’avais assisté, dans la nuit du 8 au 9 juillet, je me suis réveillée par une image. Dans mon souvenir, c’était un vélo et je refusais cette image craignant de revivre l’accident de Pierre.

Je tentais de me rendormir sans succès.

Des images se sont alors imposées à moi, calquées sur ma pensée et le changement s’opéra brusquement: Je fus transportée dans un magnifique jardin qui ressemblait à un jardin japonais avec des allées de graviers aux lignes très pures. En contrebas, car le chemin était très pentu, il y avait une grande bâtisse, de style victorien. À mesure que nous avancions, (je dis nous car j’étais avec nelson) nos pas déformaient l’allée qui se reformait derrière nous. Puis une file de moines bouddhistes est apparue, nous croisant au bas du chemin.

En sortant du jardin, brusquement une autre image s’impose à nous: nous débouchons sur une sorte d’esplanade avec la vue spectaculaire d’une magnifique cité aux couleurs irisées, accrochée au ciel dans le lointain. Nous sommes dirigés vers l’entrée d’un couloir très large où beaucoup de personnes entrent et sortent. Nous somme ensuite dans une pièce ouverte sur une terrasse agrémentée de fleurs rouges et jaunes.

À ce moment Joséphine est accroupie sur la terrasse alors que jusqu’à présent je n’étais qu’avec Nelson. Fugitivement, à l’arrivée dans cet espace, j’ai cru être avec tous les enfants mais le souvenir est trop flou pour en restituer l’essence.

Dans cette pièce, il y a deux ordinateurs et nous attendons assis sur des chaises, face à un couloir, comme ceux des salles de classes.

J’ai vu arriver Pierre et j’ai bondi en criant « Pierre ».

Il m’a rejoint et m’a serrée très fort dans ses bras.

Après un temps, je lui ai dit va embrasser Joséphine et il m’a répondu

« Je la vois souvent » et il est parti vers elle.

Il était torse nu vêtu d’un jeans.

Quand j’ai vu son dos, j’ai eu un mouvement d’effroi et de recul. Sur sa peau était tracée une grande croix, pas de manière nette mais des multitudes de petites scarifications légères, très fines, très courtes dont certaines avec du sang. Et quand il s’est retourné, j’ai encore eu la surprise désagréable de voir qu’il avait à la hauteur de la poitrine, dans les côtes comme une plaie cicatrisée depuis peu laissant un bourrelet de peau blanche.

Il m’a dit alors: « lundi ou la semaine prochaine, (je ne sais plus) je pars pour …. Ou je rentre à… Le nom m’a échappé.

Nelson s’est secoué violemment dans le lit ce qui a provoqué la rupture du songe.

Je restai dans la pénombre envahie d’une paix immense avec l’empreinte dans mon corps et dans mon cœur de l’étreinte de Pierre. Le lendemain à mon réveil, les images étaient restées incrustées en moi, chargées d’un vécu charnel, physique. Je me sentis débarrassée du poids qui me plombait depuis le jour de la mort de Pierre.

7-Des signes au hasard des jours

À partir de là, je reçus des signes plus ou moins flagrants, plus ou moins forts, que je pris comme cadeau de Pierre.

Un an après son décès, jour pour jour, alors que les enfants regardaient la télévision, celle-ci s’est éteinte sans autre explication à l’heure exacte de la disparition de Pierre.
Le jour d’anniversaire des 10 ans du décès de Pierre, j’avais organisé une petite cérémonie avec le prêtre. Chacun de nos amis qui le souhaitaient, avaient été invités à venir planter une fleur dans le jardin, dans le coin dédié à Pierre. Ce jour-là,  le père de Pierre, était passé mais ne souhaitant pas assister à la bénédiction, il était parti à la plage avec Caroline le temps de la cérémonie. Arrivés à la plage des Demoiselles de Saint-Jean-de-Monts, alors qu’ils descendaient vers le bord de l’eau, ils virent de grandes lettres inscrites dans la sable…S’approchant davantage, ils lurent P i e r r e, en lettres détachées.

Il m’est arrivé alors que j’étais seule dans la maison, d’entendre une voix très lointaine et en même temps proche de moi qui disait maman.

