lago péhoé Patagonie

Chili: le bout du monde

Voyage au Chili

VAMONOS AL CHILE !

A l’origine, nous devions partir pour le Japon pour répondre à l’invitation d’un de nos amis.
Au mois d’août, la nouvelle tombe, ma nièce se marie en février… au Chili! Deux voyages à perpet dans l’année impossible pour notre pauvre budget de salariés de l’hôtellerie de plein air! Nous choisissons d’aller faire la fête au bord du Pacifique.

Préparations du voyage

Le mois de septembre fut, pour ma part, consacré à trouver les vols les moins chers. Après la réservation des billets, j’ai poursuivi mes recherches internet pour la préparation de notre voyage. Après quelques jours de documentation intensive, je m’arrête sur trois agences de voyage proposant des circuits sur le Chili.
Nunatak proposant un tour complet de la Patagonie.
La maison des Andes offrant la Patagonie et Atacama
Et enfin 66°Nord qui m’apportait davantage de souplesse, dont les options correspondaient à mes attentes: se charger des transports et de l’hébergement uniquement selon un programme qui s’adaptait aux étapes liées aux contraintes du mariage. Et tout cela sans être plus cher et avec une réelle motivation de trouver avec nous la meilleure solution.

La contrainte majeure était d’adapter le circuit sans la prise au départ de Paris, nos billets étant déjà achetés.
Je remercie d’ailleurs 66°Nord de nous avoir permis d’intégrer notre vol Paris-Santiago via Madrid et retour dans le forfait que fait la LAN (Compagnie des vols chiliens) qui demandent plus de trois vols AR pour bénéficier de tarifs extrêmement avantageux.
Nous partions là-bas avec ma fille et pendant toute la préparation, je l’informais de chaque option pour lesquelles elle me donnait son assentiment. Nelson étant empêtré dans son bilan de saison, il me laissa toute latitude pour organiser le voyage.

Enfin le projet fut bouclé:
le 4 février Vol de Nantes pour Madrid. Escale puis départ pour Santiago.le 5 Accueil par Ma nièce et son presque mari à Santiago, direction leur appartement.
les 6 et 7 Fiesta à Horcon au club Tebo et retour sur Santiago.
le 8 Vol pour Calama pour arriver à San Pedro de Atacama.
le 9,10,11 Excursion sur Atacama et départ sur Calama en bus de nuit pour Arica.
le 12,13 Départ pour Putre en voiture de location.
le 14 départ pour Copda en voiture de location puis retour sur Arica puis vol sur Santiago.
le 15 Vol pour la Patagonie puis voiture de location pour rejoindre Puerto Natales.
le 16,17,18 parc Torres del Paine.
le 19 retour sur Punta arenas et vol pour Santiago
les 20,21,22,23 Santiago chez ma nièce et son mari et retour sur Madrid et Nantes.

Trois semaines de rêves animés…On allait voir le Pacifique.

Première épreuve:  la garde des enfants!

Mes parents étant du voyage, il fallait trouver quelqu’un pour la semaine où Joséphine et Mathieu étaient encore à l’école; puis trouver une solution pour les vacances de février.
Nos amis de Soullans ont accepté sans problème de se charger de la première semaine…Après réflexion, j’ai demandé à nos amis de La Roche sur Yon, retraités de venir passer deux semaines à la maison. Marion devant rester chez son père. Ils ont accepté. On pouvait partir tranquille.

Deuxième épreuve, le change!

Prévoir 1000 euros pour les excursions, les repas et les  dépenses annexes. Le reste étant inclus dans le prix du circuit.
Nous avons reçu le dossier avec les cheks le samedi pour le départ du jeudi. Je vous assure que j’ai vérifié plus d’une fois que tout était en ordre…et bien rangé!

Troisième épreuve: les bagages

Il fallait s’organiser avec un minimum d’encombrement sachant qu’il nous était nécessaire d’avoir des vêtements de ville pour circuler dans Santiago, des vêtements habillés pour le mariage, des vêtements très légers pour le désert d’Atacama et des vêtements chauds pour la Patagonie! Tout cela dans deux bagages chacun dont un dit « de cabine » pour ne pas être surtaxé. Stratégie oblige: un des bagages fut réservé aux doudounes, pulls, gants, chaussures de randonnées, bonnets… bref vous l’aurez compris 1 pour la Patagonie et l’autre pour tout le reste! Quant à nos vêtements habillés il furent mis dans nos bagages à main…On ne sait jamais, au cas où les bagages ne suivaient pas, nous n’aurions pas à arriver en tenue portée pendant tout le voyage à la cérémonie qui se déroulait le lendemain de notre arrivée.

Quatrième épreuve: trouver un parking sur Nantes!

Les tarifs pratiqués dans les parkings des aéroports étant devenus du luxe, nous cherchons une autres solution…Et miracle, l’aéroport de Nantes se trouve à deux kilomètres de l’organisme de formation « La Pingletière » qui nous a accueilli pendant trois ans…Un coup de fil au directeur et notre voiture est acceptée sans problème pour trois semaines dans l’enceinte du château! Ouf! Une écharpe en laine de lama viendra récompenser ce grand service à notre retour!

C’est parti pour le voyage mémorable

Départ à 14h30 pour l’aéroport de Nantes. Vol d’1h30 avec la compagnie Iberia pour Madrid. Trois heures d’escale dans l’immense aéroport de Madrid. Je découvre les espaces fumeurs placés dans l’aérogare, vastes cabines transparentes où nous retrouvons nos détestables congénères accrocs… Un mini brunch pour patienter, la pendule ne tourne pas, déambulation sans fin et enfin l’embarquement. Dix heures de vol sans escale!
L’avion de la LAN est confortable. Des écrans individuels permettent d’écouter la musique et les films de notre choix en toute discrétion… Ce sera un album de David Bowie pendant que Nelson et Caroline regarde « that is it », le show de Michael Jackson.

Après deux films et une pause….une très longue pause, nous arrivons sur Santiago.
À la douane, on nous demande si nous n’avons rien à déclarer…Non.Sauf que!
Ma soeur m’avait prévenue que l’Office National du commerce chilien était très sévère, qu’il n’autorisait aucune entrée de denrées organiques sur son sol. Il fallait bien emballer tout ce qu’on amenait. J’avais donc suivant ses instructions pris soin de fermer très hermétiquement: un paquet de biscuits normands, un paquet de noix et une bouteille de muscadet.
Malgré mes précautions, je crains d’être arrêtée. Ma valise est inspectée ainsi que  ma sacoche où il y a tous mes papiers…Je passe. Caroline passe comme une fleur on ne lui demande rien. Et Nelson?
Et bien Nelson est arrêté par la police des frontières car il n’a pas mangé son orange dans l’avion et benoitement se présente avec le fruit défendu dans la poche!!!
Nous l’abandonnons sachant qu’on est attendu à la sortie. Carlos est bien là, guettant les voyageurs. Je lui dis qu’il faut patienter un peu car Nelson s’est fait arrêter par la douane à cause d’une orange. Carlos fait la grimace sachant lui ce que cela impliquait!
Nelson sera libéré 1h30 plus tard après avoir joué le parfait touriste, ne parlant pas un mot d’espagnol et se refusant à signer quoique ce soit…Feuille de condamnation reconnaissant le délit amendable d’une forte somme…

Enfin nous montons dans la voiture qui nous emmène à Santiago. Les premiers quartiers, comme dans toutes les capitales du monde, n’offrent au regard qu’une succession de HLM et autres bâtiments sans intérêt. Puis nous entamons la remontée d’une  grande et interminable artère qui ne finit pas de dérouler ses commerces bariolés.  Santiago est une très belle ville. Carlos profite de nous faire un premier tour d’horizon avec le quartier historique et chic, agrémenté de belles  façades bordées d’avenues aérées et verdoyantes, le quartier des affaires avec des constructions modernes et de belle facture, la colline de San Cristobal planté au coeur de la ville. Puis c’est le retour rue Antonio Vares, à son appartement. En entrant il faut montrer patte blanche au gardien qui est dans une petite pièce à l’entrée. Carlos nous explique que la résidence est surveillée jour et nuit. Nous découvrons l’appartement clair, spacieux doté d’une terrasse qui fait tout le tour de l’appartement, permettant de voir toute la ville.
Après une bonne douche, je troque mon jean et mon pull pour une petite robe d’été. Le décalage horaire commence à se faire sentir…carnet voyage chili

Nous sommes en hiver à Nantes mais en été au Chili!Le reste de la famille nous rejoint avec deux autres anecdotes liées à la douane:
La perte des bagages de mes parents depuis 48 heures où il y avait toutes leurs affaires pour le mariage (comme quoi ma prudence était légitime!) et la saisie des herbes de Provence destinées aux invités chiliens qu’avait rapporté ma soeur!

En fin d’après-midi, nous partons à pied dans un restaurant du quartier. Après un pisco, sorte de margarita locale, nous mangeons des spécialités à base de poissons crus et cuits accommodés de sauce au citron : un délice.
Puis retour à l’appartement pour repartir au club Tebo à  Horcon où sera célébré le mariage comme dans les films américains!

En route donc vers la playa au nord-ouest de Santiago pour 2h30 de route. Dans un premier temps nous traversons un paysage où les vignes s’étendent à perte de vue. La plupart des amis de ma nièce  installés au Chili sont des français spécialisés dans le vin. Il est d’ailleurs excellent et ne démérite pas ce qui fait de lui un très bon produit qui concurrence directement les crus français.
Peu à peu le paysage évolue et ce sont maintenant des hectares de jardin qui s’offrent à notre vue. Des vendeurs de légumes et de fruits s’égrènent le long de la route, quelques uns, assis à côté de corbeilles d’osier recouvertes d’un linge vendent du pain. C’est ce qui nous explique Roberto notre ami et chauffeur.
Nous arrivons à Horcon en fin d’après-midi parcourant les rues au pas, à cause de la poussière qui  sont très sales, plantées de bicoques rudimentaires, avant de bifurquer vers la plage de Cau cau.

