Archives de catégorie : Mes états d’âme

Le petit billet qui apporte la lumière sur nos humeurs, nos tracas, nos imperfections…Nos folies aussi bref ce qui nous rend vivant, imprévisible. L’idée que la vie n’est pas un long fleuve tranquille met l’addition de micro évènements qui emplissent nos vies. Petits, joyeux, malheureux, mélancoliques, mutins, drôles, anecdotiques bref ce qui nous emplit d’une âme singulière.

Amour, seul valeur qui sauve

J’ai retrouvé ce texte dans mon ordinateur au chapitre écriture en cours….

« Je suis née au bon moment et au bon endroit. J’ai eu la chance de grandir, préservée des injustices et des horreurs qui frappent le monde de son oeil aveugle.

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Dans cet occident béni des années soixante quinze, le couple de mes parents ne résista pas et il éclata.
Sans aucune méchanceté ou malice, chacun de mes parents voulut retrouver les délices de la jeunesse et chacun oublia que deux enfants étaient encore là.
Bien sûr ce n’est qu’égratignure au regard des atrocités que peuvent subir des enfants maltraités. Mais je sais aujourd’hui après des études en sciences humaines que les petites blessures restent à vie. Moi qui voulais faire du théâtre, je me suis rognée les ailes. Pour autant je ne regrette rien car mon parcours dans le social m’a fait grandir en humanité et en conscience.

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Après la mort de mon fils Pierre, un juste choisi de Dieu, je sais qu’il n’y a que l’amour qui peut nous sauver. Merci à tous d’exister. Valérie

L’ESPOIR a toujours été le levier de la lutte. Le défi de combattre la folie et la violence est immense mais j’ai foi en mes frères et soeurs citoyens du monde.  »

Il est synthétique mais il résume bien ce à quoi j’aspire aujourd’hui, l’apaisement, la fraternité sans me départir de la curiosité qui m’anime.

Immobilité

L’immobilité, une chance pour se retrouver

ecrirecoach-valerie jean biographe
http://lesheuresdecoton.canalblog.com

 

Avoir du temps…C’est ce que tous nous réclamons pour profiter de la vie, de nos enfants, de nos passions…entraînés par le flux quotidien des tâches à réaliser, des activités à assumer , des conversations à animer, des contraintes administratives, de l’engagement professionnel, de l’organisation des plannings…bref, je pourrai ne pas m’arrêter tellement notre existence est subordonnée à des centaines, des milliers de préoccupations et d’obligation…et d’un peu de temps pour soi.

Quand s’arrête-t-on vraiment?

C’est la rupture, volontaire ou involontaire qui nous y contraint alors plutôt que maudire Dieu et tous les Saints, remercions le pour ces difficiles ruptures dans un quotidien qui nous perd.

Bien sûr, que ce soit la mort, la maladie, le burn out, le conflit, le licenciement …bref tout ce qui peut arrêter le cours d’une vie de nature à être un STOP géant, contribue à notre évolution.

Car alors le choix ne nous est plus donné, il est temps de faire le point.

E c’est particulièrement vrai dans la maladie invalidante où vous n’avez plus d’autre chose à faire qu’à penser…

Ayant vécu la perte de mon fils, je peux parler du deuil où vous êtes en survie, comme si on vous mettait en pilote automatique qui assure le quotidien tandis que votre pensée est annihilée par un gouffre abyssal.  Le temps est arrêté et c’est sur du très long terme que vous vous reconstruisez avec une tout autre regard: Évacuées la colère, la haine, l’injustice, l’indignation et tous les sentiments qui traversent notre existence après le drame, lentement la pensée reprend son cours augmenté de cette expérience qui nous conduit le plus souvent à relativiser, à cerner l’insignifiance du quotidien pour nous ancrer à l’essentiel de la vie: aimer.

Cette parenthèse pour faire la différence entre la rupture qu’occasionne la mort et toutes celles qui nous plongent dans l’immobilité forcée, physique ou mentale.

Aujourd’hui, je parle davantage de l’immobilité physique qui vous cueille un jour à la descente du lit. Ce lit que  vous ne quitterez plus ou quasi plus (oui je sais l’alitement prolongé est à éviter absolument et je recommande vivement, malgré la douleur de se lever, de faire des exercices, de se forcer….!) N’empêche qu’avec toute votre bonne volonté, vous serez coincé dans votre lit des heures durant…

Face à soi même

On se retrouve seul face à soi même avec tout ce temps à remplir.

Dès lors, c’est un combat pour rester positif et faire de cette épreuve un temps de réflexion même si dans les premiers temps vous ne réflechissez qu’au problème qui vous occupe…retrouver votre mobilité perdue sans que cela n’occasionne de douleur.

Les jours passent et nous obligent alors à résorber deux sentiments qui s’entrechoquent sans cesse:  l’égo qu’il vous faut reléguer, et oui quand on devient grabataire brutalement, on a besoin des autres et on n’échappe pas à la case je demande…qui fait poindre la culpabilité de déranger sans cesse ceux qui vivent avec vous…Et pour ceux qui ont toujours vécu une grande indépendance, ce n’est pas anodin.