Encore une fois, je me laissais porter par les évènements sans les provoquer, sans chercher à percer ces énigmes, me contentant de recueillir ces signes comme présents de mon fils. J’acceptais cette nouvelle réalité ouverte sur la spiritualité, avec beaucoup d’humilité, consciente que ces phénomènes étranges relevant de mon intimité, sans qu’ils soient spectaculaires et fassent l’objet d’une diffusion allant au-delà de mes amis intimes que je savais acquis au mêmes croyances que moi.

Ainsi, un jour j’appelai Philippe B, magnétiseur pour un mal de dos. Après m’avoir manipulée, je me relevai de la table de massage et Philippe me serra fort dans ces bras (il faut savoir que Philippe est très respectueux de la distance physique avec autrui), en me glissant dans l’oreille :

  • « Tu es un être de lumière, ton guide s’appelle…(et il m’a dit un nom que je n’ai pas retenu, j’étais trop surprise par cette révélation et je ne l’ai pas fait répéter…)

Voulait-on à ce moment-là que je ne retienne pas ce nom? Peut-être que je n’étais pas encore prête à recevoir cette information ? Je le crois et peut-être Philippe en avait trop dit …. Toujours est-il que quand j’ai cherché à reparler de cet incident, il m’a dit ne pas s’en souvenir et n’a jamais plus fait référence à mon « statut d’être de lumière » et de mon guide. En tout cas avant longtemps.

J’ai perdu pendant plusieurs semaines mes clefs de voiture, en ayant un double (mais pas à faisceau automatique qui ouvre à distance), j’ai arrêté de chercher jusqu’au jour où j’ai égaré la clef restante…J’ai fait une prière à Saint Antoine et le lendemain, Mathieu a retrouvé mes clefs au pied du cotonnier Aster sur lequel il avait grimpé dans le jardin !

En vacances dans l’Ariège, je me suis retrouvée, à la suite d’une discorde, sans voiture, sans papier, sans argent, sans manteau, dans un village sans commerce, au fin fond d’une vallée. Il était dix-huit heures trente. Enervée par le conflit que je venais de vivre, je me suis réfugiée dans l’église et j’ai prié. Au bout d’une demi-heure je suis ressortie, la nuit tombait, nous étions en octobre et le village était désert, pas âme qui vive, ni même un bar. Résignée à rentrer à pied (50 kms), je me suis engagée sur la route qui me paraissait être la bonne direction…sûre de rien. Après une bonne demi-heure de marche et commençant à craindre d’avoir froid et d’être terrifiée à l’idée de passer la nuit au bord de la route, je vis un camping-car s’approcher, je levai le pouce et il s’arrêta. C’était une famille en vacances qui avait choisi de manger dans leur camping-car après la visite du château de Peyrepertuse (que nous avions nous même visité l’après-midi et qui fermait ses portes à 18h…). Ils me dirent leur direction et il s’est trouvé que c’était la mienne…Ils me déposèrent juste en face du camping où je séjournais.

Dans un tout autre registre, un autre signe m’a été donné.

Un jour une femme m’appelle pour une biographie. Elle m’explique que c’est pour son beau-frère qui doit partir à la retraite : la biographie étant le cadeau qu’elle veut lui offrir. Je lui donne les renseignements et elle me précise que son beau-frère est un homme important, qu’il est rigoureux et exigeant dans les affaires et qu’il n’est pas dit qu’il fasse contrat avec moi.

Quelques semaines plus tard, l’homme me joint au téléphone. Prévenue de la difficulté éventuelle de le convaincre de passer contrat avec moi, je ne me faisais pas beaucoup d’illusion! Pourquoi un homme important confierait sa vie à un biographe de province, de peu de renommée.