Un grand portail de bois, fermé, se présente à nous. Il n’y a rien pour signaler notre présence. Après une dizaine de minutes, une jeune femme passe la tête par un autre portail. L’attente n’est pas longue et bientôt le passage s’ouvre. Nous entrons dans ce club du bout du monde…

Les quelques photos que nous avions vu sur Internet nous avaient enchantées mais…c’est encore plus somptueux. Au bout de l’allée qui mène aux bâtiments principaux, une vue plongeante sur le Pacifique nous révèle des couleurs d’une grande beauté. Des rochers et des arbres battus par le vent se découpent sur la mer…   plage cau Cau

Des allées très bien entretenues mènent à des cabanes sophistiquées, bungalows que nous occuperont pendant deux jours.
Chacun prend possession de son pré carré (qui se trouve être rond!) et …Nous avons celle juste au dessus de celle des mariés, les mieux placées du complexe avec une vue imprenable sur le pacifique… C’est un rêve éveillé.club el tebo
L’intérieur est rudimentaire, sobre et élégant. Un très grand lit tourné vers une immense baie vitrée, une salle de bain au design épuré, tout en pierre. La porte d’entrée, en bois sculpté est massive et s’ouvre sur une terrasse avec vue sur l’océan  qui est à nos pieds: nous sommes au paradis!club tebo

Après avoir emménagé dans notre cahute de luxe, nous rejoignons le reste de la troupe pour manger au restaurant de plein air. Nous sommes les seuls occupants, nous sommes donc entre nous pour ce barbecue d’Eden.

Un espace convivial avec un bar en rondins de bois comme on peut en voir dans les clubs, avec autour des tables rudimentaires. On est loin des salles feutrées et décorées…veillée au clu teboUn feu de bois au milieu apporte une ambiance particulière de veillée intime que nous honorons à notre habitude par une coupe de champagne en bons champenois!
Étant la seule française, avec Julie, à maîtriser l’espagnol, je me rapproche des parents de Carlos, seuls représentants chiliens, avec l’ami d’enfance de Carlos, Roberto et  sa femme, de la soirée. Ils nous surprirent alors en offrant à chacun de nous un petit cadeau de bienvenue. Je reçois un petit porte monnaie marqué du drapeau chilien qui désormais recevra mes pesos! J’invitai Roberto et Veronica à partager notre table. Le repas fut très convivial, mon espagnol s’améliorant au fil des heures.
Peu à peu, chacun regagna son bungalow et nous restâmes les derniers avec Julie qui, excitée à l’approche de la cérémonie du mariage, n’avait pas envie de dormir. Le nez dans les étoiles de l’hémisphère sud, nous jouissions pleinement de l’instant. Conscients qu’on observait des étoiles qui ne sont jamais dans notre ciel européen…Enfin je crois!

Le grand jour se lève et les préparatifs de la cérémonie commencent après un petit déjeuner tranquille face au Pacifique.Deux femmes de services s’activent pour nous apporter du café, des petits pains ronds briochés et de la confiture.

séance coiffureAprès avoir terminé la séance des « bolsas », petits sachets offerts aux invités, contenant quelques produits issus de la Provence natale de Julie, nous entamons la séance coiffure, maquillage… Puis nous décidons avec Nelson de reconnaître l’espace des festivités qui se passera en contre bas du club près de la plage. Il nous faut descendre un petit chemin escarpé… club teboNous arrivons sur une grande esplanade donnant sur la mer où des coins détentes sont merveilleusement aménagés.
Toute une équipe s’affaire à dresser les tables disposées autour d’une piste  dallée de pierre. Un bar et un grand barbecue surplombent  l’aire de fête accessible par un immense escalier.
Nous continuons plus loin, le long de plage pour découvrir le chemin par lequel Julie et son père descendront la colline avec un tracteur pour rejoindre la tribune dressée pour la cérémonie officielle.
Plus loin encore, se trouve une plateforme où se font les massages et le spa…toujours rudimentaires. De vraies baignoires fixées dans la terrasse de bois attendent le client…et des caissons de bois pour le bain de vapeur.SPA Club Tebo Après nous être amusés pendant quelques minutes nous retournons sur nos pas pour finir de nous préparer pour le mariage.
Tout est fin prêt, nous redescendons le chemin pour faire comme tous les invités: attendre la mariée qui arrive, comme prévu, au bras de son papa, resplendissante dans une robe magnifique.
Après une brève allocution de madame l’officier d’état civil, les festivités se poursuivent comme dans tous les mariages : la remise des alliances, le oui, les photos et ….le repas.club el tebo
GINETTE CHILIGinette nous est présentée comme la personne qui s’occupera de nous pendant tout le repas. Ellle nous dit être heureuse de nous servir parce que nous sommes français et que son père était lui aussi français, de la province basque. Il a émigré alors qu’il était bûcheron… Elle me confiera d’ailleurs plus tard des photocopies, des papiers ayant appartenu à son père pour que nous retrouvions son village natal. Rentrée chez moi, j’ai envoyé des photos et une carte à Ginette, sans succès, le mail m’étant revenu…
CLUB TEBO CAU CAUBref, nous sommes dans de bonnes mains…. Un cortège de serveurs nous présentent les plats. Le soleil cogne dur et malgré les recommandations de Julie de nous protéger de crème, nous partirons de la fête avec de belles marques cuivrées!
Avant la soirée dansante, Julie nous briffe sur les règles de bienséance dans les soirées chiliennes: ne jamais inviter une personne accompagnée. Nous nous tenons sagement à cette règle tandis que nous constatons que certaines chiliennes la transgressent sans complexe!
Pendant la soirée, nous discutons avec le propriétaire du club qui se trouve être un ancien champion de voile légère et l’ancien coach de l’équipe olympique de ski du Chili… Il nous parle, ponctuant ses phrases franco-chiliennes d’énormes éclats de rire,  de sa vie d’avant le club, la jet set, les stations de ski du monde entier avec une préférence pour la célèbre descente olympique de Val d’Isère.
chiliAprès une soirée dansante endiablée, alternant samba et musique rock, nous abandonnons la piste pour aller nous reposer, les jours suivants seront éprouvants!

Lendemain, départ pour Valparaiso, en voiture sous la conduite de Roberto qui doit retourner à Santiago  le soir même, comme nous.
Nous avons une heure de route le long du pacifique où s’étirent de grandes baies ouvertes sur l’océan où se succèdent plages, rochers, constructions typiques de stations balnéaires. Certains lieux populaires avec des baraques entre la route et la plage pour vendre: repas, fringues et d’autres plus cossus avec de très belles villas et de grands immeubles récents: bref nous ne sommes pas dépaysés!

valparaisoMais pour moi, Valparaiso c’est le voyage au long cours, route maritime mythique que croise  des cargos venus du monde entier, d’où débarquent des marins baroudeurs, rêve d’un ailleurs magnifié par l’aventure. Et oui, on ne se refait pas!  Les grands navires fantasmés dans la littérature sont bien là!… Mais évidemment, le résultat sur mes photos n’est pas à la hauteur!
Il est prévu  de manger au restaurant puis de visiter la ville avant de repartir.valapraiso Nous partons à l’assaut des petites ruelles aux façades colorées, le coeur du vieux quartier.
Comme vous le savez peut-être, la ville est constituée de plusieurs collines et les rues courent le long des ses pentes.  Pour rejoindre certaines d’entre elle, il existe plusieurs funiculaires toujours en activité. funiculaire valparaisofuniculaire valparaisoNous entrons par un petit portillon en fer forgé pour embarquer. La cabine s’ébranle dans un bruit de grincements. La pente est vertigineuse et le trajet ne dure que quelques minutes.
Bénis soient ces funiculaires qui nous permettent de baguenauder sans trop de fatigue et de détours…Partout ce ne sont que couleurs éclatantes et jardins exubérants. Après quelques temps, nous redescendons dans le quartier du port qui garde encore les traces de son passé prestigieux avec de très belles façades cossues  des anciennes banques, des comptoirs de commerce mais aussi de gigantesques entrepôts réhabilités.
Plus loin, c’est le coeur animé de la ville avec une grande place d’où surgitministère de la guerre valparaiso 22669_493418125493_203107_nun curieux bâtiment dont la base est ancienne et le haut moderne. Puis nous passons devant le Ministère de la guerre.

Carlos nous explique qu’au Chili, les ministères ne sont pas tous,  dans la capitale, comme en France, mais dispatchés sur tout le pays.
Après une courte escapade sur le port, nous rejoignons notre voiture pour repartir sur Santiago car le vol du lendemain est à 8h45. Roberto nous dépose à Providencia chez Julie pour notre dernière nuit à Santiago avant notre périple. Un taxi vient  nous chercher  pour nous emmener le matin à l’aéroport: Notre épopée commence…
Première surprise dans l’avion qui nous mène à Atacama: nos sièges sont séparés. Nous demandons à l’hôtesse quelle en est la raison et nous apprenons que les chiliens sont prioritaires et qu’il faut demander au préalable à la compagnie pour avoir des sièges côte à côte. A notre demande, elle trouvera à nous replacer ensemble. Ce désagrément sera systématique sur tous les vols intérieurs que nous ferons au Chili sans avoir toujours la chance de s’arranger avec l’hôtesse.

