Lisbonne-Rue du 1er diziembro

Le Portugal, entre passé et modernité

Entre Passé et modernité: Le Portugal

Premier chapitre: LISBONNE

Tout commence par le désir d’accompagner ma fille qui souhaite connaître Lisbonne et Madrid et faisait le projet de rallier ces deux villes en 8 jours.

Connaissant le Portugal et ayant la chance d’avoir de la famille là-bas, je lui propose de me joindre à elle et accessoirement de lui servir de chauffeur puisqu’elle ne conduit pas. C’est difficile de pérégriner au Portugal sans voiture…Une amie est du voyage.

Après avoir réservé notre vol et la voiture  et passé les habituelles formalités aéroportuaires, nous voici au volant d’une Opel astra, notre poussive voiture de location à la recherche de la « residencia Mar das Açores ».

Au préalable j’avais regardé le trajet avec google map et marqué les différentes rues qu’il fallait suivre pour arriver à l’hôtel. Nous partons donc en direction du « centro ». Il est 18h30 au Portugal. Le début s’annonce bien, circulation fluide, avenue large et droite qu’il faut longer pendant 6 kilomètres…Mais trouver la bifurcation pour rentrer dans le quartier de sadahna fut grandement plus difficile. En effet, à Lisbonne quand   vous devez déchiffrer des noms de rue gravés couleur or sur une pierre écrue tout en conduisant, cela se corse…Au bout d’une heure, nous avons pris le pli de demander notre chemin en frances, en ingles, en espagnol…MAIS, mais, sachez que de nombreuses rues portent des noms similaires mais pas le même prénom et ce dans un mouchoir de poche comme la rua Bernadim Ribeiro, la rua Thomas Ribeiro, l’avenida casual Ribeiro etc…Lisbonne, residencia Mar dos açoresAlors une fois sur deux on nous envoyait sur un autre itinéraire les personnes retenant le nom et pas le prénom. Beaucoup de personnes de bonne volonté mais peu de résultats….Les sens interdits nous ont joué aussi quelques mauvais tours. enfin, trois charmants hommes, bavardant sur le trottoir, employés d’un cabaret nous ont indiquées la rue, première à gauche vous y êtes…Bref on est arrivé après trois heures de trajet pour un itinéraire d’à peine 30 minutes!!!! Une chance, une place nous attend juste devant la résidence.Caroline nous attend dans la chambre se demandant ce que nous faisions. Il était 10h30 et nous partons manger dans un restaurant en face de la résidence.Lisbonne jardim de estrela
Première confrontation avec la langue! Je sais lire le portugais mais suis incapable de le parler ou le comprendre…
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec Detlef. C’est un ami allemand rencontré sur la plage en Vendée qui se trouve au Portugal. Je lui ai fixé comme point de ralliement le cimetière dos Prazores, départ du tramway electrico 28, réputé pour vous faire découvrir en un clin d’oeil le vieux quartier de Lisbonne. Basilique de las estrelas LisbonneNous partons 10 minutes avant que l’horodateur commence à décompter ses heures…D’autant qu’on s’était garé devant une maison en travaux…où déjà des camions attendent la place. Nous nous garons sur la place de la basilique das estrelas et je prends un ticket qui ne permet qu’un stationnement de 4 heures…Tant pis, je prends le risque, ne sachant pas quand nous reviendrons, au pire, une amende sera sur le pare-brise…basilique das estrelas LisbonneAvant de monter au cimetière, nous faisons le tour de la basilique puis nous traversons la rue pour parcourir les allées du jardim des estrelas. qui se trouve en face.

 C’est un magnifique jardin avec des arbres qui m’étaient inconnus, pourvus de racines très grosses. Des canards et des oies batifolent dans l’eau d’un petit étang, attendant avec impatience une femme qui arrive avec de grands seaux pleins de pain, pour les nourrir. Le temps est un peu sombre mais nous offre une température clémente.
Un coin est aménagé de différentes sortes de cactus, de toutes tailles, de toutes formes.
P1090094 copie P1090097 copie P1090098 copie P1090099 copie cimetière das prazores lisbonneAprès cette pause bienfaisante nous entamons la montée de la rue qui mène au cimetière où devrait nous attendre Detlef. C’est un endroit situé sur les hauteurs de la ville. Pile poile au rendez-vous, nous retrouvons mon ami avec qui nous parcourons les allées de ce cimetière « des plaisirs » qui sont  alignées comme des rues.cimetière das prazores

tramway28, lisbonneNous rejoignons le départ du tramway 28. Déjà des touristes attendent, j’avais lu qu’il valait mieux être au départ de la la ligne pour espérer avoir une place assise et effectivement, le nombre de personnes a rempli le petit tramway.