Effectivement le ton est assez froid et distant. Je ne cherche pas à me vendre bien au contraire, je lui demande s’il voulait écrire son parcours professionnel ou plutôt quelque chose de plus personnel. Il répondit assez cassant :
– « certainement pas quelque chose de psychologique, je veux restituer mon parcours professionnel. »

– « Très bien répondis-je, mais j’espère que vous n’êtes pas ingénieur car je suis nulle en maths! »

– « non me dit-il, je suis dans l’hôtellerie. »

– « Oh très bien, je maîtrise car j’ai tenu un camping et ma fille est également dans l’hôtellerie. »

– « Dans quel hôtel travaille-t-elle? »

– « Au méridien Montparnasse. »

– « Je suis le Directeur du Méridien Montparnasse. »

– … (j’étais sonnée)

–  » quel est son nom et dans quel service est-t-elle?

– « Houskeaping, elle s’appelle Caroline Moreno. »

– « Non je ne vois pas, nous sommes très nombreux et je ne connais pas tout le monde » (tu m’étonnes avec un hôtel de 900 chambres, il y a une armée d’employés!)

– « Peut-être qu’en vous disant qu’il y a peu de temps c’est la jeune femme qui est restée la nuit pour aider les pompiers lors de l’incident du dégât des eaux, cela vous aidera à mettre un visage. »

– « ah oui, une brunette très sympathique avec un grand sourire. »

– « Oui c’est Caroline. »

– « La boucle est bouclée, je passe contrat avec vous. »

Encore un signe comme quoi nous sommes aidés dans notre vie, que les anges veillent…!

D’ailleurs depuis que je suis installée comme biographe, je dois dire que les contrats s’enchaînent avec une grande régularité: quand je suis au taquet et fatiguée, les demandes s’espacent jusqu’au moment où financièrement, il me faut travailler et les clients me demandent à nouveau…

 

8-Des nuits agitées empreintes de visions incompréhensibles

Près d’une année après la mort de Pierre, régulièrement je faisais un cauchemar récurrent. Au début, le visage serein de Pierre se présentait à moi et soudainement une figure maléfique hideuse venait l’anéantir ou du moins son image se transformait en silhouette tordue au visage grimaçant alors je me réveillais très mal, priant Dieu de l’épargner, de me rendre son image sereine et joyeuse. Je priais très fort, récitant le pater en boucle, pour que la lumière du Christ inonde à nouveau mon esprit. Dans cette lutte nocturne, deux yeux rouges me suivaient partout et c’est seulement au prix d’un grand effort, à force de prière que la lumière prenait le dessus et que ces yeux disparaissaient. Je pouvais alors me rendormir. Ces cauchemars ont occupé mon esprit pendant quelques semaines, me laissant terrorisée dans mon lit.

Un soir, je regardai une émission sur les phénomènes paranormaux…Je suis toujours prudente quand je regarde ces émissions car je me sais extrêmement sensible. Cette rubrique racontait l’histoire d’une femme, internée comme folle, dans une grande maison. L’image montrait la trace de son corps dans une pièce vide puis une photographie d’elle. Un visage ravagé avec des yeux très très durs…Je suis partie me coucher mais le regard ne me quittait pas alors que je tentais de m’endormir. Je ne savais pas quoi faire quand je me suis souvenue que Reynald avec qui j’avais déjà eu des conversations sur la dangerosité du bas astral et des âmes emprisonnées, m’avait dit: « Si des défunts t’ennuient, tu dois leur envoyer de l’amour, ils te laisseront tranquille. »

Je me mis alors à penser très fort à l’amour, à la beauté de l’océan que j’allais voir tous les jours avec la volonté de l’envoyer vers ce visage…Peu à peu son image qui était pourtant très imprégné dans mon esprit, s’estompa et je pus m’endormir sereinement. Il n’est plus jamais apparu. Inutile de préciser que je serai très heureuse d’avoir contribué à ce que cette femme trouve la paix et le chemin vers la lumière.

Quand j’ai raconté cet incident à Reynald, il m’a dit que ce n’était pas ma mission.

Quelques temps plus tard, mon endormissement fut de nouveau perturbé.

Dès que je fermais les yeux, des visages défilaient dans ma tête, à un rythme très rapide, comme si on m’envoyait des diapositives à vitesse accélérée. J’avais à peine le temps de repérer les visages de ces hommes et des femmes mais je savais que je ne les avais jamais vu auparavant.

