{"id":2181,"date":"2018-02-23T11:54:15","date_gmt":"2018-02-23T10:54:15","guid":{"rendered":"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=2181"},"modified":"2018-02-23T11:54:15","modified_gmt":"2018-02-23T10:54:15","slug":"une-vie-a-saint-nicolas-de-brem-biographie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=2181","title":{"rendered":"Une vie \u00e0 Saint-Nicolas de Brem- biographie"},"content":{"rendered":"<h1>Une vie \u00e0 Saint-Nicolas de Brem<\/h1>\n<p>Une <strong>biographie<\/strong> r\u00e9alis\u00e9e par B\u00e9atrix Boujasson en collaboration avec Val\u00e9rie Jean-Biographe<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/BOUJASSON-copie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2182 size-full\" src=\"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/BOUJASSON-copie.jpg\" alt=\"Biographie-Saint-Nicolas de Brem\" width=\"800\" height=\"1135\" \/><\/a><\/p>\n<h3>EXTRAITS DU LIVRE<\/h3>\n<h4>Le temps des vacances<\/h4>\n<p>Mes vraies vacances ont d\u00e9but\u00e9 lorsque j&rsquo;avais neuf ans \u00e0 la Brardi\u00e8re, un petit village pr\u00e8s de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Olonne o\u00f9 habitaient mes grands-parents. Je retrouvais l\u00e0-bas, mes deux cousines.<\/p>\n<p>Grand p\u00e8re \u00e9tait forgeron et viticulteur en m\u00eame temps. C&rsquo;\u00e9tait un homme tr\u00e8s instruit et d\u00e9veloppant des talents d&rsquo;artistes. Nous gardons un bon souvenir de lui. C\u2019\u00e9tait un Monsieur tr\u00e8s estim\u00e9 dans son village, tout d\u2019abord comme forgeron mais aussi comme \u00e9crivain public car presque tous les habitants du village venaient le trouver pour r\u00e9diger leurs courriers. Il avait \u00e9galement le don de bien dessiner. Pour nous il \u00e9tait le patriarche, et nous n&rsquo;osions pas lui poser trop de questions. Il faut dire qu&rsquo;en ce temps l\u00e0 les enfants devaient rester \u00e0 leur place : \u00e9couter et ne pas s&rsquo;immiscer dans les conversations des grands.<\/p>\n<p>Notre journ\u00e9e commen\u00e7ait avec le petit-d\u00e9jeuner, o\u00f9 l&rsquo;on appr\u00e9ciait le beurre fabriqu\u00e9 par les soins de grand-m\u00e8re avec le bon lait des vaches de la ferme, pr\u00e9sent\u00e9 dans un beurrier en bois, travaill\u00e9 au couteau repr\u00e9sentant une vache et des fleurs. Puis de 9 h \u00e0 10 h, arrivait le moment fatidique des devoirs de vacances! C&rsquo;est le moment que nous aimions le moins pendant nos vacances. Grand-p\u00e8re \u00e9tait tr\u00e8s \u00e0 cheval l\u00e0-dessus. Il s\u2019asseyait \u00e0 la table en face de nous et nous avions droit pendant 1 heure, chaque matin, \u00e0 la r\u00e9vision du calcul et du fran\u00e7ais.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Grand\u2019 m\u00e8re s\u2019occupait des animaux: trois vaches, des poules, des lapins et pendant notre s\u00e9jour, pour notre plus grand plaisir, nous l&rsquo;aidions dans ces taches. C&rsquo;\u00e9tait une femme tr\u00e8s active et \u00e9galement tr\u00e8s coquette, se pr\u00e9occupant de la derni\u00e8re mode. D&rsquo;ailleurs, elle avait sans doute su nous initier car pendant notre gardiennage, nous nous occupions \u00e0 d\u00e9couper des photos des nouvelles robes dans les catalogues de berg\u00e8res de France &#8211; et oui cela existait d\u00e9j\u00e0 !