Le désert d’Atacama

Le mot Atacama vient de l’idiome ancestral de « Accachca » qui signifie « cabecera del pais ». On pourrait traduire approximativement par « tête de pont » dans le sens de primordial. Avec le temps, le nom s’est transformé pour arriver à nous sous le vocable de Atacama. Les incas conquirent ce territoire en 1450 puis ce fut l’arrivée des conquistadores espagnols qui s’en emparèrent en 1540.

A notre arrivée à Calama, en fin de matinée, une navette nous attend pour nous emmener à San Pedro de Atacama, base de nos excursions dans le désert. Il faut un peu plus de deux heures pour rallier le village. Village oui mais gonflé de touristes étrangers. La région attire tellement de visiteurs qu’il est impossible de ne pas entendre nos vieilles langues européennes dans les rues…
AtacamaNous nous présentons à  l’accueil, une minuscule pièce qui a des allures de petite boutique, de l’hôtel Tambillo. Une jeune homme nous reçoit et nous fait patienter le temps d’aller chercher une dame. Après notre enregistrement, elle nous montre la salle où sera pris notre petit déjeuner avant de nous conduire à notre chambre dont nous prenons possession immédiatement. Elle est située à l’intérieur d’un patio où les chambres sont distribuées comme dans un motel. Elle est sobre et suffisante pour notre séjour de trois jours. Un coin repas ouvert à tout le monde a été aménagé dans le jardin.

Après notre installation, nous allons à la recherche de l’agence  d’excursion que j’avais choisie TOWANDA C’était une petite équipe sans prétention qui offrait d’élaborer les excursions au forfait avec un grand choix d’options. San Pedro regorge de prestataires et des rabatteurs vous donnent des prospectus dans la rue pour vous faire entrer dans leur boutique. Notre agence se situe au bout de la rue principale, nous entrons. Bon signe, « Smoke on the water » de Deep Purple, mon groupe préféré, résonne dans la pièce. Nous entamons les négociations avec Manuel et Loretta qui se trouvent également être nos accompagnateurs. Nous calons un programme avec eux, avec deux départs tôt le matin. Demain rendez-vous à 7 heures ici. OK pas de problème.

artisanat atacama Il nous reste du temps pour la fin de l’après-midi que l’on  passe à découvrir San Pedro. Le village est tout petit et n’a qu’une rue principale où tous les commerces sont concentrés. Ce sont des boutiques qui pour la plupart sont pour les touristes. Il y a énormément de français.san pedro de Atacama Les rues sont une enfilade de petites maisons simples et basses, influencées par la culture espagnole, avec une façade simple sur la rue et un patio intérieur. Construites en paille et en terre, elles sont très bien adaptées au climat désertique.
Nous arrivons à une jolie place agrémentée de très beaux arbres.
Eglise atacamaEn la contournant, nous voyons l’église, toute blanche, basse avec un petit clocher comme on en voit dans les westerns de Sergio Léone. Nous verrons que c’est cette architecture typique que l’on retrouve dans tout le pays, excepté en Patagonie. Ce qui s’explique par la colonisation tardive des terres australes par les européens anglo-saxons. Nous entrons.Eglise San Pedro Atacama L’intérieur est plus grand qu’il n’y paraît de l’extérieur. Une superbe charpente fait notre admiration. Nous avons la chance de découvrir cette église, seuls, sans aucune autre personne. Nous nous recueillons en silence dans la fraîcheur et dans le calme, appréciant l’instant, avant de retourner dans les rues encombrées.
Un petit goûter s’impose et nous nous installons au bar « Kimal pacha » au décor original qui prend tout le mur, pour déguster un pastelito et nous désaltérer. Il fait très chaud. Encore quelques boutiques et nous rentrons à l’hôtel. La propriétaire nous invite à assister à l’animation  qui se tient tous les soirs dans les rues. Une petite pause et c’est reparti.
char fête Atacama C’est un défilé de chars avec les habitants qui déambulent en dansant avec les costumes typiques de l’Altiplano.
Les enfants ont des grands yeux noirs magnifiques.fillette Atacama Le cortège n’est pas très grand et sitôt qu’il est passé, nous filons nous coucher: demain une rude journée nous attend.

Le temps d’écrire quelques lignes de mon précieux carnet de route, qui rejoindra mes autres textes pour une probable biographie et je m’endors dans les bras de Morphée.

6H30, la nuit est encore là quand la montre de Nelson nous réveille. Après une toilette rapide, nous filons dans la salle à manger pour notre premier petit déjeuner chilien, celui du club Tebo ne comptant pas…trop européen! Un couple de français, partant également en excursion, est à une autre table. Un petit brin de causette comme il se doit et chacun part dans la nuit. Nous arrivons comme convenu devant l’agence, nous sommes les premiers, rejoints assez vite par un homme qui nous dit venir de Sao Paolo. À leur tour Manuel et Carolina arrivent. On embarque dans le mini car: destination l’ALTIPLANO.
Il y a deux heures de route. Nous passons devant le télescope cosmologique de Atacama qui est le plus haut du monde et qui permet l’observation et la cartographie du cosmos en haute résolution.

Altiplano chiliNotre première visite est pour les lagunas « Miscanti y miniques », deux étendues d’eau qui se trouvent entre les deux volcans jumeaux situés  dans la réserve nationale « Los flamencos ». Ils atteignent respectivement  5622 m et 5910 m d’altitude.Altiplanolagunes miscanti et miniques
Pour nous déjà marcher à 4200 mètres d’altitude suffira ! J’avoue que pour cette première visite je crains un peu le mal des hauteurs ayant entendu parler de la difficulté à respirer… mais bon c’est pas l’Himalaya non plus!
Nous arrivons devant une petite cabane qui se charge des droits d’entrée de la réserve. Après un ou deux kilomètres, nous descendons pour commencer notre randonnée.
9AltiplanoLe spectacle est époustouflant de beauté. Un silence incroyable règne là et les couleurs nous subjuguent.
Nous rencontrerons quelques « vicunas », sorte de petits lamas sauvages au pelage doré. Après cette balade entre ciel et terre, en dehors du temps, nous redescendons vers Toconao.
sur le route de tocoano ChiliSur la route, nous croisons des petites communautés regroupées autour de jardins potagers.
Manuel nous invite à nous arrêter dans l’ estaminet d’ un petit village pour nous restaurer avant de repartir.

Toconao est une oasis perdu près du désert du salar de Atacama où sont cultivés de nombreux types de fruits. Toconao égliseEn face de la place principale, se trouve l’église et le clocher de  Saint Luc qui date du XVIIIe siècle, tous deux reconstruits plusieurs fois à cause de divers tremblements de terre ou incendies. Ils n’ont rien perdu malgré tout de leur authenticité et tous deux sont  déclarés Monuments nationaux du Chili. Dans l’église, un curieux escalier caractéristique s’offre à nous. Manuel nous explique qu’il a été réalisé en bois de cactus.escalier bois cactus Toconao

L’intérieur de l’église ressemble en tout point à celle de San Pedro, pourvue d’une belle charpente de bois et d’un mur peint agrémenté de peintures et de statues colorées. Il y a aussi beaucoup de fleurs témoignant du soin régulier apporté au culte par les habitants. Toconao dont les habitants ont été reconnus peuple ancestral indigène autoproclamé  par les lois indigènes chiliennes et les nations unies.
Le village vit du tourisme mais ses habitants pour beaucoup travaillent à la mine de lithium de Salar de Atacama. Tocoano artisanat Nous entrons dans une petite boutique d’artisanat où nous  achetons deux écharpes en laine avec un ingénieux anneau fixé dans les fibres pour tenir l’écharpe serrée autour du cou: je n’avais jamais vu cela auparavant.

salar de tara chiliIl est temps de rejoindre la Laguna chaxa. Il fait toujours très chaud mais à notre arrivée au bord du salar, c’est pire encore. La réverbération est intense et l’air sec et brûlant nous fait appréhender la difficile adaptation de l’homme dans cet environnement hostile. Salar de tara Chili

Les flamands roses s’en accommodent pourtant! Frêles silhouettes mouvantes dans ce panorama figé sous le souffle implacable du soleil.

Nous sommes en début d’après-midi et il nous faut repartir pour San Pedro car une autre visite est prévue pour 16 h et nous n’aurons qu’une heure pour faire une pause.
Rentrés à l’hôtel, nous profitons d’une petite sieste avant de rejoindre de nouveau Manuel et Carolina…Un autre groupe est formé autour de nos deux accompagnateurs: en plus de nous trois, deux autres jeunes couples sont de l’excursion pour voir la vallée de la lune et la vallée de la mort. Contrairement à notre première virée, ces deux sites se trouvent aux portes de San Pedro,  à 12 kilomètres.

17.vallée de la luna AtacamaNous commençons par la vallée de la lune qui porte bien son nom car en effet son paysage modelé  de cratères  et de ravins aux couleurs ocres et gris, ressemblent étrangement à l’astre lunaire.
Un vaste cirque en contrebas d’un plateau se pose sur l’horizon où se dessinent dans le fond les crêtes andines. Panorama majestueux où l’on se sent minuscule et dérisoire.

atacama las tres marias Près de la vallée de la lune, nous découvrons « Las tres marias », une sculpture naturelle significative dont le socle est un rocher creux révélant une petite grotte.