Partant de la place du cimetière dos Prazeres, il nous conduit vers le quartier baixa, passant par Estrela, le Chiado, le mirador de Santa Catarina , louvoyant ensuite dans les petites rues de l’Alfama. L’idée étant de rejoindre ensuite le château San Jorges mais nous ne maîtrisons pas totalement le parcours.
Dès 1873, les tramways font leur apparition à Lisbonne, tirés à cette époque par des chevaux. Avec l’industrialisation galopante du début du siècle, ils seront électrifiés dès l’année 1902.
Importés des Etats-Unis, ils furent donc naturellement appelés « americanos ». P1090133 copieLa pente exceptionnelle de 12% en moyenne sur son parcours en fait une des plus fortes du monde, dépassant même les 14% à certains endroits.

Chose rare en Europe, les tramways jaunes sont d’origine et seulement régulièrement restaurés: c’est ce qui fait leur charme.

P1090139 copieLe petit tramway donne l’impression d’aller à une vitesse folle serpentant dans les rues étroites et sinueuses.

C’est aussi l’occasion d’admirer les façades colorée de la ville qui lui donnent le charme d’une belle gaité. P1090142 copieDes jaunes, des ocres, des tons rouilles alliés aux verts et bien sûr aux bleus des azulejos…

Arrivés au Chiado, nous préférons aller jusqu’au terminus…Martim Moniz. P1090143 copieC’est une très grande place dans le bas de Lisbonne, dans un quartier populaire. Mais cela nous éloigne quelque peu de notre destination et il nous faut reprendre un autre tramway pour regrimper la colline et descendre à la station mirador Santa Louiza pour rejoindre les rues qui mènent au château.

Point très touristique, le mirador nous offre un panorama grandiose sur les rives du Tage et sur la ville.

P1090150 copie  P1090187 copie                                       Après une pause pour profiter comme il se doit de cette magnifique vue sur l’Alfama, nous entamons notre montée dans les rues étroites vers le château.

Nous sommes étonnés de voir qu’il y a toujours autant de touristes dans les rues, même en ce mois d’octobre.
P1090193 copie P1090195 copieUne autre surprise nous attend.  L’entrée de l’esplanade du château San Jorges est devenue payante depuis ma dernière venue en 1998… Et une longue queue s’étire devant les caisses.

Nous décidons donc d’aller nous restaurer espérant qu’il y aura moins de monde à notre retour. Une quiche faite maison à la morue enchante nos palais accompagnée d’une bonne bière et c’est reparti. Et effectivement, la queue a diminué au 3/4 ce qui nous permet d’accéder au château sans attendre.

 Le château San Jorges fut bâti sur les ruines d’une ancienne fortification romaine par les maures. Quand ils investirent la cité, qui s’appelait alors Felicitas Julia (après s’être nommée Olisipo sous la domination des carthaginois), les Maures la baptisèrent Al-Ushbuna qui devint Lisbonne. Ils confortèrent la citadelle par une muraille imposanteP1090199 copie. Son emplacement stratégique sur les hauteurs de la ville, embrassant du regard l’ensemble du fleuve,  en fit une structure défensive convoitée, entre les califats musulmans et les rois  chrétiens, ce jusqu’à la défaite du dernier siège maures en 1183.

A partir du XIIIe siècle, Lisbonne devient la capitale du royaume portugais et le château connait son apogée et se transforme en palais royal (paço real).

Les nombreux tremblements de terre que connut Lisbonne, endommagèrent la vieille fortification et incitèrent la famille royale à s’installer dans le nouveau palais de la Ribeira.  Il fut transformé alors en caserne et en prison.
Au fil des siècles sa dégradation fut telle qu’il sera interdit d’y P1090214 copiecirculer jusqu’au XXe siècle. Il est réhabilité après de nombreux travaux et devient la place la plus visitée de Lisbonne.
On emprunte de nouveaux les petites rues pittoresques pour descendre vers le quartier Chiado. Après le passé…le présent qui nous interpelle par de nombreux dessins colorés sur les murs.