<br \/>\nDans notre imagination, nous \u00e9tions les petites reines de ce petit royaume o\u00f9 la vie s&rsquo;\u00e9coulait paisiblement, au gr\u00e9 de notre fantaisie.<\/p>\n<p>En face de la maison, il y avait un grand jardin potager ou fruitier, o\u00f9 l\u2019on s\u2019\u00e9tait fabriqu\u00e9 une cabane avec pour plafond des couvertures. Bien entendu, nous avions pr\u00e9vu un coin chambre et un coin cuisine.<\/p>\n<p>Quelques pas plus haut, c\u2019est \u00e0 dire au milieu du jardin, se trouvaient les toilettes,\u00a0\u00a0 un petit cabanon en bois dont la porte se fermait par un crochet. C&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s rustique avec des journaux, d\u00e9coup\u00e9s en carr\u00e9s, en guise de papier-toilette&#8230;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la s\u00e9ance scolaire avec Grand-p\u00e8re, nous partions mettre les vaches \u00e0 pa\u00eetre dans le marais pour la journ\u00e9e. Pour d\u00e9jeuner, nous faisions un pique-nique au bord du marais o\u00f9 nous allions p\u00eacher des coques.<\/p>\n<p>Je me souviens de beaux jours d\u2019\u00e9t\u00e9, baign\u00e9s de soleil, o\u00f9 nous jouions \u00e0 la fermi\u00e8re. On s&rsquo;amusait bien, m\u00eame si j&rsquo;ignore comment nos trois vaches Blanchette, Roussette et Rosette appr\u00e9ciaient leurs filles au pair ! En tous cas elles nous donnaient du fil \u00e0 retordre pour arriver jusqu\u2019au marais o\u00f9 elles devaient brouter toute la journ\u00e9e. Un jour, le long de la route, elles avaient fait une incursion dans le champ de choux de chez la voisine !<\/p>\n<p>Nous avions entre dix et treize ans,\u00a0 et assez de malice pour faire des b\u00eatises comme de d\u00e9tacher un bateau &#8211; bien entendu sans la permission du propri\u00e9taire &#8211; afin de faire un tour de rivi\u00e8re.<\/p>\n<p>Le soir, on rapatriait les b\u00eates vers 17 heures \u00e0 l&rsquo;\u00e9table pour la traite. Le lait recueilli passait dans l&rsquo;\u00e9cr\u00e9meuse pour recevoir la cr\u00e8me que j&rsquo;adorais &#8211; et que j&rsquo;aime toujours- On la fouettait \u00e0 tout de r\u00f4le afin de fabriquer le beurre, celui qu&rsquo;on d\u00e9gustait avec plaisir \u00e0 notre table. Nous n\u2019avions \u00e9videmment pas de batteur \u00e9lectrique, ni de r\u00e9frig\u00e9rateur. C&rsquo;\u00e9tait le puits dans la cour qui faisait office de conservateur d&rsquo;aliments. On le mettait dans un seau que l&rsquo;on descendait au ras de l&rsquo;eau et pour le remonter il n\u2019y avait plus qu\u2019\u00e0 tirer la corde.<\/p>\n<p>Les taches m\u00e9nag\u00e8res se soldaient par la corv\u00e9e d&rsquo;eau, car l&rsquo;eau courante n&rsquo;existait pas; mais je devrais plut\u00f4t parler de plaisir d&rsquo;aller chercher l&rsquo;eau \u00e0 la fontaine et ramener une grande bassine d&rsquo;eau, qui servirait \u00e0 tous les usages domestiques y compris pour boire.<\/p>\n<p>Puis arrivait la fin de la semaine, jour du bain. Le samedi matin, il nous fallait aller \u00e0 la fontaine chercher de l\u2019eau, \u00e0 300 m de la maison pour ensuite la laisser chauffer au soleil la journ\u00e9e pour qu\u2019elle soit chaude pour le bain du soir. Nous le prenions alors dans la cour \u00e0 tour de r\u00f4le. Ma cousine avait une superbe chevelure qu\u2019il fallait d\u00e9m\u00ealer. Grand-M\u00e8re prenait la brosse \u00e0 chien dent, une m\u00e9thode radicale!