On reprend le véhicule pour rejoindre la vallée de la Muerte. Manuel nous montre quel chemin on doit emprunter dans le canyon jusqu’à une crête où  nous serons au première loge pour contempler le coucher du soleil. C’est là qu’il nous attendra pour repartir vers San Pedro. Et bien soit: c’est parti!
Vallée de la muerte atacamaLa beauté du paysage et la pureté des couleurs sont une merveille. Heureusement, j’ai emmené mon chech acheté pour faire le désert du sud tunisien! le soleil nous tombe dessus malgré l’heure avancée de l’après-midi. Le chemin est taillé dans un canyon et contourne une colline rocheuse. Les groupes, car nous ne sommes pas les seuls visiteurs loin s’en faut,  s’effilochent petit à petit.
vallée de la muerte Atacama Moi je prends le temps d’apprécier l’instant… Bientôt je longe un corridor fait de sable blanc: c’est magique!
Il est possible de surfer sur ces dunes extraordinaires…
À l’issue de notre marche, nous arrivons au point de ralliement. Je suis fourbue!
Je m’avachis dans le mini-bus qui nous attend.  Il faut encore monter une crête d’une centaine de mètres pour admirer le coucher du soleil…Je m’en sens incapable tellement je suis fatiguée… Nelson dans le même état que moi déclare forfait lui aussi!
Nous prenons conscience que nous avons besoin d’une bonne nuit de sommeil. Or dans notre programme il est prévu de partir à 5 heures le matin pour faire les geysers de Tatio! Nous avons accumulé ces quatre derniers jours trop de fatigue…Il y a à peine 4 jours nous partions pour Madrid….et nous voilà au coeur du Chili après 50 heures de transport sur 5 jours! et chacune des nuits raccourcies…
Nous décidons de demander à Manuel d’intervertir la troisième journée avec la deuxième. Heureusement, il accepte et nous donne rendez-vous le lendemain à 15 heures. Nous quittons l’agence soulagés pour aller très vite embrasser notre oreiller!
Le matin nous lézardons un peu avant de trouver un endroit pour manger. Aucun des établissements européanisés ne nous convient et poursuivant notre quête, nous trouvons au bout d’une ruelle une petite cantina qui ne paye pas de mine. Nous entrons et sommes accueillis par une serveuse très dynamique qui nous invite à nous asseoir face au poste de télévision. Autour de nous, des habitués, sans conteste des chiliens non turistas…La salade est excellente. Repus, nous rejoignons Towanda pour notre prochaine destination: la laguna cejas. Johnny, notre nouvel accompagnateur nous attend. Nos compagnons de voyage sont deux couples de Santiago: Cristian et Caroline, Rodrigo et Olaya.

lagunas cejar AtacamaContrairement aux autres, cette laguna  a davantage d’eau, d’une salinité moindre qui permet de s’y baigner. Tony, toutefois nous invite à être prudent et de ne surtout pas plonger. Une nouvelle expérience s’ouvre à nous. La sensation est très curieuse, vous flottez sans aucun effort et le moindre de vos mouvements peut vous faire basculer et vous retourner. Il faut donc faire des gestes très modérés! Après quelques minutes je m’adapte…lagunas cejar Atacama

 

 

 

 

 

Ojos del calar AtacamaMais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, pas loin de là, un autre trou d’eau, douce cette fois, permet une nouvelle baignade… Los ojos de Tebinquiche qui ne sont alimentés qu’en eau de pluie et du dégel des glaciers andins. Les bords de cet étang en plein désert est très escarpé et il faut sauter de quelques mètres…Pas de problème c’est parti! Un vrai délice de se baigner en plein désert!

laguna de tebenquinche JPGAprès cette récréation fort agréable, Tony nous emmène à la laguna Tebinquiche, joyau immaculé de sel blanc. C’est une vaste étendue plane qui réverbère le soleil tel un miroir brillant. C’est absolument magnifique. Towanda a prévu de nous faire bénéficier du soleil couchant, nous  préparant un apéro surprise sur le site. C’est l’occasion de prendre le temps de faire connaissance avec nos compagnons.apero surprise tebenquiche Le soleil descend doucement sur l’horizon et nous profitons de ce temps convivial pour nouer des liens avec nos amis. D’ailleurs à l’heure où je vous parle, nous avons, grâce à facebook, des nouvelles d’eux.laguna tebenquiche AtacamaBientôt nous rentrons ravis de notre journée où plaisir et découverte étaient réunis. Demain debout 5 heures pour d’autres expériences.

Et la prochaine sera de taille! La montée à 4280 mètres d’altitude pour assister au réveil du site des geysers de Tatio, le  troisième site du monde après Yellow stone aux États-unis et Dolina Giezerov en Russie. Il est nécessaire de partir très tôt pour profiter pleinement des geysers qui ont des reflets bleutés dans la nuit. Pour nous y mener, une navette qui doit parcourir 90 kilomètres sur une route chaotique et dangereuse du fait des nombreuses crues qui peuvent envahir la route  brutalement. Le guide nous avait prévenus de nous habiller chaudement, la température de nuit pouvant descendre jusqu’à – 20°… Malgré nos doudounes, nos bonnets, nos écharpes, nos gants et notre grosses chaussures nous sommes frigorifiés!!!  Sans compter qu’on a le ventre vide mais heureusement car mon estomac n’aurait pas pu supporter les secousses pendant le trajet s’il avait été plein!

Mais ces désagréments en valaient vraiment la chandelle….
Un site hors du temps se présente à nous. Un vaste champ défoncé d’exubérances étranges aux formes variées crachant de la vapeur ou des filets d’eau venus des entrailles de la terre.geyser del Tatio Atacama

campo geotermico tatio

Le jour se lève très lentement mais nous ne sentons pas encore le bénéfice du soleil levant étant à une trop haute altitude.

 

 

24el tatio valeriejeanbiographe copieL’étrange communion du froid glacial sur le visage et du chaud sous la plante des pieds…

24.1Geyser del tatio copieLe guide nous explique qu’il ne faut pas s’approcher trop près des geysers, car il arrive qu’elles crachent ou pulvérisent une eau à très haute température, contrairement aux fumerolles qui ne rejettent que du gaz et de la vapeur en permanence.

Nous assistons à un spectacle irréel empreint de magie

  tatio6

tatio8Le soleil se lève petit à petit et un petit déjeuner nous est servi…Mes membres reprennent vie! Et oui, les geysers sont bien plus impressionnants dans la nuit. Bain termes tatioOn nous montre bientôt un bac en ciment où on peut se baigner dans l’eau qui remonte brûlante du centre de la terre… Je décline n’étant pas encore bien réchauffée tandis que Nelson se plonge dans ces termes naturelles.

Il nous dira que par endroit, on sentait remonter une eau plus chaude…

MACHUCA VILLAGE CHILIIl faut redescendre dans la vallée. Nous passerons par le village de Machuca qui propose un barbecue aux touristes. c’est un empanada à la viande de mouton qui nous est servi: un vrai délice. Le village est minuscule mais il a son église perchée en hauteur. Les maisons sont couvertes de toits de chaume ou de paille. Le repas est très animé dans une ambiance chaleureuse. C’est là que je rencontre Andina qui réalise des panchos et autres vêtements en laine de lama depuis toujours.
Machuca environ du Tatio ChiliNous poursuivons notre route au milieu d’un paysage verdyant avec de nombreux torrents et points d’eau. Des chèvres paissent ça et là et toujours les vicunas dans les prairies au détour d’un virage. Les différents verts et ocres se mélangent nous offrant des tableaux magnifiques.
Retour à San Pedro où nous discutons longuement avec l’équipe de TOWANDA qui nous a guidés pendant ces trois jours de manière amicale et professionnelle. Les coordonnées furent échangées…et aujourd’hui après tant de mois écoulés, je trouve enfin le temps, puisque désormais mon métier de biographe me le permet, d’écrire notre carnet de voyage…  Bonne route à vous amis de Towanda.

atacama restaurantPour notre dernière journée à San Pedro, nous vagabondons car il a fallu rendre notre chambre et attendre 20h30 la navette qui nous emmène au bus de nuit pour un transfert de Calama à Arica, à l’extrême nord du Chili. Nous trouvons refuge dans un restaurant qui offre repas et piscine…C’est là que nous passerons nos dernières heures dans le désert d’Atacama.

Destination ARICA- PUTRE-COPDA

 

Un agent de la compagnie de location de voiture doit nous attendre à Arica. C’est parti pour 10 heures, 600kms…Nous montons dans le bus. Il n’y a pas d’autre touriste mais les équipes de travailleurs de la mine de Calama qui rentrent chez eux…Ils se connaissent donc tous et s’interpellent bruyamment à travers le car. Cela nous amuse bien qu’il faille pour nous, nous reposer un peu..
Après 6 heures de route, le car s’arrête soudainement, en plein désert, il fait nuit noire. Nous comprenons qu’il y a une panne d’électricité mais le chauffeur nous dit que ce n’est rien, qu’il va arranger ça. Nous patientons un quart d’heure mais rien ne se passe et personne dans le car ne semble réagir sauf nous qui nous inquiétons pour notre chek in à Arica. Nelson réalise que notre car plongé dans le noir est resté en plein milieu de la route qui est la nationale très passante qui traverse tout le Chili…Il me dit de le suivre par prudence dehors pour ne pas prendre le risque de se faire percuter par un autre véhicule. En descendant du car, nous assistons alors éberlués, que le chauffeur est en train d’allumer un gigantesque brasier avec des pneus devant et derrière le car pour signaler sa présence!!! Nous demandons ce qui va se passer et il nous dit qu’un autre bus est en route pour nous dépanner. Nous allons nous allonger dans le désert, le nez dans les étoiles…Nous resterons 4 heures à attendre avant qu’un autre bus nous prenne en charge. Angoissés à l’idée de perdre notre contact à Arica, nous tentons de joindre l’agence, sans succès jusqu’à voir les faubourgs d’Arica où enfin une personne nous dit de ne pas nous inquiéter que quelqu’un sera là pour nous, ajoutant que ces incidents sont fréquents! et effectivement nous prenons possession de la voiture comme prévu…
Arica ChiliArica est située sur une mince bande de littoral, en bordure de désert…c’est très surprenant de voir cet énorme masse de sable s’avancer jusqu’à quelques centaines de mètres de la route qui longe le littoral.

