{"id":2753,"date":"2023-09-04T09:54:49","date_gmt":"2023-09-04T08:54:49","guid":{"rendered":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=2753"},"modified":"2023-09-04T09:54:49","modified_gmt":"2023-09-04T08:54:49","slug":"les-chroniques-des-aventuriers-de-machecoul","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=2753","title":{"rendered":"Les chroniques des aventuriers de Machecoul"},"content":{"rendered":"\n<p>Une<a href=\"https:\/\/www.biographe-valeriejean.fr\/ecrivain-biographe-85\/ecrivain-biographe.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\" biographie \"> biographie <\/a>\u00e9crite par Valerie Jean Biographe<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Couverture-Denois-joz-copie.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Couverture-Denois-joz-copie-709x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2754\" width=\"521\" height=\"753\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les  chroniques des aventuriers de Machecoul<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Extrait du livre<\/h2>\n\n\n\n<p>Laissez-moi vous raconter l\u2019\u00e9pop\u00e9e africaine de mon p\u00e8re, cet homme actif, d\u00e9bordant de projets, qui r\u00e9ussit malgr\u00e9 la difficult\u00e9 des chantiers qu\u2019il menait l\u00e0-bas, a r\u00e9ussi \u00e0 fonder sa famille.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a><a>Le baroudeur solitaire<\/a><\/h2>\n\n\n\n<p>Cette p\u00e9riode pass\u00e9e sur le continent africain d\u00e9bute en 1924 avec son arriv\u00e9e \u00e0 Abidjan en C\u00f4te d\u2019Ivoire pour un engagement de deux ans avec la FAO, (compagnie fran\u00e7aise de l\u2019Afrique occidentale) comme agent de factorerie (bureau de commerce dans les colonies). Apr\u00e8s 1 an, il est en poste \u00e0 Bouak\u00e9 en Haute-Volta.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis en 1926, il quitte la FAO pour retourner en C\u00f4te d\u2019Ivoire dans une exploitation foresti\u00e8re dans la r\u00e9gion du Grand-Bassam.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, apr\u00e8s la guerre de 1914-1918, les routes commerciales sont \u00e0 nouveau ouvertes et il existe des opportunit\u00e9s pour l\u2019exploitation foresti\u00e8re des colonies fran\u00e7aises d\u2019Afrique. C\u2019est ainsi que de nombreuses petites soci\u00e9t\u00e9s disposant de quelques moyens techniques pour exploiter le bois obtiennent des permis de coupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour papa, en 1927, c\u2019est un retour en France pour un cong\u00e9 m\u00e9rit\u00e9. Son voyage par bateau a dur\u00e9 18 jours. La m\u00eame ann\u00e9e, il revient au Gabon employ\u00e9 par la maison UCAF, entreprise d\u2019exploitation foresti\u00e8re. Il est en charge de la commercialisation du bois&nbsp;: comptabilit\u00e9, achat et organisation du transport des grumes. Pour ce faire, il se d\u00e9place dans divers lieux&nbsp;: Port Gentil, Libreville. Puis il est en charge de plusieurs chantiers forestiers. Cela lui permet de lancer un chantier \u00e0 son compte aid\u00e9 de l\u2019UCAF pour obtenir le permis d\u2019exploitation.<\/p>\n\n\n\n<p>La prospection pour \u00e9tablir son chantier est la premi\u00e8re op\u00e9ration&nbsp;: elle a pour but de rep\u00e9rer les arbres exploitables et d\u2019en dresser la carte. C\u2019est leur emplacement qui d\u00e9finit les bases de l\u2019exploitation du chantier&nbsp;: le lieu de campement, les voies de d\u00e9bardage, le lieu de stockage des troncs et leur exp\u00e9dition vers le point d\u2019embarquement.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019abattage se faisait \u00e0 la hache, le d\u00e9bardage avec des lianes ou au \u00ab\u2009mirombo\u2009\u00bb et l\u2019\u00e9vacuation des grumes en radeaux descendant au fil de l\u2019eau jusqu\u2019au port d\u2019embarquement.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 la gestion de son exploitation foresti\u00e8re, papa devient le directeur de la Soci\u00e9t\u00e9 Agricole et Foresti\u00e8re du Gabon.