La dépression guette quand l’amélioration tant attendue tarde et que rien n’y fait après toutes les visites chez les spécialistes où vous vous traînez avec espoir…en vain. Le doute s’installe et l’on se voit handicapé à vie! Désespéré, on cède à la crise de larmes qui pour un temps nous vide (surtout la nuit quand les douleurs nous rattrapent parce que l’effet du précieux antalgique s’épuise à 4 ou 5h…)

L’immobilité une chance

L’immobilité c’est aussi l’occasion de déléguer…le ménage, les courses, les repas, les rendez-vous extérieurs tout cela se fait désormais sans nous. La confiance en l’autre,celui qui fait, s’installe et on découvre que ce n’est en rien une catastrophe, que malgré votre absence les choses se font…La reconnaissance est alors au rendez-vous, carburant de l’estime de soi, récompense pour vos proches de se sentir valorisés.

Votre immobilité vous entraîne à l’ingéniosité et votre table de nuit et tout ce qui l’entoure devient un champ d’investigation au gain de place, où chaque geste est priorisé pour se débrouiller seul…le crayon dans la trousse se transforme en petite cuillière pour touiller le médicament, la boîte de médicament est agencée pour pouvoir tout retrouver en un temps record même dans le noir…Tous est à portée de main (cahier crayon livre magazine pince à épiler tablette etc…) objets devenus de première nécessité pour passer une journée qu’il faut remplir!

Le lâcher prise salvateur

Mais on a beau s’armer, il faut lâcher prise et c’est dans cet attitude que l’immobilité devient nourricière d’un état d’attente consenti. Observer les nuages dans le ciel, les oiseaux dans les arbres,ce n’est plus seulement les voir par la fenêtre mais c’est les observer et en suivre le rythme, la respiration…sans effort cela apaise, nourrit…C’est le lâcher prise qui va permettre à la pensée d’aller plus loin, dans les tréfonds de notre conscience qu’on ne visite que rarement.

Petit à petit, on accorde de plus en plus de temps à la méditation (oui oui la vraie avec la réelle intention de rentrer en soi…si ce n’est pas évident pour les néophytes, je les rassure, on y parvient quand on se plonge à l’écoute de son corps, en respirant bien, sans autre pensée que faire le vide en soi. C’est un apprentissage. Mais quand on y parvient, c’est un moyen exceptionnel de se ressourcer, de recevoir de l’énergie.

Les idées surgissent, les projets s’harmonisent, on est plus clairvoyant sur les éléments qui composent notre sentier de vie, sur nos impasses, nos peurs, nos doutes…et nos réussites.

Cela nous conduit à vivre au mieux notre situation (je me suis rendu compte  que notre complicité et notre amour de couple n’avait pas été aussi rayonnant depuis longtemps…).

L’immobilité a finalement été une grande ressource. C’est une belle leçon de vie pour qui accepte de lâcher prise et de  positiver.

Je suis en pause pour bientôt repartir, forte d’une nouvelle énergie.

ecrirecoach-valerie jean biographe
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Seisme ou vaguelette

Ma réaction face au séisme du vote européen

Vote européen, Vive la France

Trois jours après ce jour néfaste que les politiques ont qualifié sur toutes les chaînes de télévision de SÉISME, je m’interroge.

Je regarde les commentaires sur les réseaux sociaux qui égrennent au fil des mots la culpabilité de ceux qui ne se sont pas déplacés, le désarroi de ceux qui avaient pensé faire ce qu’il fallait et en grande majorité le silence des personnes qui ne croient pas à la fatalité et qui savaient dans leur fort intérieur que ce vote serait une catastrophe.

Mais à l’échelle du temps: n’est-ce pas qu’une vaguelette? Continuer la lecture de Seisme ou vaguelette

mélancolie pacifique

12 Décembre 2013

Ecrire pour les autres, voilà mon métier, une belle activité qui me relie par l’écoute et les mots à ma parcelle d’humanité.
Mais quand j’écoute de la musique et spécialement le violoncelle, l’émotion de partage universel m’étreint. Continuer la lecture de mélancolie pacifique

Billets

Mars 2013, fin de ma formation DESM

Retour à mon bureau, à mes rencontres après avoir cogité sur la meilleure façon de vous apporter un service de qualité…Et à la clé encore une certification à clouer sur la tableau du chasseur que nous sommes devenus, nous les enfants de la crise, nous qui depuis l’adolescence, depuis que le baril de pétrole dirige le monde, traînons cette malédiction de devoir nous légitimer, repartir au combat, nous reformer encore et encore pour montrer la patte blanche de nos compétences… Continuer la lecture de Billets

Etats d’âme

2 décembre                                                                                                                       Détail saxo amoureux

Sacre de Napoléon un 2 décembre 1804 et la bataille d’Austerlitz de ce même empereur stratège, qu’on admire et qu’on renie tout à la fois… Continuer la lecture de Etats d’âme