<\/p>\n<p>Grand-m\u00e8re ne craignait pas de nous emmener faire de la marche \u00e0 pied! Organiser un pique-nique \u00e0 la plage en passant par les marais sur 2 km, puis rejoindre la for\u00eat que nous parcourions encore sur 2 autres km avant d&rsquo;arriver enfin \u00e0 la mer&#8230;sans compter le retour!!!<\/p>\n<p>Le Dimanche, nous partions \u00e0 pied \u00e0 l\u2019Ile d\u2019Olonne pour assister \u00e0 la messe de 10 h pendant que Grand-p\u00e8re partait en v\u00e9lo. Sur la route on voyait les habitantes de la Salaire et de la Brardi\u00e8re, perch\u00e9es sur leurs v\u00e9los et ce qui nous amusait le plus, c\u2019\u00e9tait qu\u2019elles avaient toutes le manteau relev\u00e9 et attach\u00e9 \u00e0 la taille avec une \u00e9pingle de s\u00fbret\u00e9, pr\u00e9caution pour ne pas le t\u00e2cher . Elle nous saluaient tout en p\u00e9dalant, nous criant un \u00ab\u00a0bonjour les filles\u00a0\u00bb qui nous encourageait un peu plus \u00e0 poursuivre notre chemin.<\/p>\n<p>En arrivant au bourg, nous allions chez la tante, s\u0153ur de Grand-p\u00e8re, qui nous donnait un verre de limonade et des petits g\u00e2teaux pour la route du retour. Et toujours de notre pied comme aurait dit Grand-M\u00e8re!<\/p>\n<p>L\u2019apr\u00e8s midi, nous nous reposions au bord de la route, et nous comptions les voitures: huit ou neuf passaient et encore !!! Quelquefois, nous attendions sur le bord du chemin le petit train pour Saint-Martin, aujourd\u2019hui devenu Brem sur Mer. Comme il tardait \u00e0 arriver, Grand-m\u00e8re, toujours aussi impatiente, nous lan\u00e7ait:<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0\u00bb Allez mes petites filles nous partons de notre pied \u00e0 travers la ligne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce qui voulait dire: suivre les rails. Alors l\u00e0 je n\u2019\u00e9tais pas fi\u00e8re et je regardais sans arr\u00eat derri\u00e8re moi si le train arrivait\u00a0! Finalement, il avait souvent beaucoup de retard car il est arriv\u00e9 plusieurs fois qu&rsquo;on arrive en m\u00eame temps que lui!!!<\/p>\n<p>Pas question donc de se plaindre de la fatigue avec grand-m\u00e8re mais loin d&rsquo;\u00eatre traumatis\u00e9es, nous \u00e9tions ravies de ses longues marches vivifiantes et sereines.<\/p>\n<p>Parfois, nous allions aussi chez nos grands-parents pendant les vacances d\u2019hiver, lov\u00e9s autour de la grande chemin\u00e9e pr\u00e8s de laquelle grand-m\u00e8re prenait soin de pendre nos chemises de nuit sur un fil avec une \u00e9pingle afin qu&rsquo;elles soient chaudes au moment du coucher. C&rsquo;est \u00e0 ce moment que nous r\u00e9citions la pri\u00e8re du soir, entre nos grands-parents. \u00c0 notre droite, le grand-p\u00e8re, tr\u00e8s recueilli car, \u00e9tant tr\u00e8s croyant, la pri\u00e8re \u00e9tait pour lui tr\u00e8s importante ; et \u00e0 notre gauche, la grand-m\u00e8re qui quelquefois se faisait rappeler \u00e0 l&rsquo;ordre par son \u00e9poux \u00a0\u00bb Marie pas si vite\u00a0\u00bb. Elle aurait voulu que ce soit fini avant de commencer, \u00e9tant beaucoup moins pratiquante que son mari.<\/p>\n<p>Ces ann\u00e9es furent les meilleures de mon enfance car en 1946 vint le moment de quitter mon village pour partir en pension \u00e0 La Roche-sur-Yon.