P1090217 copieUn cafouillage quant à notre destination pour trouver comment rallier le monastère en transport en commun…

Aucun de nous ne parle le portugais et la lecture des points de montée pour le bus  est difficile…Je préconise de remonter vers Prazores pour reprendre la voiture, qui rappelons le, pouvait être à l’amende, par un tramway dont je trouve l’arrêt. P1090219 copie Mes compagnons préfèrent aller directement au monastère. Ok !

Nous trouvons après une bonne marche le train qui mène aux fameux trésors de la ville: le monastère des hyerominites (mosteiro de jeronimos)  et la tour de Belem.

Malheureusement à notre arrivée il pleut et craignant pour mon appareil, je me contente d’une petite photo!

640px-Monastero_di_Jeronimos_-_LisbonaFondé à la place d’un ermitage, le roi Manuel Ier décida de bâtir en 1502 un monastère prestigieux, vitrine de la richesse colossale de son royaume après la découverte de l’Inde par Vasco de Gama.

Cette oeuvre de très grande envergure est la plus aboutie du style dit manueli. En effet, l’afflux des richesses coloniales permirent aux architectes de montrer leur talents sans réserve.800px-JeronimosVaulting
Ces deux magnifiques photographies de l’intérieur de l’église Santa Maria ont été empruntées à Wikipedia

P1090222 copie La pluie nous laissant un petit répit, mon appareil est de nouveau actif quand nous nous présentons devant l’imposante tour de Belem.
Point de défense incontournable à l’entrée du Tage, la tour de Belém était la gardienne de la ville au XVIe siècle.

Son bâtisseur, Arruda avait déjà conçu la citadelle de Cascais et s’inspira encore, pour la tour, du style mauresque: par de fines  décorations autour des fenêtres et des balcons cintrés, coiffés par des coupoles cannelées. Comme beaucoup d’éléments de fortifications, la tour fut ensuite utilisée comme prison dont les cachots étaient souvent inondés.

A l’origine, la tour de Belem était plus avancée dans le Tage mais après les tremblements de terre désastreux, une partie du Tage dut être détournée afin de protéger la ville de ses débordements. Ce qui eut pour conséquence le rapprochement de la tour de la rive.