C’est une grande ville à l’image des villes européennes de la côte d’Azur avec de grandes avenues s’étirant le long de la plage, bordées de beaux arbres et de bosquets fleuris bien entretenus. Arica chiliMais le contraste est saisissant entre des  plages très belles et très propres mitoyennes  de parcelles jonchées d’immondices de toute nature… 284892_4308454227394_266629078_nNous parcourons les pieds dans l’eau la plage jusqu’à arriver près du port. Il est l’heure de manger et nous décidons d’aller au  restaurant. Un magnifique établissement avec vue sur la mer nous tend les bras …  Ce sera celui là. C’est là que nous faisons la connaissance de Michel, un compatriote qui nous entendant parler français s’approche de nous.Arica restaurant Il nous raconte qu’il est originaire de Nice et qu’il est arrivé en Amérique du Sud dans les années soixante dix et qu’il a connu beaucoup d’évènements… Sa conversation est passionnante et encore une fois, les coordonnées sont échangées.

Après ce bon repas, nous partons en direction du coeur de la ville reprenant contact avec le monde animé de la circulation après quatre jours dns le désert. Nous apprécions aussi la brise qui vient de la mer après les coups de chaleur de Atacama qui vous glisse souvent dans une lente torpeur…

Direction l’église qui nous dit-on est unique et en effet elle l’est car…elle a été construite par Gustave Eiffel…eglise arica gustave eiffelUne plaque commémorative nous rappelle que le créateur de la tour Eiffel a laissé sa trace partout dans le monde.
L’église présente donc un curieux assemblage de fer et de bois peint du plus bel effet.
Mais nous ne pouvons nous attarder plus longtemps, notre hôtel est réservé à Putre le soir même.
Il y a deux heures et demie de route et qui grimpe à 3500 mètres d’altitude. L’agence de 66 nord nous avait fortement conseillé de découvrir la région de Paniconata souvent délaissée par les touristes et révélant un charme sud-américain proche des pays andins comme le Pérou ou la Bolivie, pays voisins.C’est donc de nouveau parti pour l’altiplano chilien.

sur la route de Putre altiplani chilienC’est moi qui conduit et la route est belle. Je double facilement les camions dans de grandes lignes droites mais de nombreux témoignages d’accident, à l’égal de nos bouquets de fleurs, sont en nombre impressionnants.
Nelson reprend le volant et peu de temps après constate que la voiture n’a plus rien sous le capot. Inquiets, nous joignons l’agence de location à qui nous expliquons ce qui se passe…cactus candelabre région Putre« Es normal »…En fait ce que nous ignorons c’est que comme les humains, le système de carburation du moteur des voitures ont besoin d’oxygène!!! et la route grimpant de plus en plus en altitude, elle montrait des signes de faiblesse… Nous terminerons la route rassuré, pouvant pleinement admirer les paysages notamment les fameux cactus candelabre qui ne poussent qu’en très haute altitude.
hotel-las-vicunas-lodge

Enfin nous arrivons à Putre en fin de journée. L’hôtel « Las vicunas » est une ancienne caserne militaire réhabilitée en hôtel sous la forme de petits pavillons indépendants.
Le directeur nous accueille et nous montre outre notre lodge, les parties collectives : une salle de repos, la cantina et une salle avec accès aux réseaux…Inespéré dans ce coin du bout du monde. Et cela tombe très bien car nous devions utiliser Skype pour savoir si tout se passait bien à la maison. Et effectivement le soir, nous pourrons voir les enfants…
C’est en remontant le chemin depuis l’accueil vers notre chambre que nous constatons qu’au bout de quelques pas à notre rythme habituel, nous sommes très essoufflés…C’est pourquoi il est nécessaire avant de grimper plus haut encore pour la visite des sites, il faut passer une journée à Putre pour s’acclimater à l’altitude: merci 66 Nord!!!Eglise Putre chili

Après une installation au ralenti, nous redescendons vers le village, il fait déjà nuit. Une très grande place, coeur du village accueille une petite église en son centre. Et surprise, la place est bondée avec une grande scène en son centre. Nous apprenons que le soir même est célébrée la rencontre annuelle des communautés indigènes de l’Altiplano! Les préparatifs battent leur plein, un animateur est déjà sur scène en train d’expliquer le programme de la soirée.  Bien évidemment malgré notre fatigue dûe à la très mauvais nuit passée dans le bus, nous ne voulons pas rater ça! En attendant que le spectacle commence, nous allons manger au restaurant Kuchu marka. Alors que nous mangeons tranquillement, je vois à la télévision l’animateur en direct de Putre! fête communautés indienne Putre Cette rencontre exceptionnelle était retransmise à la télévision chilienne…
Nous sommes les seuls touristes et nous demandons des renseignements sur cette fête. Il s’avère qu’elle n’est pas organisée du tout pour les touristes étrangers mais que c’est bien un rassemblement des communautés qui fêtent leurs chants et leurs danses traditionnels… Malheureusement il ne me reste qu’une seule photo de cette soirée inoubliable à cause d’une mauvaise manipulation informatique…Les costumes étaient splendides et les danses montraient une agilité hors du commun.

Volcans réserves TarapacaUn copieux petit-déjeuner nous requinque pour partir à l’assaut de l’Altiplano et de ses 4517 mètres d’altitude! La route n’est pas trop longue et nous arrivons assez rapidement dans la réserve de Tarapaca avec le lac Chungara, un des plus hauts du monde qui s’étale au pied des volcans jumeaux Guallatiri et le Acotango, de plus de 6000 mètres d’altitude et faisant partie d’une chaîne de volcans volcans acotango et guallatiri dans la réserve de Lauca

Ils paraissent tout près et pourtant nous en sommes encore très loin…et ils resteront inaccessibles et majestueux barrant tout l’horizon de leur masse géante.Laguna chungara chili Les lagunes à leurs pieds révèlent une variétés de formes et de couleurs somptueuses.Notre acclimatation, grâce à notre nuit passée à Putre s’est faite en douceur et nous n’avons plus comme à notre arrivée cette impression de subir un poids dans la poitrine.
Nous poursuivons notre route, celle qui mène à la frontière avec le  Pérou.
Mais il nous faut bientôt rebrousser chemin pour visiter Parinacota avant de reprendre la route pour Codpa à 3 heures de route.
Nous abandonnons ces fabuleux paysages vierges de tout sans avoir rencontré une seule voiture, une seule personne, une seule maison…

parinacota ÉGLISEParinacota, un village hors du temps qui nous rapproche des représentations qu’on a de l’Amérique du sud. Vision héritée du dessin animé des « merveilleuses cités d’or » comme quoi l’impact télévisuel est bien ancré!
Nous avons eu une grande chance car normalement l’église était fermée et nous allions partir décus quand une dame est arrivée et nous a ouvert…Que Dieu la bénisse.

eglise parinacote Cette église est blottie au milieu d’une enceinte avec plusieurs constructions, toutes torchies de murs blancs avec des toits de paille.
L’intérieur est minuscule. Construite en 1670 , au cours de la christianisation des habitants de l’époque, elle montre la double culture des habitants de l’Altiplano.
L’église est non seulement une remontée dans le temps mais elle est mise en croix conquistadors un vestige unique de ce qui reste du choc qu’ont du ressentir les indiens lors de la Conquistada.   La couverture du toit de l’église est d’une finesse remarquable. Tous les parties de l’église sont couvertes de motifs colorés et tout autour des murs,  en plusieurs tableaux peints, datant de 1700, un chemin de croix est représenté. Mais ici ce sont les conquistadores qui sont les bourreaux du Christ… D’autres objets de très grandes valeurs historiques sont exposés dans l’église notamment cette parure toute en argent montrant la magnifiscence que l’on réservait au culte.Enfin, un registre des naissances, pratique importée de l’église chrétienne pour connaître le nombre de coiffe argent PARICONATAparoissiens sur le village et ses alentours.

 registre naissance village Pariconata

                                                                    Après notre visite, nous allons dans la petite boutique d’artisanat local où nous achetons une petite fiole d’alcool pur fait de manière artisanale et quelques herbes.

cimetière parinacota Puis nous poursuivons vers le cimetière qui se trouve un peu à l’écart du village. Il ressemble à celui que nous avions vu à Atacama mais investi de tombes plus discrètes et moins décorées.Mais partout des barrières entourant la tombe et à Atacama, certaines aménagées à l’image d’une maisonnette.

picaconata                                                   Nous continuons notre balade  dans les prairies alentours aux teintes vert printemps.

Des lamas broutent tranquillement peu intéressés par ces visiteurs incongrus. On nous a expliqué que leur pattes étaient reliées par des fils de laine de couleur, chaque famille ayant ses couleurs…Une façon sans conteste moins douloureuse que le marquage des bêtes au fer rouges…lama domestiqué

Voilà, notre visite s’achève avec un sentiment de grande sérénité. Nous reprenons la route en direction de la province de Tarapaca où nous tenons à voir le musée archéologique de San Miguel de Azapa, célèbre pour ses momies de la culture chinchorro.Un système de momification vieux de 9000 ans dont le résultat est spectaculaire. Bar pampa

En redescendant par une piste difficile et cabossée, nous nous arrêtons dans un bar perdu qui n’est pas sans nous rappeler celui du désert du Sahara…Seule bicoque à des kilomètres à la ronde…

Après deux heures de route, nous contournons Arica pour filer vers le sud au travers d’un paysage à l’horizon plat, désertique.