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette date, les vacances se r\u00e9sumaient \u00e0 f\u00eater le nouvel an chez les grands-parents o\u00f9 nous d\u00e9gustions les anguilles du marais, baign\u00e9es de sauce de grand-m\u00e8re dont j&rsquo;ai perdu la recette! Quel dommage! L&rsquo;apr\u00e8s-midi, je m&rsquo;\u00e9clipsais avec les autres jeunes, laissant les adultes \u00e0 leurs conversations pour aller souhaiter la bonne ann\u00e9e dans le village, notamment aux autres membres de la famille qui \u00e9taient ravis de recevoir notre visite. Nous ne repartions jamais les mains vides: bonbons, g\u00e2teaux ou petites pi\u00e8ces de 10 centimes ou 20 cts remplissaient nos poches&#8230; Aujourd&rsquo;hui, les grands-parents ne sont plus l\u00e0, la maison a \u00e9t\u00e9 vendue et seul le marais reste de cette p\u00e9riode tant aim\u00e9e, terre que je partage avec mon fr\u00e8re et ma soeur.<\/p>\n<h4>La communion solennelle<\/h4>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait un acte de foi tr\u00e8s important pour les S\u0153urs de la congr\u00e9gation de Mormaison en Vend\u00e9e qui dirigeaient l&rsquo;\u00e9cole priv\u00e9e. Pour moi, le grand jour fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le 12 Mars 1945, j\u2019avais 11 ans. Cela d\u00e9butait par une retraite de trois jours \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole o\u00f9 nous \u00e9coutions l\u2019Abb\u00e9 nous expliquer la religion sous toutes les coutures. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas r\u00e9jouissant mais pendant ce temps on ne faisait pas la classe ce qui ne me d\u00e9plaisait pas !<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e l\u00e0, nous \u00e9tions seize communiantes \u00e0 monter sagement les marches de l&rsquo;\u00e9glise, rev\u00eatues de nos robes de mousseline blanches agr\u00e9ment\u00e9es d&rsquo;une ceinture d&rsquo;une aum\u00f4ni\u00e8re et d&rsquo;un chapelet pendant le long de la robe.<\/p>\n<p>Avec solennit\u00e9, nous entrions dans l&rsquo;\u00e9glise, un cierge allum\u00e9 en main, sous le regard r\u00e9jouit de nos familles et amis, qui \u00e0 notre suite nous rejoignaient pour assister \u00e0 la grand-messe chant\u00e9e. Puis c&rsquo;\u00e9tait les retrouvailles avec mes cousines.<\/p>\n<p>La semaine suivante, pour faire plaisir \u00e0 une autre cousine, s\u0153ur carm\u00e9lite au couvent des Victimes du Sacr\u00e9 c\u0153ur \u00e0 la Roche sur Yon, nous avions<\/p>\n<p>rev\u00eatues nos tenues de Communiante pour faire un peu les mannequins -si on peut dire- devant toutes les s\u0153urs r\u00e9unies de la congr\u00e9gation, isol\u00e9es du reste du monde avant de rejoindre la chapelle. \u00c0 la fin, elles nous avaient remerci\u00e9es par quelques g\u00e2teries. Nos parents nous attendaient au parloir n&rsquo;ayant pas l&rsquo;autorisation d&rsquo;entrer, comme adulte, au couvent.<\/p>\n<p>Cette parenth\u00e8se heureuse s&rsquo;acheva par mon retour \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de Saint-Martin de Brem pour un quotidien moins plaisant!<\/p>\n<h4>Une escapade \u00e0 Paris<\/h4>\n<p>Il n&rsquo;\u00e9tait pas question de prendre de vacances, en ce temps l\u00e0, cela n&rsquo;\u00e9tait pas les habitudes dans les familles rurales. Par contre, ma ch\u00e8re cousine travaillait dans un bureau \u00e0 la Roche sur Yon et avait droit \u00e0 des cong\u00e9s. Elle me proposa de partir \u00e0 Paris avec sa s\u0153ur: le trio \u00e9tait reconstitu\u00e9\u00a0 quelle joie\u00a0!