               DSCN1308_01 copie    Nous posons comme il se doit pour la postérité! Heureuse d’avoir pu partager une après-midi avec Detlef, routard en herbe qui s’est lancé dans l’aventure de la route. C’est lors de son étape en Vendée que nous nous sommes rencontrés deux mois avant ma virée au Portugal… Nos chemins se sont croisés et il repart demain pour le sud…Nous devons maintenant revenir sur nos pas pour retrouver la voiture qui nous ramènera à l’hôtel. De nouveau nous empruntons le train pour revenir au centre ville. Puis nous regrimpons jusqu’au campo Ourique. Enfin, je dis enfin car nos jambes ont été à rude épreuve, nous descendons place de la basilique de la Estrella….Sur le parking notre voiture a disparu… Je craignais d’avoir une amende….c’est pire! La voiture n’est plus là!
On va se renseigner auprès des trois conducteurs de tramways qui sont là… Je rappelle qu’aucune de nous ne parle portugais. Dans un anglais approximatif, nous croyons comprendre que la voiture a été enlevée depuis très peu de temps par la police et qu’il faut aller au poste. L’un d’eux nous dit qu’il faut appeler le numéro écrit sur l’horodateur. OK, merci… Nous ne lisons pas un numéro mais deux… Anita en appelle un. Elle tombe sur une boîte vocale… Ne comprenant rien nous retournons voir les conducteurs. L’un d’eux, plus affable que les deux autres retourne à l’horodateur et appelle. Je comprends « francesa ». il doit plaider notre cause, peut être. Bref, il raccroche et nous dit qu’il faut se rendre au sou…jardim de soo. Je comprends jardin mais pas sou… Caroline cherche sur notre carte et trouve le jardim zoo! La décision est vite prise de prendre un taxi vu qu’il est déjà 18 heures et que le conducteur nous dit que cela ferme à 19h. Très vite on hèle un taxi qui s’arrête immédiatement pour nous prendre en charge. Il faudra quelques minutes pour qu’il comprenne où nous voulons nous rendre: c’est parti! D’après la carte il fallait remonter au nord de la ville et notre taxi repart au sud! en fait on était à peu de temps de la fourrière et on mettra 20 minutes pour y parvenir…Mais bon, nous sommes soulagées de sortir de notre bourbier!
Nous arrivons à la fourrière où nous ne sommes pas les seuls à venir chercher notre voiture. Deux personnes sont en train d’être enregistrées. On nous indique qu’il faut prendre un ticket à l’extérieur puis nous attendons notre tour. Je comprends qu’il nous faut les papiers de location du véhicule, un jeune m’accompagne les récupérer.  Le comique c’est que je ne sais même pas reconnaître une opel corsa d’une autre! heureusement Anita sait! La voiture est entourée d’une bande adhésive jaune du plus bel effet! Je prends les papiers et retourne à la casemate qui sert de bureau. Nous avons la confirmation qu’elle n’est pas là depuis bien longtemps car elle n’était pas enregistrée dans le gros paquet de feuilles de contraventions. Après l’enregistrement, l’employé me demande 130 euros. Je lui dis que je n’ai que ma carte bleue…Il me dit que cela ne fonctionne pas mais je préfère essayer…FLOP! Elle ne fonctionne pas, seule la CB portugaise est acceptée. Je dis que je n’ai pas une telle somme sur moi…Flottement! Je vois qu’il ne cèdera pas et effectivement le monsieur qui était avant nous revient pour payer, ayant été obligé d’aller chercher du cash…Nous nous cotisons en fouillant nos poches espérant qu’il dira ça va…mais non, on s’acquittera jusqu’au dernier centimes!!! Il est presque huit heures et nous repartons vers la residencia qui se trouve près du périphérique où est installé la fourrière. On arrive enfin! Sans plus attendre, on file manger au restaurant d’en face, affamées…

SINTRA Deuxième étape

Il n’est pas difficile de sortir de Lisbonne et de trouver la route pour Sintra, ville très touristique en amont de Cascais, station balnéaire réputée. Nous prenons l’autoroute, il fait beau.
imagesArrivées sur les lieux, je choisis de me garer dans un petit village avant Sintra dont une des petites routes mènent au Palacio de Pena.
Je retrouve l’émotion que j’avais éprouvée en 1997 lors mon premier voyage avec Nelson. Des paysages superbes, nimbés de vertes forêts d’où émergent  des demeures majestueuses parées des tons chauds allant de l’ocre au vert. sublime!
P1090224 copieNous grimpons la petite route paradisiaque sans croiser âme qui vive. Nous longeons une église. Puis un escalier se présente à nous, s’enfonçant un peu plus dans la forêt. Un panneau indique le castel de maures et le Palacio de Pena.
Après une petite montée, le chemin pénètre dans le domaine du château ceint de gros murs de pierre, noyés d’une végétation sombre et dense. Comme nous l’indique un panneau d’information, la forêt est restée depuis toujours à son état primitif. Nature primitive castel de maures Portugal
Nous arrivons à hauteur d’une ancienne chapelle dont les murs sont en ruine mais dont il reste une pièce voutée intacte.
Muraille castel maures, Portugal,sintraNous poursuivons notre montée pour entrer dans la cour du  château. Il a été restauré en 2013 et présente un accueil réaménagé pour accueillir les nombreux touristes. Après avoir acquitté notre droit d’entrée, nous partons à l’assaut des murailles. Ce sera pour caroline une rude épreuve! La voyant en difficulté je vais retourner la chercher afin qu’elle profite de la vue exceptionnelle en toute sérénité. Et quelle vue!

