{"id":12,"date":"2012-11-02T19:28:05","date_gmt":"2012-11-02T17:28:05","guid":{"rendered":"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr2012\/11\/02\/ma-vie\/"},"modified":"2012-11-02T19:28:05","modified_gmt":"2012-11-02T17:28:05","slug":"ma-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=12","title":{"rendered":"Le livre de la biographie \u00ab\u00a0Ma Vie\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<h1>&nbsp;biographie \u00ab\u00a0Ma vie\u00a0\u00bb<\/h1>\n<h1><a href=\"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/couv-laborie3jpg1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-1068\" src=\"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/couv-laborie3jpg1-211x300.jpg\" alt=\"ma vie\" width=\"211\" height=\"300\"><\/a><\/h1>\n<p align=\"left\">Un travail effectu\u00e9 sur la base de 14 heures d&rsquo;entretiens. La couverture a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration de Nathalie Richard, illustratrice.Ce livre, en \u00e9dition familiale et priv\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par les Editions Scripta.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>&nbsp;R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le livre d&rsquo;une femme ayant connu les bonheurs et les malheurs d&rsquo;une vie simple boulevers\u00e9e par le deuil et le handicap qui repartira avec courage en apprenant \u00e0 ses enfants et petits enfants la joie de vivre dans son pays basque natal.<\/p>\n<h2><strong>EXTRAIT DU LIVRE \u00ab\u00a0Ma vie\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/strong><\/h2>\n<p><!--more--><\/p>\n<h2><em>La cour des miracles<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><em>Mon p\u00e8re, Andr\u00e9 L, travaillait comme toupilleur dans une scierie.C\u2019\u00e9tait une entreprise familiale dont la grand-m\u00e8re du patron \u00e9tait l\u2019amie de la grand-m\u00e8re de papa, ce qui ne lui apporta aucun privil\u00e8ge particulier. Notre foyer se situait dans un ensemble d\u2019habitations appartenant au propri\u00e9taire de la scierie qu\u2019il louait \u00e0 ses ouvriers.&nbsp;<em><em><em>C&rsquo;\u00e9tait une quartier exclusivement r\u00e9serv\u00e9 aux ouvriers de la scierie et tous les enfants jouaient ensemble, y compris les enfants du patron. Nous ne sentions aucune diff\u00e9rence avec eux. C&rsquo;\u00e9tait la cour des miracles! On \u00e9tait tout le temps dehors et on s&rsquo;appelait par la fen\u00eatre pour jouer. La cour r\u00e9sonnait de nos pr\u00e9noms, cri\u00e9s par les m\u00e8res impatientes de voir leurs rejetons venir manger.Il n\u2019en subsiste rien aujourd\u2019hui, la r\u00e9novation urbaine \u00e9tant pass\u00e9e par l\u00e0.<\/em><\/em><\/em><\/em><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><em><em><em><em>Nous vivions dans un appartement modeste au fond d\u2019une cour, sans eau, sans salle de bain et sans toilettes. Il y avait un robinet ext\u00e9rieur, et nous les filles on allait remplir des baquets pour les besoins quotidiens.<br \/>\nTous les matins on faisait une toilette de chat. Quand arrivait le samedi, on remplissait le grand baquet avec l\u2019eau chaude chauff\u00e9e dans le grand faitout, au milieu de la cuisine et chacun passait pour la grande toilette.<br \/>\n<\/em><\/em><\/em><\/em><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em> <em>Le patron de papa \u00e9tait un homme dur et directif. On l&rsquo;appelait \u00ab\u00a0le vieux p\u00e9p\u00e9\u00a0\u00bb. Je me souviens que quelquefois, surtout pendant la guerre, on se glissait dans l&rsquo;atelier pour piquer du bois pour se chauffer mais on n&rsquo;avait pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 se faire prendre. On ne voyait pas de mal \u00e0 cela vu qu&rsquo;il br\u00fblait les chutes de bois au lieu de nous les donner. Les ouvriers travaillaient pourtant tr\u00e8s dur, battant souvent la semelle pour se r\u00e9chauffer car l&rsquo;atelier \u00e9tait glac\u00e9 et ils devaient faire des heures suppl\u00e9mentaires pour am\u00e9liorer l&rsquo;ordinaire.\u00a0\u00bb<br \/>\n&#8230;<\/em><\/em><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><em><em>Une \u00e9ducation saine et encadr\u00e9e<\/em><\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><em><br \/>\nNous allions \u00e0 la messe tous les dimanches, v\u00eatues de nos plus belles robes car c\u2019\u00e9tait le moment o\u00f9 on se montrait \u00e0 tous les habitants du quartier.