<\/p>\n<p>Mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas gagn\u00e9: il fallait encore convaincre maman de laisser \u00ab\u00a0Titice\u00a0\u00bb, surnom qui m&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 depuis ma naissance, partir \u00e0 la capitale!<\/p>\n<p>1952, c\u2019\u00e9tait l\u2019ann\u00e9e de mes 18 ans, un merveilleux cadeau que ce voyage \u00e0 Paris. D&rsquo;autant que la r\u00e9duction SNCF auquel on avait droit prenait fin dans l&rsquo;ann\u00e9e, autant donc en profiter!<\/p>\n<p>Le d\u00e9part fut accept\u00e9 par toute la famille, sachant que nous \u00e9tions h\u00e9berg\u00e9s \u00e0 notre arriv\u00e9e par des cousins. Je me souviens que des endives nous avaient \u00e9t\u00e9 servies pour le d\u00eener, au demeurant fort peu appr\u00e9ci\u00e9es! En fait, on ne connaissait pas ce nouveau l\u00e9gume, inconnu dans notre Vend\u00e9e. Les cousins nous donn\u00e8rent l&rsquo;adresse d&rsquo;un petit h\u00f4tel dans le fameux quartier Pigalle&#8230;Cela ne nous a pas perturb\u00e9!<\/p>\n<p>Le premier jour, sous l&rsquo;initiative de notre a\u00een\u00e9e, nous avons \u00e9tudi\u00e9 le plan du m\u00e9tro pour rep\u00e9rer les sites \u00e0 visiter. Et le soir m\u00eame, nous allions voir le spectacle du cirque d&rsquo;hiver&#8230;Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;autre superlatif que super! Vraiment super!<\/p>\n<p>Pour notre deuxi\u00e8me soir\u00e9e, direction l&rsquo;op\u00e9ra comique o\u00f9 se jouait \u00ab\u00a0Madame Bovary\u00a0\u00bb. En bonne provinciale, sans le savoir, nous sommes entr\u00e9es par les coulisses! Personne ne nous en tint rigueur et la chance \u00e9tait avec nous car gr\u00e2ce \u00e0 un d\u00e9sistement de derni\u00e8re minute, nous avons b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de places au premier rang, dans l&rsquo;univers feutr\u00e9 et bourgeois des fourrures et des parfums haut de gamme!<br \/>\nCela ne m&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9, d\u00e8s les lumi\u00e8res \u00e9teintes, de me d\u00e9chausser pour profiter pleinement du spectacle sans avoir \u00e0 souffrir de mes pieds fourbus et enfl\u00e9s d&rsquo;avoir arpenter les rues parisiennes! Le spectacle enchanteur nous a ravi mais \u00e0 la fin du spectacle: nous ne trouvions plus mes chaussures! Nous avons \u00e9t\u00e9 alors prises d&rsquo;un terrible fou rire m\u00eame si la situation \u00e9tait inqui\u00e9tante&#8230;Partir dans Paris le soir pied nus \u00e9tait une perspective que je n&rsquo;envisageais pas! \u00c0 quatre pattes sous les fauteuils nous avons fini par les retrouver et avons pu rentrer sereines.<\/p>\n<p>Impossible d&rsquo;aller \u00e0 Paris sans monter \u00e0 la Tour Eiffel&#8230; d&rsquo;autant plus que ma cousine devait remettre une lettre au responsable du restaurant. Malgr\u00e9 notre l\u00e9g\u00e8re petite appr\u00e9hension, nous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien re\u00e7ues avec th\u00e9 et petits g\u00e2teaux, d\u00e9gust\u00e9s autour d&rsquo;une table blanche d\u00e9cor\u00e9e de fleurs&#8230;Superbe. Comme c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;apr\u00e8s-midi, il y avait peu de visiteurs. Ainsi nous avons pu appr\u00e9cier la vue panoramique de la capitale tout \u00e0 loisirs. Nous sommes reparties, contentes de notre apr\u00e8s-midi et flatt\u00e9es que trois jeunes gens ouvrent pour nous les grandes portes coulissantes. En bonne petite provinciale, je suis all\u00e9e leur serrer la main ce qui provoqua un bon fou rire qui nous gagne encore aujourd&rsquo;hui quand on repense \u00e0 ce souvenir!