Après avoir parcouru des articles sur les différents sites, j’ai pensé trouver de quoi il s’agissait: d’âmes qui n’avaient pas encore trouvé la lumière et qui étaient attirées par mon aura. Je ne me sentais pas menacée, juste assaillie.

Les articles disaient qu’il fallait, créer un pont de lumière pour que les âmes trouvent le chemin vers l’élévation. Ce que je tentais de faire, accompagnant ma pensée d’une phrase: « il faut suivre le chemin de lumière, je ne peux rien de plus pour vous. Vous êtes morts et devez rejoindre la lumière. »

Quelques temps plus tard, atteinte d’une hernie discale et souffrant le martyr, je suis allée voir mon ami Philippe magnétiseur pour qu’il me soulage ainsi que sa femme également médium.

Je leur parlai de ces visions nocturnes et ils m’ont confirmé ce que je pressentais: que j’étais une passeuse d’âmes. Finalement, immobilisée du fait de ma hernie, ces visions ont disparu…Le ciel a-t-il considéré que ma santé était trop diminuée pour assumer cette charge? Cela reste une interrogation.

Pendant que j’étais alitée, j’avais toutes mes journées pour réfléchir à ma situation. Je fis un jour une découverte. Avant ma hernie discale, j’avais souffert pendant 18 mois d’une capsulite rétractile – incapacité totale de soulever le bras- ce jusqu’au mois de juin 2016, la hernie discale prenant le relais en août de la même année. L’été m’avait été laissé au répit. En y réfléchissant je fis un rapprochement: mes ennuis de santé avaient commencé après le salon ZEN…

9-Une rencontre étrange

En 2014, je participais au salon Zen de Saint-Jean-de-Monts, pour exposer mes activités de biographe, accompagnée de Evelyne, de François et de Nathalie. Il y avait beaucoup de monde sur notre stand, et nous nous relayions pour renseigner les personnes désireuses d’écrire leur histoire.

J’étais en conversation avec une dame quand je fus, malgré moi, interrompue par l’arrivée d’une femme qui m’attrapa le regard. Inopinément, sans que je ne me l’explique, je mettais fin à ma conversation, au mépris de la politesse naturelle, pour approcher cette femme.

Cette dernière me dit qu’elle souhaitait me parler. Nous nous retranchâmes vers des fauteuils dans le petit salon aménagé qui jouxtait notre stand. Notre conversation fut relativement brève, elle dit qu’elle avait besoin de quelqu’un pour regarder sa production écrite.

Chose incroyable, pendant notre conversation somme toute anodine, je me suis mise à pleurer sans raison….Me reprenant, je continuais à l’écouter et elle me proposa un rendez-vous pour le lendemain, au moment de mon choix, dans un endroit plus calme. J’acceptai et elle s’en alla.

Perplexe sur ce qui venait de se passer, je le racontai à Nathalie et Evelyne…Plus tard dans la journée, alors que nous montions à la terrasse pour boire un thé avec Nathalie, nous avons recroisé cette femme, qui posa sa main sur l’avant-bras de Nathalie, qui à son tour se mit à pleurer…

C’était dingue!

Je sentais qu’il se passait quelque chose de fort avec cette femme que je ne maîtrisais pas. Forte de mon intuition, le lendemain, la première chose que je fis, fut d’aller trouver l’exposant que je connaissais qui vendait des pierres. Sans réserve, je lui demandai de me céder une pierre qui me protégerait de toute manipulation mentale ou d’emprise spirituelle. L’homme me vendit une obsidienne noire qu’il me programma. Je la mis dans ma poche et plus rassurée mais toujours pas trop sereine, je partis à mon rendez-vous!