AricaDans cette platitude absolue, des gigantesques sculptures modernes surgissent à l’horizon, sentinelles d’Arica pour nous dire au revoir. Nous arrêtons intrigués par ces géants de sable. Cela vaut une photo..Nous ne sommes pas les seuls et la plupart des touristes s’arrêtent …pour se faire photographier! et de continuer sur la Panamericar Sur.
terrain militaire arica

Elle  court du nord au sud sur toute la longueur du Chili avec à notre gauche un terrain militaire qui s’étend sur des kilomètres.
Bientôt nous bifurquons à gauche pour prendre la direction de San Miguel de Azapa, halte obligée pour découvrir la musée archéologique qui renferme les fameuses momies de la culture Chincherro, avec un procédé vieux de plus de 7000 ans.

momie chincherro chili azapaEt il est vrai qu’elles sont assez impressionnantes…Les plus anciennes étaient noires car enduites de manganèse, par la suite les techniques ayant évolué, elles perdirent cet aspect caractéristique.

route de san Miguel de AzapaPour y parvenir,  nous longeons une route qui n’est qu’un mur de bougainvillées…
Nous profitons de cette halte pour nous restaurer sous de beaux arbres car il fait très chaud. Le musée est une grande bâtisse et les salles d’exposition sont très grandes.

géoglyphes tarapacaAu delà du musée, la route nous offre une autre belle surprise: les géoglyphes très nombreux dans la région de Tapaca. C’est une grande émotion de croiser ces géants, oeuvres d’inconnus ayant existé il y a si longtemps dont on ne sait presque rien. On compte plus de 11000 géoglyphes au Chili et nous serons très étonnés d’en voir autant sur notre passage. Nous nous enfonçons plus loin encore et bifurquons pour rejoindre la vallée de Codpa.

on the road norte ChiliUn interminable ruban d’asphalte se déroule à nos yeux avec la cordillère pour horizon. encore une fois, nous nous sentons tout petit dans cette immensité désertique. On ne peut s’empêcher de penser: « et si nous tombions en panne? »… Nous ne croisons pas de voiture, ce n’est pas une route touristique, elle ne mène qu’à une petite vallée perdue…

codpa Chili                                                 Nous    ne voyons rien à l’horizon et pourtant la carte nous indique qu’on arrive bientôt à destination: incompréhensible…Et pour cause!
La vallée de Codpa est une faille creusée dans ce gigantesque plateau et ce n’est qu’au moment de descendre dans la vallée qu’on la voit.
Les premiers hommes installés dans la vallée de Codpa, étaient de culture préhispanique, venus sans doute  du Pérou. Ils intégrèrent peu à peu comme la culture espagnole, les troupes espagnoles étant installées dans leur village, sans pour autant abandonner la culture Quetchua.  Certains des habitants prirent part à la rebellion contre l’envahissement, ce qui provoqua une discorde entre les pro couronne d’Espagne et ceux engagés dans la lutte contre celle-ci. Ces événements  nous permettent de comprendre  que la vallée, durant cette période, était un centre important d’approvisionnement et un confluent central des axes du pays. D’autant qu’à cette époque la vallée était plus fertile, jardin de toute la région, notamment grâce à la production du vin qui s’écoulaient par barriques entières jusqu’à Arica.Comme partout, Codpa a connu l’exil des jeunes qui partant au service militaire obligatoire ne revenaient pas. Et petit à petit Codpa s’est endormi et a été oublié. cimetierre CodpaNi le temps, ni la main d’homme ont changé les chemins  témoins de la ténacité de ses habitants à s’accrocher, malgré tout à leur vallée.   Les « routes du pintatani », la précieuse liqueur, sont là, intactes. Mais faire du vin ici c’est comme faire du pain ailleurs et les familles continuent à produire le nectar en petite quantité.  Le dénivellé est important, nous descendons prudemment le long de la route escarpée pour déboucher sur le petit cimetière accroché au flanc du ravin. Il est en dehors du village et montre le dénuement du lieu: juste des croix plantées à même le sol, pas toujours très droites.
codpa valley lodge chileL’hôtel « codpa valley lodge » est tout au fond de la vallée. Et quelle fut notre surprise de trouver une piscine dans ce coin perdu du désert! L’établissement est très beau. nous sommes accueillis par le directeur qui nous montre notre lodge, nous récisant qu’il n’y avait qu’un seul client et que nous ne serons pas dérangés…A peine les bagages posés qu’on fonce faire quelques brasses dans la piscine…et que voyons nous : Michel, le professeur d’espagnol, rencontré à Arica!!! Que le monde est petit, que les coïncidences sont curieuses!
copda lodge valley chiliCette pause est un vrai délice: partout le silence, l’air est frais, l’endroit incroyablement dépaysant. 66° Nord qui a conçu notre programme a bien eu raison de nous conseiller cette destination hors des circuits touristiques habituels. Merci!
Après notre repas au restaurant, nous arpentons le village très pauvre, fait de beaucoup d’objet de récupération. La nuit tombe vite et nous rejoignons l’hôtel.
oasis codpa chili Le lendemain, nous partons à la conquête de la vallée. D’abord à pied. Nous suivons un petit chemin qui s’enfonce derrière le village où une végétation luxuriante baigne l’atmosphère d’une belle paix. Un petit cours d’eau arrose la terre assez abondamment pour permettre la production de fruits et légumes en abondance et nous comprenons mieux comment Codpa a pu être, pendant longtemps la ville du  » Vino Pintatani ». Huataneva vallée codpaAprès cette balade agréable, nous reprenons la voiture pour remonter la vallée jusqu’à Huataneva puis Guatanabe.

Comme dans tous les sites que vous avons visité, la  traditionnelle tour nous attend dans les deux villages témoignant de la ferveur religieuse des habitants, érigeant ces symboles à quelques kilomètres de distance. Guataneba

Nous rencontrerons à Guataneba une famille de Arica dont la fille est passionnée d’écriture dont elle veut faire son métier. sachant que je suis biographe, nous parlerons longuement ensemble.Codpa

Après cette heureuse parenthèse baignée de sérénité, nous repartons en fin de journée pour attraper le vol Arica-Santiago qui est prévu à 20 heures.

Notre circuit prévoit une nuit à l’hôtel Coronel de Santiago où nous devons arriver vers minuit avant de repartir dès le lendemain pour le vol de 8h à destination de Punta Arena, le must vanté partout dans le monde:  La Patagonie.

La Patagonie

Un taxi doit nous prendre à 6h en bas de l’hôtel pour nous conduire à l’aéroport. Cette fois, prévoyant d’avoir encore des sièges séparés, je me présente à l’accueil de l’aéroport pour négocier des places mitoyennes avant d’embarquer. Je plaide ma cause, expliquant qu’à chaque vol nous avons été séparés. Un agent très aimable règle mon problème en changeant nos places. Il faut dire que la distance pour la Patagonie est plus longue: plus de 3heures de vol.
routes de PatagonieNous débarquons en fin de matinée à Punta Arena.Direction l’agence de location de voiture pour prendre possession de notre véhicule. Nous prenons la route direction Puerto Natales: 250 kilomètres, 4h30 de trajet. Ce sera le départ pour le parc national de  las Torres del Paine. Il faut savoir que les routes de Patogonie ne sont que très asphaltées et bien qu’elles soient très praticables, il faut y rouler avec plus de prudence. Le ciel et magnifique et l’air n’est pas trop froid.  terres australesNous profitons du temps que l’on a pour faire un crochet à la réserve de Magellans pour y voir les pingouins. Un des sites que j’avais repéré lors de mes recherches sur internet avant de partir. Ce n’est qu’à 60 kilomètres de Punta Arena.
Arrivés à destination, un vent très fort s’est levé et prévoyants, nous enfilons les tenues adéquat!

réserve de magellansContre le vent  mais sous un soleil resplendissant nous entamons le chemin qui mène à la plage où nous devrions voir les pingouins. Après quelques centaines de mètres, bien emmitouflés dans nos doudounes, nous arrivons bientôt à la plage.

C’est derrière des panneaux de bois, pour ne pas déranger les animaux que nous nous installons pour les observer. pingouins réserve Magellans

Ils sont nombreux et tranquilles, se chauffant au soleil de cette belle journée. visiblement ce n’est pas encore l’heure de la baignade! Malgré notre attente, aucun n’ira à l’eau. Nous repartons.

Nous arrivons à Puerto Natales en fin d’après-midi toujours sous le soleil.
C’est une petite ville avec des rues droites où il est facile de se repérer.

Nous trouvons très facilement l’hôtel « Francis Drake », tenu par un français qui a beaucoup voyagé mais qui se lamente de la désertion de Puerto Natales par les nombreux touristes qui filent directement de Punta arena au parc de  las Torres où plusieurs hôtels sont désormais installés. Même s’il est sans doute vrai que l’installation de ces hôtel a peut êre fait de l’ombre au monopole de Puerto Natales, j’ai vu dans la plupart des programmes des tours operators, une halte dans cette ville. Quoi qu’ils en soit, en ce qui nous concerne, nous souhaitions la découvrir.
Puerto Natales L’architecture de la ville n’est pas exceptionnelle et cela n’a rien à voir avec ce que nous avons vu jusqu’ici. Cela me fait penser davantage aux villes du Canada qu’à l’Amérique du sud. Ce qui s’explique très bien puisque les premiers colons, installés plus tardivement qu’ailleurs sont des anglo-saxons et quelques français attirés par les très grandes surfaces que confère la Patagonie pour le développement d’élevage d’ovins. Ils créèrent les « estancias » sorte de ranchs.
puerto natalesLa ville fut fondée en 1911 sur le canal Señoret et le fjord Última Esperanza, relié à l’océanpacifique par le golfe Almirante Montt. La Patagonie est un vaste territoire, découpé de multiples bras et mers intérieurs.
Après avoir acheté des lunettes, indispensables pour moi, nous décidons d’aller voir le musée local.
musée puerto natalesIl est très modeste mais nous y apprenons beaucoup sur les peuples d’origine de cette partie australe du chili. Notamment qu’ils vivaient  près des bras de mer, exclusivement de pêche. Les photos, prises au début du siècle, nous montrent les derniers survivants de ce peuple, qui avaient su s’adapter à la rigueur du climat. En effet sur les photos ils étaient très peu vêtus! ils furent décimés peu de temps après l’arrivée des colons. Après la visite, il fait faim! Nous choisissons d’aller dans un beau, grand restaurant avec vue sur le port: le « Mama Rosa ». Une atmosphère confortable nous attend et surtout un repas gastronomique, un de mes meilleurs souvenirs. surtout si vous passez dans le coin, n’hésitez pas! Nous sommes tellement bien que nous tardons un peu et puis aucun vol ne nous attend demain! les trois jours suivants se feront à notre rythme…
Quand enfin nous sortons, la vue est un enchantement…Je vous laisse admirer…
79 ville puerto natales copie 75 puerto natales copie 74 ûerto natales copie 78 puerto natales puerto natales 76puerto natales

Comment ne pas bien dormir après cela!