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard, au retour d\u2019un cong\u00e9 en France, il d\u00e9cide de s\u2019associer avec un certain Folquet pour \u00e9tendre ses activit\u00e9s \u00e0 la fabrication d\u2019eau gazeuse, limonade et \u00e0 la boucherie. Il confie ses affaires \u00e0 son associ\u00e9 et repart en cong\u00e9 en France.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019occasion de laisser son c\u0153ur \u00e0 Germaine avec qui il se fiance avant de repartir. L\u2019association sera un \u00e9chec&nbsp;: pour la boucherie, il y avait un gros concurrent et pour la limonade, elle ne se conservait pas et s\u2019alt\u00e9rait trop rapidement.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 l\u2019exploitation foresti\u00e8re en 1930, elle ressent le contre coup de la crise \u00e9conomique de 1929 et le bois ne se vend plus. Mon p\u00e8re se retrouve sans travail. Il fait alors le taxi, des bricoles \u00e0 Libreville avant de partir dans la brousse chasser l\u2019\u00e9l\u00e9phant pour faire le commerce de l\u2019ivoire qui ne rapporte plus assez. Il d\u00e9cide de rentrer en France se ressourcer et retrouver Germaine, sa fianc\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a><a>L\u2019\u00e9pop\u00e9e familiale<\/a><\/h2>\n\n\n\n<p>Mes parents se marient en 1931 et embarquent pour l\u2019Afrique. Mon p\u00e8re est de nouveau employ\u00e9 par l\u2019UCAF \u00e0 Libreville pour la gestion du commerce de bois et l\u2019encadrement de chantiers forestiers. Avec le soutien de Mr\u00a0S, son patron, il ouvre un nouveau chantier forestier pour son compte. Tout marche bien, la vente du bois \u00e9tant bien repartie.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1933, le premier n\u00e9 de la fratrie voit le jour \u00e0 Libreville. En 1934, la famille rentre pour des cong\u00e9s.  En 1935, mes parents retournent au Gabon avec le petit Julien dans leurs bagages par cargo, via la Hollande (Pays bas). Le voyage dura\u00a021jours.<\/p>\n\n\n\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Entreprises Africaines avait bien le permis d\u2019exploitation foresti\u00e8re, mais n\u2019avait pas d\u00e9pos\u00e9 de concession qui consistait \u00e0 d\u00e9limiter au pr\u00e9alable une parcelle d\u00e9limit\u00e9e pour l\u2019exploitation. Mon p\u00e8re doit partir prospecter en for\u00eat pendant plusieurs mois, laissant maman et Jo\u00ebl \u00e0 Libreville.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne s\u2019agissait pas seulement de trouver un peuplement d\u2019okoum\u00e9s (arbres), mais il fallait qu\u2019ils soient valables et qu\u2019ils ne soient pas localis\u00e9s sur une concession d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9e, sachant que les cartes \u00e9taient approximatives, voire fausses\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p>Inutile de dire combien le travail dans la brousse est difficile et ext\u00e9nuant. L\u2019art du rafistolage et de la d\u00e9brouille est essentiel pour un exploitant forestier. Il faut aussi des caract\u00e8res bien tremp\u00e9s pour r\u00e9sister \u00e0 l\u2019isolement et une sant\u00e9 robuste pour affronter le climat tr\u00e8s humide usant les organismes les plus sains. Enfin, le courage est indispensable, de m\u00eame la renonciation \u00e0 une vie tranquille et bien r\u00e9gl\u00e9e\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le travail acharn\u00e9 de papa paye, le bois et les radeaux se vendent bien et d\u00e8s 1937, la famille peut repartir en cong\u00e9 vers la France. C\u2019est pendant cette pause, en janvier 1938 que survient la naissance \u00e0 Nantes de Marie, la seule qui soit n\u00e9e en France, avant de retourner au Gabon en 1938.