La femme arriva, auréolée de sa tignasse rousse. C’était une jolie femme mince, aux traits fins, d’un certain âge. Nous nous installâmes dans le bar à thé, à l’écart. Elle se présenta comme adepte de la numérologie et des synchronismes des sons et des mots. Elle me « testa » suivant mes noms, mes prénoms, des lieux où j’habitais etc…Elle me montra un intérêt digne d’une personnalité importante, ponctuant ses phrases de « c’est incroyable! »… me disant que j’avais un rôle à jouer dans la nouvelle organisation du monde à venir, prétendant que j’étais au coeur du grand changement et d’un triangle d’action etc…que j’étais fortement reliée à Marie Madeleine – oui celle de Jésus!-

Et là, alors que c’est principalement elle qui parlait jusqu’à présent, je me suis mise à discourir sur l’amour de Marie Madeleine pour Jésus, expliquant la non reconnaissance de cet amour par l’église (aujourd’hui je serai incapable de retrouver ce que j’ai dit à ce moment là). Et tout à coup, cette femme s’est mise à pleurer. Je l’ai réconfortée en apposant mes mains sur elle puis nous avons arrêté là le rendez-vous.

Je suis retournée à mon stand et elle est revenue me porter deux de ses livres alors que je ne lui demandais rien. Livres qui sont restés dans ma bibliothèque, que j’ai rapidement parcourus mais qui m’ont vite lassée tant ils étaient empreints de confusions inintelligibles pour moi.

Je suis restée sans réponse aux questions que m’a posé cette étrange rencontre. Si ce n’est de mettre un plus de doute dans ma tête et de confusion quant à ma mission sur terre….

Quand j’en ai parlé avec Reynald, il m’a dit: « elle a capté ton énergie » et je pense à postériori avoir été bien inspirée de me protéger avec l’obsidienne.

10-Synchronicité

Avec une incroyable synchronicité, après avoir écrit ces lignes pour mon livre « chemins de spiritualité », je prends rendez-vous chez Philippe B,  toujours pour ma hernie.

Pendant la séance, alors que je suis allongée sur la table de soins, je lui explique que mon immobilité forcée me pèse et que je commence à avoir des crises de larmes… Cela fit la connexion avec l’incident du salon zen et je lui livre l’anecdote où sans aucune raison je m’étais mise à pleurer tandis que parlais à cette femme. Cela s’était passé deux ans auparavant.

Philippe travaillait à mon alignement tandis que je lui racontais l’histoire, il s’exclama: « Ah la la, oui cette personne t’a mise en son pouvoir. Allez on va te débarrasser de ça … Attends je vais couper les liens invisibles qui te retiennent à elle. Pense très fort à quelque chose de neutre, évacue cette femme de ton esprit. »…Voilà j’ai coupé.

Je lui expliquai que j’avais encore les livres qu’elle m’avait donné dans ma bibliothèque: « il faut t’en débarrasser mais dans l’amour, sans brutalité. Je vois qu’elle a atteint ton intégrité, je vais restituer les mémoires qu’elle t’a prises. Nous en parlerons à Yasmina qui connaît mieux que moi ce domaine. »

Je sortis du cabinet et rejoignis sa femme, qui est également médium. Instantanément, elle me prit les mains et ressentit l’énergie de la femme. Philippe lui expliqua qu’il avait coupé les liens et elle dit:  » Oui elle sait maintenant que le lien est rompu. »

Yasmina, en lien avec Marie Madeleine ajouta: « Madeleine me dit que tu es une personne très sensible; » Puis elle me demanda si je me protégeais quand j’allais dans les lieux emplis d’énergie comme les salons liés à la spiritualité. Je lui répondis que non, me définissant comme naïve, sans connaissance particulière, mais que malgré tout, ce jour là, je m’étais prémunie avec l’obsidienne noire.

Et j’ajoutai que même si je ressentais quelquefois des choses, je ne cherchais pas à savoir coûte que coûte d’où cela provenait.

Yasmina m’a ensuite demandé de lui décrire la femme. Après description, elle me raconta qu’elle l’avait également croisée dans un salon à La Rochelle et qu’elle avait aussi été happée par son énergie mais plus expérimentée que moi, elle a su résister. Puis elle me dit que le ciel lui indiquait qu’il me fallait brûler les livres encore en ma possession.

Le lendemain, je demandai à Mathieu de brûler les livres. Pendant qu’il le faisait, j’ai prié, m’efforçant de mentaliser de belles images. Mais j’avais du mal à me concentrer. J’ai alors visualisé la rencontre avec cette femme, au moment où elle s’était mise à pleurer et que je la consolais. J’ai focalisé sur cette image tout en psalmodiant « je ne t’en veux pas, je te pardonne, tu ne savais pas ce que tu faisais ».