 Prairie patagoniePour le petit déjeuner nous gonflons nos sacs de réserves, ne sachant pas ce que nous trouverons à l’intérieur du parc. Nous reprenons la route. Nous longeons des hectares de prairies où paissent des milliers de moutons…Nous croisons d’ailleurs des rancheros sur leurs chevaux. Je suis très surprise de voir que toute cette terre est privée, fermée de kilomètres de barbelés, nous sommes loin des terres libres du Nord.
caverne milodonPetit à petit le paysage change au fur et à mesure qu’on se rapproche du parc. Après lecture des brochures touristiques, je vois que nous sommes très près de la « caverne  de Milodon ». J’avais vu un documentaire à la télévision ce qui m’incite encore davantage à aller rendre visite à cet antique mastodon. Je ne serai pas déçue. La cavité est immense et profonde. Nos silhouettes se perdent sur la photographie! Et oui, le petit point blanc au centre c’est un visiteur et comme vous le constatez, il n’est même pas arrivé au fond de la caverne! c’est absolument ahurissant! caverne milodonBon vous voulez voir à quoi il ressemblait ce  milodon? Bien sûr il a disparu depuis fort longtemps  (environ moins 3000 ans) mais voilà à quoi on pouvait s’attendre si on le rencontrait…C’est une reconstition qui a pu être réalisée après la découverte en 1895, de peau, d’os et d’autres restes. il est classé dans la catégorie des paresseux mais quelque peu géant! C’était un herbivore mais malgré des hommes ont pu le côtoyer, ayant eux même laissé des traces de leur passage dans la grotte (-6000 ans)…
Un endroit exceptionnel à voir…

vers torres del paine

Allez c’est reparti sur la piste, il y a encore beaucoup de route car nous n’avons parcouru que 25 kilomètres, une broutille dans cette immensité et nous devons rejoindre l’hôtel de « Las Torres ».

en vue de las torres Les paysages sont grandioses contrastés de bleus, de verts intenses avec des dégradés de gris.Nous commençons à percevoir avec émotion ce que la nature va nous offrir pendant ces trois jours dans ce territoire préservé et sauvage. Au loin les montagnes de « las torres del Paine ».
Enfin nous arrivons au check point de l’entrée du Parc. On nous donne toute la documentation pour nous repérer. Nous nous acquittons des 3000 pesos pour l’entrée et étudions avec soin la carte car les distances sont tellement grande à l’intérieur du parc, nous devons réfléchir à notre circuit.carte torres del paine

Encore une fois, j’ai fait des repérages en France pour voir un glacier…Une compagnie permettait de nous rapprocher au plus près en bateau sur le Lago Grey. Cela tombien bien, nous sommes en début d’après-midi et il est indiqué un départ vers 14h30. De plus le Lago gray est au sud du parc, Ce sera notre première visite.La caret montrant par des numéros, le fil de notre circuit.
la piste se déroule sous la voiture avec des passages un peu chaotiques mais globalement, nous roulons à une moyenne de 80 kms/heure.
Nous arrivons vers 13h30 au Lago Grey. Un superbe hôtel se trouve au bord du lac avec un bar agrémenté d’une terrasse donnant sur le lac. Après renseignements, on nous dit que c’est complet pour la visite et on nous propose malgré tout de nous mettre en liste d’attente car il arrive souvent, vu les distances que les personnes ayant réservé ne soient pas au départ. OK…On tente notre chance en attendant devant un café en espérant pouvoir embarquer…
la chance est avec nous ce jour là car il reste trois places pour le départ. c’est parti.

lago greyOn doit pérégriner pendant un kilomètre pour rejoindre l’embarcadère. Sur le chemin, nous traversons un pont puis une forêt qui donne sur une immense lagune de sable. L’air est doux, nous sommes en tee shirt mais nous avons emmené toutes nos affaires chaudes.lago grey

Le groupe est constitué d’une vingtaine de personnes.
Nous savons qu’on doit rejoindre un gros bateau en montant au préalable dans un zodiac qui doit faire la navette pour embarquer tout le monde.

lago grey embarcadère

Bientôt l’embarcadère est en vue mais nous ne voyons pas de zodiac.
Mais le temps d’y arriver, il est là avec deux hommes qui aident chacun de nous à monter dans le bateau.

Le transfert se fait assez rapidement et bientôt nous sommes tous dans le gros bateau. Enfin nous allons voir le glacier, nous sommes impatients.
Mais encore une fois, la Patagonie apprend la patience, il faut mériter humblement ce qu’on reçoit car il nous faudra deux heures pour rejoindre le fond du lagon.lago greyAu fil de la remontée vers le glacier, malgré un soleil éclatant, l’air devient plus froid et bientôt il faut nous rhabiller…Les gens se pressent à la proue du navire pour ne rien perdre de l’approche du glacier. L’un des hommes nous expliquent que le glacier a beaucoup reculé au fil des années et qu’auparavant il passait par dessus les deux masses rocheuses que l’on voit de chaque côté du glacier…60glacier lago grey1 copie lago grey glacier copie Glacier patagonie Glacier Torres del paine glacier lago grey patagonie Lago gray

Nous en prenons plein les yeux…Je me félicite d’avoir préparé soigneusement notre voyage qui nous a permis de ne pas passer à c^té de cet instant d’intense émotion. Merci mon Dieu de nous avoir donné le coup de pouce miraculeux pour être là!!!
Le capitaine nous demande de descendre dans la cabine où il va nous être servi un whisky agrémenté d’un glaçon qui date de millier d’années…qui provient de la glace environnantes…Une anglaise interpelle alors le capitaine lui demendant s’il fait toujours aussi froid! Le capitaine assez surpris lui répond qu’une telle journée ensoleillée sans vent est exceptionnelle ici…
Puis nous repartons la tête dans les nuages…
Nous reprenons la voiture et visons la carte. Nous constatons assez rapidement que notre circuit nous obligerait à remonter jusque dans le nord du parc proche des « Torres » faites pour la randonnée de montagne que nous ne prévoyons pas de faire voulant plutôt voir les points de vue plus au sud. Nous décidons de téléphoner à l’hôtel de las torres où nous étions attendus le soir même et d’aller dormir à la pousada serrano qui se trouve à l’entrée du parc où nous devons retourner puisque l’embranchement pour la remontée passe par ce point. Ainsi, le lendemain nous aurons toute la journée pour remonter au nord et dormir à l’hôtel de las torres où nous devions être deux soirs de suite.

La pousada serrano nous accueille et nous offre une chambre avec trois lits superposés: ce sera bien suffisant. En outre il y a une petite salle de repos et une salle pour le petit déjeuner. Parfait!

Pont de bois torres del paineNous sommes le 17 février et nous partons vers les saltos, traduisez cascades: la petite et la grande. La première est à une heure de route et la deuxième encore à une heure. Nous passons un pont où il est précisé que la voiture doit passer avec un seul passager: je suis au volant et je demande à Caroline et Nelson de descendre qui s’obstinera à rester dans la voiture prétendant que cela ne craint rien. Ne voulant pas tenter le diable je lui laisse le volant. après tout c’est lui qui tombera dans le torrent!

salto chicotorre del paineLa salto chico est une cascade dont l’eau passe du lago Péhoé au rio Paine.
L’hôtel explora, véritable verrue dans le paysage nous gâche un peu notre plaisir. c’est un bâtiment de béton blanchi qui est au bord de la cascade.  Cela ne nous empêche pas de faire une belle balade aux alentours

torres torres.salto chico PatagonieLe temps semble rester au beau fixe mais par prudence, nous gardons en permanence nos doudounes avec nous, ayant été informés que le temps pouvait changer très vite et la température baisser très vite avec la levée de vents très forts.

salto grandeNous rejoignons après une bonne heure de balade le salto grande.