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon p\u00e8re avait laiss\u00e9 le chantier \u00e0 la garde d\u2019un Europ\u00e9en, Mr\u00a0H qui devait poursuivre le travail et ouvrir un autre chantier\u00a0: pose des rails pour le transport par wagonnet, sorties de route pour \u00e9vacuation du bois, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand ils sont arriv\u00e9s, rien n\u2019\u00e9tait pr\u00eat. La case familiale dans la brousse n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas termin\u00e9e. Malheureusement il ne restait que 2 mois pour sortir le contingent de bois allou\u00e9 pour l\u2019ann\u00e9e. D\u00e8s le lendemain de son arriv\u00e9e, mon p\u00e8re lan\u00e7ait l\u2019abattage\u2026 Il a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9biter tout le bois pr\u00e9vu et \u00e0 l\u2019envoyer \u00e0 l\u2019embarquement en temps voulu.<\/p>\n\n\n\n<p>En cette ann\u00e9e\u00a01939, tout marchait bien\u00a0quand la guerre fut d\u00e9clar\u00e9e\u2009! Dix ans apr\u00e8s la crise de 1929, le monde \u00e9conomique s\u2019arr\u00eate. Mon p\u00e8re se retrouve sans acheteur encore une fois puisque plus aucun cargo ne prend en charge le bois. Comme beaucoup de fran\u00e7ais, mon p\u00e8re est mobilis\u00e9 et il part \u00e0 destination de la Libye via le d\u00e9sert. Mais arriv\u00e9 \u00e0 Brazzaville, au regard de sa situation familiale, comme deux autres soldats il est renvoy\u00e9 \u00e0 Libreville tout en restant mobilis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Jeanine, la troisi\u00e8me de la fratrie na\u00eet en avril 1940.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chantier de bois \u00e9tant quasiment \u00e0 l\u2019arr\u00eat, mon p\u00e8re installe la famille \u00e0 Kango o\u00f9 il d\u00e9marre diverses activit\u00e9s lui permettant de vivre d\u00e9cemment&nbsp;: plantations de caf\u00e9, cacao, ananas, mandarines et avocats, \u00e9levage de porcs, poulets et moutons pour le commerce de d\u00e9tail et de gros. Il cr\u00e9e des boutiques dans toute la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1942, Nad\u00e8ge pointe le bout de son nez.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 ses affaires, papa prend en charge la gestion des concessions d\u2019Europ\u00e9ens coinc\u00e9s en Europe. Il a \u00e9galement l\u2019obligation en temps que mobilis\u00e9 d\u2019effectuer r\u00e9guli\u00e8rement des stages militaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Une ann\u00e9e se passe et \u00e9puis\u00e9s par le climat humide du Gabon, papa d\u00e9cide de partir pour le nord Cameroun o\u00f9 l\u2019air est plus sain. Le voyage se fait en camion pendant trois jours, c\u2019est harassant pour tout le monde. Et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Yaound\u00e9, je tombe malade, \u00e0 cause d\u2019un gros furoncle infect\u00e9. Bien s\u00fbr je n\u2019ai pas de souvenir \u00e9tant bien trop jeune. Je suis hospitalis\u00e9e pendant plus d\u2019un mois \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, maman reste avec moi tandis que mon p\u00e8re et Jo\u00ebl repartent \u00e0 Edbolova avec le reste de la famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon p\u00e8re rejoint le Docteur Gouvelen qui dirige un centre de l\u00e9preux et sommeilleux et qui propose de nous installer \u00e0 Ayos pendant deux mois avant de revenir \u00e0 Kango. Mes parents se relaieront \u00e0 mon chevet \u00e0 Yaound\u00e9 pendant trois mois. Plus tard, vers quatre ans j\u2019ai mang\u00e9 du vert-de-gris, de la moisissure d\u2019un vieux poste de radio. On \u00e9tait en pleine brousse, il n\u2019y avait ni docteur ni d\u2019h\u00f4pital. Maman m\u2019avait gav\u00e9 de lait pendant plusieurs jours pensant endiguer les effets du poison. On sait aujourd\u2019hui que le lait n\u2019a aucun effet en cas d\u2019intoxication, mais c\u2019est ce qui se disait \u00e0 l\u2019\u00e9poque. J\u2019avais \u00e9t\u00e9 bien malade, mais mon corps a repris le dessus.<\/p>\n\n\n\n<p>Maman cousait tous nos v\u00eatements. Un jour, je me suis enfonc\u00e9 l\u2019aiguille de la machine \u00e0 coudre de maman dans le doigt. Mes parents ont eu beaucoup de mal \u00e0 la retirer et ont \u00e9videmment g\u00e9r\u00e9 la situation au mieux, en appliquant un d\u00e9sinfectant et surveillant la plaie. Bon sang que j\u2019ai eu mal. Seulement je peux dire que je n\u2019ai plus jamais touch\u00e9 une machine \u00e0 coudre ou m\u00eame une aiguille\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p>En 1944, na\u00eet Micheline la benjamine de la famille. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, mon fr\u00e8re est reparti tout seul en France, sur le Hoggar bateau faisant la liaison avec l\u2019Afrique, pour pouvoir poursuivre sa scolarit\u00e9. Il \u00e9tait attendu par notre grand-m\u00e8re Jeanne Rollin, qui prendra soin de lui pendant tout le temps de notre absence.<\/p>\n\n\n\n<p>Les derni\u00e8res ann\u00e9es, nous sommes rest\u00e9s sur l\u2019exploitation vivri\u00e8re de Kango au bord du fleuve Komo o\u00f9 mon p\u00e8re cultivait des mandarines, des ananas, etc. \u00c0 cause de la guerre, les routes maritimes devenues trop risqu\u00e9es sont ferm\u00e9es ce qui entra\u00eene l\u2019arr\u00eat de l\u2019exploitation foresti\u00e8re. Ainsi, \u00e0 partir de 1939, coup\u00e9s de la France et de ses exportations, il a fallu se d\u00e9brouiller.<\/p>\n\n\n\n<p>Maman rendait visite r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 S\u0153ur Gabrielle, une religieuse install\u00e9e \u00e0 la mission Sainte Marie du Gabon\u2009de Libreville. C\u2019\u00e9tait une jeune femme originaire de Nantes et cela faisait du bien \u00e0 maman d\u2019aller discuter du pays de temps en temps avec une compatriote. J\u2019ai retrouv\u00e9 le recueil des m\u00e9moires africaines de s\u0153ur Gabrielle, qui raconte son \u00e9pop\u00e9e africaine et des exp\u00e9riences de mission. J\u2019ai repris plusieurs choses de ces anecdotes que nous avons v\u00e9cues nous aussi au Gabon.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y avait plus de lait, nous r\u00e2pions la pulpe des noix de coco pour en extraire le jus que nous passions dans un linge fin en versant de l\u2019eau bouillante. Pour la viande, il \u00e9tait courant de manger un civet de rat palmiste, un petit rongeur qui passe sa vie dans les palmiers. On utilisait la peau des troncs de bananiers pour faire des bandes de tissus et la graisse de boa nous aidait \u00e0 calmer les abc\u00e8s. Pour l\u2019\u00e9cole, les enfants \u00e9crivaient sur des planches de gombo-gombo (du bois tr\u00e8s tendre) avec une mine de carbone que l\u2019on effa\u00e7ait avec des feuilles d\u2019arbres.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre vie quotidienne se pliait aux contraintes africaines\u00a0: ici pas de bec de gaz pour nous servir le feu, nous devions aller chercher notre feu au creux d\u2019un tronc d\u2019arbre qui br\u00fblait continuellement au bout du village. Et puis on subissait la torture des moucherons et des moustiques qui se pr\u00e9cipitaient d\u00e8s qu\u2019on allumait la lampe temp\u00eate pour le soir.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais surtout, il y eut le bombardement du 1er novembre 1940 qui surprit tout le monde. Pourtant des grandes croix rouges avaient \u00e9t\u00e9 cousues pour indiquer qu\u2019il y avait des malades dans la mission. Le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle est venu pour constater les d\u00e9g\u00e2ts et a permis la r\u00e9paration des b\u00e2timents qui avaient \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s. Le\u00a09 novembre 1940, on a assist\u00e9 aux combats entre le \u00ab\u2009<em>Bougainville<\/em>\u2009\u00bb\u00a0b\u00e2timent de guerre vichyste qui gardait la rade et le cap de Palme et le\u00a0\u00ab\u2009<em>Savorgnan de Brazza\u2009<\/em>\u00bb arm\u00e9 par les soldats de la France libre du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle. \u00a0 Au bout de vingt minutes Le\u00a0<em>Bougainville<\/em>\u00a0fut en flammes et coula.