<br \/>\nNous \u00e9tions tr\u00e8s bien habill\u00e9es car maman tenait \u00e0 ce qu\u2019on soit bien mise. Elle achetait du tissu et faisait faire nos v\u00eatements par une cousine qui \u00e9tait couturi\u00e8re de m\u00e9tier.<br \/>\nOn allait au cat\u00e9chisme et au patronage. Madame A, qui habitait dans notre cour des miracles \u00e9tait une femme tr\u00e8s croyante et tr\u00e8s charitable. Elle prodiguait des soins, comme des piq\u00fbres, aux plus d\u00e9munis. Le dimanche, elle pr\u00e9parait des cr\u00eapes ou des beignets que j\u2019allais porter apr\u00e8s la messe \u00e0 une petite mamie. En r\u00e9compense, j\u2019avais droit \u00e0 un beignet ce qui me satisfaisait grandement.<br \/>\nIl y avait aussi le jour de la f\u00eate dieu. V\u00eatue de ma robe blanche et avec ma couronne de fleurs sur la t\u00eate, je d\u00e9ambulais fi\u00e8rement, ma corbeille remplie de p\u00e9tales de roses, ramass\u00e9s le matin dans le jardin, que je lan\u00e7ais pendant la procession.<br \/>\nJe me souviens aussi que j\u2019allais souvent au cimeti\u00e8re, qui n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s loin de chez nous, nettoyer les tombes des oubli\u00e9s et les orner avec des fleurs ramass\u00e9es dans la poubelle ou avec des croix faites de perles que je r\u00e9cup\u00e9rais. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 l\u2019\u00e2me d\u2019une assistante sociale !<\/em><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><em>Les r\u00e8gles de la maison<\/em><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Les r\u00e8gles \u00e0 table, comme dans beaucoup de familles \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9taient simples : il fallait finir son assiette, ne se lever de table qu\u2019apr\u00e8s le repas termin\u00e9 et ne pas retourner le pain. Mon p\u00e8re nous rappelant souvent : \u00ab c\u2019est assez dur de gagner sa cro\u00fbte pour ne pas gaspiller \u00bb. J\u2019ai encore l\u2019image de l\u2019assiette d\u2019Yvonne, qui n\u2019aimait pas les l\u00e9gumes, ornement<\/em>\u00e9<em>e d\u2019une couronne de l\u00e9gumes qu\u2019elle laissait soigneusement sur tout le pourtour de son assiette !<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\" rel=\"license\"><img decoding=\"async\" style=\"border-width: 0;\" src=\"http:\/\/i.creativecommons.org\/l\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/88x31.png\" alt=\"Licence Creative Commons\"><\/a><br \/>\nCe(tte) \u0153uvre est mise \u00e0 disposition selon les termes de la <a href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\" rel=\"license\">Licence Creative Commons Attribution &#8211; Pas d\u2019Utilisation Commerciale &#8211; Pas de Modification 2.0 France<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait une quartier exclusivement r\u00e9serv\u00e9 aux ouvriers de la scierie et tous les enfants jouaient ensemble, y compris les enfants du patron. Nous ne sentions aucune diff\u00e9rence avec eux.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait la cour des miracles! on \u00e9tait tout le temps dehors et on s&rsquo;appelait par la fen\u00eatre pour jouer. La cour r\u00e9sonnait de nos pr\u00e9noms, cri\u00e9s par les m\u00e8res impatientes de voir leurs rejetons venir manger.<\/p>\n<p>Le patron de papa \u00e9tait un homme dur et directif. On l&rsquo;appelait \u00ab\u00a0le vieux p\u00e9p\u00e9\u00a0\u00bb. Je me souviens que quelquefois, surtout pendant la guerre, on se glissait dans l&rsquo;atelier pour piquer du bois pour se chauffer mais on n&rsquo;avait pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 se faire prendre. On ne voyait pas de mal \u00e0 cela vu qu&rsquo;il br\u00fblait les chutes de bois au lieu de nous les donner.<\/p>\n<p>Les ouvriers travaillaient pourtant tr\u00e8s dur, battant souvent la semelle pour se r\u00e9chauffer car l&rsquo;atelier n&rsquo;\u00e9tait pas chauff\u00e9 et ils devaient faire des heures suppl\u00e9mentaires pour am\u00e9liorer l&rsquo;ordinaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2387,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[34,100,148],"class_list":["post-12","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-les-biographies-realisees","tag-biographie","tag-memoire-dune-epoque","tag-transmission"],"aioseo_notices":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}