J’ai fini par voir les mots se dissoudre en s’envolant tels une myriade de papillons et s’élever vers une faible lumière. J’espère ainsi avoir fait ce qu’il fallait pour me désengager sans faire de mal.

Depuis, c’est très calme dans ma vie et exceptée les picotements et la chaleur qui irradient ma nuit et quand je prie lors de mes balades en forêt ou sur la plage.

Je ne manque jamais de remercier le ciel pour tous les bienfaits que nous offre la nature et d’être préservée de gros problèmes existentiels…

bienfait nature-océan

 

Il est vrai, que plusieurs fois, j’ai demandé à ce qu’on me laisse tant que Joséphine ma fille était encore à la maison. Et il est vrai que je n’ai plus ressenti de choses « bizarres ».

L’avenir

Dernièrement, outre mes rencontres avec mes amis médiums et leurs conseils avisés, j’ai fait la rencontre d’un chaman à l’occasion d’une session de formation et quand il m’a saluée, j’ai ressenti un grande chaleur dans sa main sur mon épaule, et dans son regard un grand apaisement… Je l’ai perdu de vue croyant avoir perdu ses coordonnées quand j’ai retrouvé un SMS dans mon portable au moment où je dois me réinscrire pour la même formation à Paris.

Sans doute prendrai-je contact avec lui car sa méthode « théâtre de l’infini » m’interpelle…

ésotérisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Zora, mon amour »

« Zora, Mon amour » un récit de vie écrit par valérie Jean Biographe en collaboration avec Lamria

Récit de vie-Valérie Jean Biographe

Un témoignage de la vie d’une femme meurtrie par les institutions françaises d’Algérie et par la suite par sa famille adoptive.

Extraits du livre

Nous reprenons le récit quand Lamria est adulte à Paris. Pour connaître le début de son histoire avec des extraits choisis CLIQUEZ ICI

Lamria a été adoptée par une famille résident en banlieue parisienne chez qui elle travaille mais qui la maintienne sous leur joug.

Des amies d’infortune comme moi

Les seules « amies » étaient des orphelines comme moi que je retrouvais pour certaines d’entre elles quelquefois à Paris, quelque fois en Algérie lors de mes vacances.

Pendant ces rencontres improvisées, plutôt que de se soutenir entre elles, faire une communauté bienveillante où chacune s’enrichirait de l’autre sachant les sévices que chacune a vécus dans son corps et dans son âme, elles se déchiraient par la défiance qu’elles avaient les unes des autres. Parce qu’elles n’avaient pas appris autre chose qu’à se dénoncer aux sœurs, à se jalouser pour se faire une place, à se trahir pour obtenir un privilège.

Nous n’étions pas libérées du carcan de l’éducation prodiguée par les sœurs, nos rencontres en gardaient la trace avec une ambiance détestable où je ne prenais aucun plaisir, se finissant en bagarres.

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Au nom du père

« Au nom du père » un livre réalisé avec François Jaladeau

Biographie valerie Jean

« En écrivant ce récit, je ne sais pas où j’allais échouer, où tout cela me mènerait. Parfois, il est des mots, des phrases qui déconcertent, provoquent le chaos, vont à rebours de ce qui gouverne notre existence et qui, par là-même, invitent à soulever le couvercle sous lequel on étouffe.

Après le décès de mon père, un gouffre s’ouvrit sous mes pieds mais paradoxalement cette disparition s’ouvrit sur une autre porte: un frère inconnu qui souhaitait reprendre contact.

Ce fut le début d’une aventure qui me permit non seulement de retrouver un frère mais mais aussi d’entamer une pacification avec mon père…

Mon père disparu, ce personnage caméléon allait désormais baisser le masque, lever l’énigme. Je craignais néanmoins qu’elle me confirmât tout ce que je devinais savoir de lui, pour l’avoir écouté, observé, sous-pesé maintes fois. La réalité dépasse souvent la fiction, ce fut le cas.

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