<\/p>\n\n\n\n<p>Le P\u00e8re Ren\u00e9 Lef\u00e8vre eut le r\u00e9flexe de mettre le canot \u00e0 l\u2019eau pour r\u00e9cup\u00e9rer les soldats fran\u00e7ais victimes de cette lutte fratricide. Cette bataille se termina par la prise de Libreville par les Forces fran\u00e7aises libres sous les ordres du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a>Souvenirs d\u2019enfant<\/a><\/h2>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais encore tr\u00e8s jeune quand nous \u00e9tions en Afrique\u2009; aussi mes souvenirs sont flous, mais il me reste des images fugaces.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma m\u00e8re me racontait que c\u2019est un python qui gardait la terrasse\u2026 j\u2019avoue ne pas m\u2019en souvenir, mais par contre je sais que des pythons peuvent \u00eatre apprivois\u00e9s. Nous vivions au c\u0153ur de la brousse avec les singes. Un jour, j\u2019ai dit \u00e0 l\u2019un d\u2019eux qu\u2019il \u00e9tait laid et il m\u2019a mordu avant de ficher le camp\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai un net souvenir des transports en pinasse dont j\u2019avais tr\u00e8s peur. On nous mettait l\u00e0-dedans en nous disant\u00a0: \u00ab\u2009vous n\u2019avez pas le droit de bouger, sinon on chavire\u2009\u00bb\u2009; et \u00e7a durait des heures\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p>Mes parents avaient trac\u00e9 la piste pour arriver au village de brousse qu\u2019ils avaient aussi construit et dans lequel nous vivions.Il fallait plus de 1 heure en camion pour atteindre notre village qui se situait en pleine for\u00eat apr\u00e8s le village de Kango. Il \u00e9tait aussi d\u2019usage d\u2019employer le Tipoy (la chaise \u00e0 porteurs) pour se d\u00e9placer.<\/p>\n\n\n\n<p>Les familles europ\u00e9ennes sur les chantiers repr\u00e9sentaient une minorit\u00e9, car il n\u2019\u00e9tait pas ais\u00e9 d\u2019\u00e9lever les enfants dans la brousse, g\u00e9n\u00e9ralement loin de toute \u00e9cole et de centre de sant\u00e9 bien \u00e9quip\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, il \u00e9tait plus raisonnable de rentrer en France, ce que mes parents d\u00e9cid\u00e8rent en 1946. Nous voici voguant sur l\u2019atlantique durant un long mois avant d\u2019arriver \u00e0 Marseille en 1946.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pour retrouver la suite des aventuriers de Machecoul:<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-biographe-valerie-jean wp-block-embed-biographe-valerie-jean\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"2vdAKSn9ke\"><a href=\"https:\/\/www.biographe-valeriejean.fr\/chroniques-des-aventuriers-de-machecoul\/\">Chroniques des aventuriers de Machecoul<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" title=\"\u00ab\u00a0Chroniques des aventuriers de Machecoul\u00a0\u00bb &#8212; Biographe Val\u00e9rie Jean\" src=\"https:\/\/www.biographe-valeriejean.fr\/chroniques-des-aventuriers-de-machecoul\/embed\/#?secret=EcNy1NUnAA#?secret=2vdAKSn9ke\" data-secret=\"2vdAKSn9ke\" width=\"474\" height=\"267\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une biographie \u00e9crite par Valerie Jean Biographe Extrait du livre Laissez-moi vous raconter l\u2019\u00e9pop\u00e9e africaine de mon p\u00e8re, cet homme actif, d\u00e9bordant de projets, qui r\u00e9ussit malgr\u00e9 la difficult\u00e9 des chantiers qu\u2019il menait l\u00e0-bas, a r\u00e9ussi \u00e0 fonder sa famille. Le baroudeur solitaire Cette p\u00e9riode pass\u00e9e sur le continent africain d\u00e9bute en 1924 avec son &hellip; <a href=\"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/?p=2753\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les chroniques des aventuriers de Machecoul<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"aside","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-2753","post","type-post","status-publish","format-aside","hentry","category-les-biographies-realisees","post_format-post-format-aside"],"aioseo_notices":[],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2753"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2753\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ecrire-coach.biographe-valeriejean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}