Je m’approche du bord pour observer le tumulte de l’eau quand je vois en contre bas un arbre perché sur les rochers. Il est impossible de ne pas faire une photo de ce point de vue exceptionnel.salto grande torres del paine                                                                     salto grande Patagonie

  A califourchon sur un rocher suspendu, je me hisse pour faire mon cliché…Caroline m’invective disant que j’étais folle, que ce n’était pas raisonnable bref elle avait peur alors que je ne craignais rien étant bien assise…Voilà donc la photo qui m’a valu de me faire gronder par ma fille!!!! Avouez que cela aurait été dommage de ne pas immortaliser cette superbe image!
salta grandeMais n’étant pas rancunière, son sourire revient vite et nous demandons à une personne de nous prendre, cette photo nous apportera la surprise d’un arc en ciel dans l’objectif. L’atmosphère se réchauffe encore et nous tombons le pull…Quand nous serons rentrés et que nous montrerons nos photos à ma soeur qui était passée dans le pac trois jours avant nous, elle sera dégoûtée: ils ont été emmitoufflés pendant toute leur séjour à cause de la pluie et du vent glacé!!! Nous mesurons notre chance d’avoir pu apprécier la beauté du paysage dans toute sa splendeur.Surtout quand l’on sait que la température en été oscille entre 17° et 5°!

vers le mirador de cuernos PatagonieUn petit chemin nous indique le mirador cuernos. C’est un sentier sauvage qui borde la rive du lago Péhoé de 4 kilomètres. Nous en ferons deux avant de rebrousser chemin, devant rejoindre encore l’hôtel à 35 kilomètres, sachant que des points de vue et autres curiosités sont à voir sur le chemin.

lago péhoé Patagonie

Lago PéhoéL’après-midi touche à sa fin et nous arrivons à l’hôtel de « las Torres ». Ils se situent juste en dessous du massif, sur une vaste étendue de landes. C’est une bâtisse massive et rudimentaire de type auberge de jeunesse avec des chambres aux lits superposés. Pour ceux qui ont connu les colos, cela y ressemble…

Nous passerons la nuit et le lendemain matin à lézarder,  nous contentant de marcher aux alentours de l’hôtel. Puis nous reprenons la route vers Puerto Natales pour retourner à l’hôtel « Francis Drake ». Il nous reste un peu de temps avant la soirée ce qui nous permet d’aller au « craft market », où sont rassemblées de petites boutiques d’artisanat. De retour à pied vers l’hôtel, nous sommes suivis par plusieurs chiens qui nous adoptent le temps de notre promenade.

Punta Arena Patagonie Départ pour Punta Arena tôt le lendemain matin pour profiter de la ville. Trois heures de route et nous voilà dans les faubourgs. Nous voyons un curieux bâtiment en feraille.

Nous nous dirigeons vers le centre. sur le chemin, des pancartes nous indiquent le cimetière comme un lieu à visiter. cimetière punta arenaok…effectivement, cet immense cimetière vaut le détour par sa démesure.
De très grandes allées bordées de cyprès tout aussi grands quadrillent le cimetière. Des mausolées énormes, à l’architecture soignée côtoient de petites tombes modestes car ici, il semble que c’est dans la mort que l’on doit montrer sa richesse; Il s’ensuit une « compétition » du plus grand mausolée…Ce qui frappe également, ce sont les noms en provenance de toutes les contrées du monde, particulièrement de Croatie qui représente 50% de la population, qui a fait de Punta Arenas une ville cosmopolite.

cimetière Punta ArenasAprès cette visite improvisée, nous poursuivons notre tour de la ville.
Mais nous manquons de temps pour véritablement l’investir et ne faisons que parcourir les rues d’autant que nous avons le ventre vide car notre petit déjeuner n’est plus qu’un lointain souvenir! Notre choix se fait dans un restaurant du centre qui n’aura pas grand intérêt.
La ville s’est développée autour de son port, noeud stratégique commercial. Malgré quelques bâtiments cossus, les rues sont assez banales et restons un peu sur notre faim, de visites puisque nos estomacs sont pleins! Sans doute y aurait davantage à explorer mais nous n’en avons pas le temps devant rendre la voiture à 17h à l’aéaroport qui se trouve encore à 20 kilomètres..
Nous quittons donc Punta Arenas pour retrouver la capitale. Notre vol est à 19h et notre arrivée à Santiago est prévue à 22h30.
Un taxi nous ramène dans le quartier de Providencia où habite ma nièce.

Santiago, la belle sud américaine

Trois  jours pour découvrir la capitale.
la monedaPour notre première journée, nous voulons monter sur la colline de San Cristobal, coiffée de la haute statue de la vierge. Mais avant cela, nous souhaitons voir le palais de la Moneda,  partiellement détruite par les bombardements du coup d’état de 1973 dirigé par Augusto Pinochet, dont la poigne garda le pays sous une des dictatures les plus terribles du siècle.C’est dans ses murs que Salvador Allende, alors président, se suicida. Le garde gardant l’entrée, impressionnant par sa stature a accepté d’être pris en photo…

santiago métroPour ce faire, nous prenons le métro qui je dois dire m’a impressionnée par sa propreté et son calme! Nous sommes loin des rames bondées et puantes de notre métro parisien. il a été réalisé par une entreprise franco-chilienne.
Après ce petit tour, nous revenons sur nos pas pour rejoindre San Cristobal.
santiago orange   La colline de San cristobal se trouve tout près du quartier Providencia. Nous sommes ainsi sûr de ne pas trop nous éloigner à pied.
Sur le chemin, nous achetons un jus d’orange pressé devant nous avec de VRAIES oranges, impossible de résister!
santiago lamasPour accéder au funiculaire, nous traversons un joli parc où on propose aux enfants de tours de ….LAMAS. et oui ici pas de poneys!
santiago funiculaireLa montée dans le funiculaire est  longue car le dénivellé est assez important.
Nous débouchons sur l’esplanade avec une vue imprenable sur Santiago. Le jeu étant de repérer l’immeuble rue Anonio Varas…Mais nous n’y parviendrons pas! Tout se ressemble vue d’une si grande hauteur.

 vue santiagoVierge San cristobal santiagoNous montons une flopée de marches qui nous amène à un terre plein central en forme d’arène où sont disposés des gradins. Au centre un autel. Sans doute des messes sont-elles célébrées dans ce site exceptionnel. Au dessus de nous la masse de la statue de la Vierge.
Le temps d’admirer la vue sous toute ses coutures et nous repartons par un chemin qui théoriquement redescent la colline par l’arrière…Enfin c’est ce qui est indiqué sur le plan….Las après des kilomètres (en tout cas cela m’a paru très long et éreintant, j’ai été même jusqu’à retirer mes sandales tellement mes pieds étaient endoloris) sous un cagnard assoiffant, nous nous retrouvons au dessus d’un quartier qu’on aurait dit ne plus être Santiago! santiago san cristobalNous bifurquons à un croisement et enfin nous retrouvons la civilisation!!! et surtout des arbres qui nous apportent un peu d’ombre. le temps de souffler un peu et c’est reparti. Le chemin descend dans la forêt jusqu’à une aire de jeux.

Fatigués, nous rentrons.

Le lendemain, nous sommes invités par Roberto et Veronica au mercado centrale, vaste halles où se tient un marché permanent qui vend des produits alimentaires de toutes sortes, dont les produits de la mer. dans son enceinte on peut manger sur place, des petits restaurant étant installés à l’étage, en terrasse où vous mangez au dessus du marché. Nous guidés dans nos choix par nos deux amis chiliens.
C gare eiffel Santiago‘est aussi l’occasion pour nous de voir la gare centrale, bijou d’architecture construite encore une fois par Gustave Eiffel.
Après avoir dégusté les spécialités du pays des crabes et de petites huitres très savoureuses, nous laissons là nos amis pour repartir visiter le  quartier bohème de Bellavista où se trouve notamment la maison du poète Pablo Neruda. C’est un quartier coloré où de très belles maisons bourgeoises côtoient des ateliers d’artistes et de nombreuses galeries de peinture.bellavista Santiago87jardin santiago 88maison santiago santiago7 santiago9Ici aussi, des chiens nous accompagnent le temps d’une balade.
Nous retournons à l’appartement nous reposer un peu avant de ressortir pour aller manger un restaurant pour notre dernière soirée à Santiago, invités par Julie et Carlos, tout juste rentrés du Brésil. Il nous font le plaisir de nous emmener dans un très beau restaurant avec une carte exquise… Un beau souvenir pour notre départ du lendemain vers Madrid avant de rejoindre notre petit village vendéen.
Départ à l’aéroport le 23 février pour un vol à 15h30…Arrivée à Madrid à 9h40 le lendemain…puis vol vers Nantes à 10h30 Arrivée à 11h55…Mais c’était sans compter notre spécialité bien française qui est d’ailleurs d’actualité au moment où j’écris ces lignes: UNE GRÈVE…

Nous tombons au tout début d’un préavis de grève déposé par tous les aéroports français…Je ne vais pas vous raconter les détails de cette triste épopée mais j’ai pu enfin dormir dans mon lit après 78 heures de voyage. J’ai erré à la recherche d’un vol pendant deux jours à l’aéroport de Madrid.  Mon mari qui avait réussi à obtenir un vol pour Bordeaux est remonté en Vendée pour récupérer sa voiture,est redescendu jusqu’à la frontière espagnole pour me remonter… A peine arrivée, je vois avec effarement à la télévision l’aéroport de Santiago en partie détruit par le terrible seisme qui 24heures après notre départ dévasta le Chili.
Epuisée, malgré ce retour catastrophique je me suis dit que nous avions eu beaucoup de chance…

Une dernière chose avant de clore: partout où nous avons acheté quelque chose, jusqu’en les coins les plus reculés, nous avons reçu une facture en échange du moindre peso versé….cogitez là dessus et au prochain carnet de voyage espérant vous avoir fait découvrir, un peu, ce fantastique pays qu’est le Chili.

Merci à Julie, Carlos, Veronica, Roberto, Ginette, Manuel, Carolina, Johnny, Andina, Michel, Crisitan, Carolina, Olaya et Rodrigue pour leur accueil et leur générosité.

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3 réflexions au sujet de « Chili: le bout du monde »

  1. Un beau texte et de magnifiques photos qui me donnent envie de suivre tes traces au Chili. On a tous le droit de rêver… et qui sait le rêve deviendra peut-être réalité!

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Blog de valérie jean biographe

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