<\/p>\n<p>Nous avons encha\u00een\u00e9 le surlendemain par le spectacle du \u00ab\u00a0chanteur de Mexico\u00a0\u00bb avec Luis Marianno accompagn\u00e9 de Bourvil et de Annie Cordy, jou\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un d\u00e9tour \u00e0 Berck plage, o\u00f9 nous avons peu appr\u00e9ci\u00e9 le vent du nord dans nos jambes sr les immenses plages, notre retour sur Paris nous mena \u00e0 la cath\u00e9drale Notre Dame de Paris&#8230;Un souvenir magnifique. Encore l&rsquo;occasion de raconter une anecdote: Me penchant pour donner une petite obole dans l&rsquo;\u00e9glise, j&rsquo;ai laiss\u00e9 tomber mon billet de retour&#8230;Une bonne \u00e9toile veillait car non seulement je m&rsquo;en suis aper\u00e7u rapidement mais les dames qui \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;accueil dans l&rsquo;\u00e9glise furent heureuses de retrouver la personne \u00e0 qui appartenait la carte de train&#8230;Sans elle, j&rsquo;aurai \u00e9t\u00e9 d\u00e9munie pour rentrer!<\/p>\n<p>Encore aujourd&rsquo;hui je repense \u00e0 ce voyage et \u00e0 toutes les p\u00e9rip\u00e9ties que nous avons travers\u00e9es. Puis ce fut le retour \u00e0 la boulangerie o\u00f9 je retrouvai ma petite vie de vendeuse de pain.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.biographe-valeriejean.fr\/une-vie-a-saint-nicolas-de-brem\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">D&rsquo;autres extraits sur mon site professionnel<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/88x31.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1928 alignleft\" src=\"http:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/88x31.png\" alt=\"creative commons\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a>Ce(tte) \u0153uvre est mise \u00e0 disposition selon les termes de la <a href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\" rel=\"license\">Licence Creative Commons Attribution \u2013 Pas d\u2019Utilisation Commerciale \u2013 Pas de Modification 2.0 France<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une vie \u00e0 Saint-Nicolas de Brem Une biographie r\u00e9alis\u00e9e par B\u00e9atrix Boujasson en collaboration avec Val\u00e9rie Jean-Biographe EXTRAITS DU LIVRE Le temps des vacances Mes vraies vacances ont d\u00e9but\u00e9 lorsque j&rsquo;avais neuf ans \u00e0 la Brardi\u00e8re, un petit village pr\u00e8s de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Olonne o\u00f9 habitaient mes grands-parents. Je retrouvais l\u00e0-bas, mes deux cousines. Grand p\u00e8re &hellip; <a href=\"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=2181\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Une vie \u00e0 Saint-Nicolas de Brem- biographie<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2182,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"aside","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-2181","post","type-post","status-publish","format-aside","has-post-thumbnail","hentry","category-les-biographies-realisees","post_format-post-format-aside"],"aioseo_notices":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2181","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2181"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2181\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}