Vue castel dos Maures, sintra, portugalOn comprend pourquoi ce site est choisi pour faire une citadelle. Ses remparts embrassent non seulement la plaine à des centaines de kilomètres mais  offre aussi un regard sur la mer, route des invasions de la terre portugaise. Comme les châteaux cathares, le castel est construit sur des éperons rocheux.

vue sintra, portugalLaissant plonger mon regard au bas des remparts, je découvre la ville de Sintra et son Palacio blanc aux tours si caractéristiques.
La muraille fait le tour d’un immense domaine et à chaque détour on peut découvrir une vue époustouflante comme cet autre palacio juché sur un mont au lointain.palacio sintra, portugal

Tout concourt à la majesté du paysage, la végétation, la vue, les incroyables palaces qui se dressent sur leurs promontoires et bien sûr le temps car après les ondées d’hier, un soleil resplendissant nous permet de goûter aux bienfaits de notre visite.
Une petite pause s’impose pour Caroline et moi tandis que courageuse Anita poursuit sur l’autre versant de la muraille.
Pour nous c’est un repos mérité pour apprécier dans la chaleur de cet été indien la beauté du lieu.castel de maures

images
photo de viajeros.com

Nous avions choisi de monter en matinée et nous avons bien fait car tandis que nous nous dirigeons vers l’entrée, beaucoup de monde arrive sur les remparts dont une classe d’enfants accompagnés d’un  professeur qui leur recommande  de ne pas courir et de faire attention. Il est vrai que les créneaux sont très bas et on peut se pencher aisément, se retrouvant alors face au vide. Après discussion avec le gardien des lieux, un employé de la boutique (c’est de lui que nous saurons la date de restauration), nous repartons à l’assaut pour aller au Palacio de Pena.
A notre arrivée devant les grilles: stupéfaction! alors qu’au château, il n’y avait pas foule, le petit parking est encombré de voitures plus somptueuses les unes que les autres…Le palacio de Pena renferme un restaurant prestigieux où doit se retrouver tout le gratin de la région. Ici pas de crise! Il y a aussi de très nombreux touristes. Nous rebroussons chemin, déboussolées après le calme de notre balade.(merci au site viajeros.com pour l’emprunt de sa photographie que je n’ai pas pu prendre moi même!) Pour ma part, j’avais déjà visité le palacio, cela ne me prive donc pas. Nous redescendons la petite route pour retrouver la voiture et poursuivre vers la ville de Sintra.
sintraIl y a foule et j’ai du mal à reconnaître le village tranquille que j’avais découvert il y a 15 ans. Il faut dire que je suis passée ici alors que la ville et son patrimoine environnant venait juste d’être inscrite   au patrimoine mondial de l’Unesco (1995) …
Palacio de sintraLe temps a fait le reste. Sachant que traditionnellement les sites inscrits deviennent de hauts lieux touristiques.
Je me gare sur le parking de la mairie sur une place étroite…
fenêtre palacio de sintraOutre d’aller voir le palacio, nous avons besoin de nous restaurer un peu! Nous nous installons à une terrasse, entourées de la nuée de touristes. Une bonne bière nous désaltère. j’entends du violon et je cherche d’où vient la mélodie…Derrière un arbre, je vois un jeune homme jouer sur un superbe violon bleu!

village sintra

village sintraP1090251 copie P1090252Mais il est temps de reprendre la route pour rallier avant ce soir Coimbra. Ayant étudié la carte avec soin avant de partir, je sais qu’il existe une route parallèle à l’océan. Ce qui nous permettra de faire une halte à Nazaré.
On est au début de l’après-midi et il y a une circulation incroyable à Sintra. Craignant les embouteillages pour revenir sur l’autoroute, je coupe par les petites routes au nord pour sortir de la ville…Mal m’en pris!

Au début: nickel nous longeons l’océan par une route secondaire mais au fur et à mesure, à chaque croisement, je ne lisais que des noms de bled inconnus sur la carte, je restais le long du littoral dans l’espoir qu’en remontant au nord, je finirai par tomber sur un axe principal…En fait nous étions dans le triangle des Bermudes! Disparues à jamais du monde ! Rien pas de magasin, pas de panneau, pas de villes… J’ai même atterri dans un champ! En rebroussant chemin, je me retrouve sur une placette grillée par le soleil et miracle: un estaminet. Immédiatement je m’arrête pour aller demander mon chemin avec ma petite robe d’été car oui il faisait beau! Le gérant du café était en conversation avec un autre et leur mots tombèrent de leur bouche à mon entrée. Tu parles, cela ne devait pas être tous les jours qu’une nana franchissait la porte! Dans mon espano-portugais je  leur dis que nous étions perdues en leur montrant la carte. Un grand sourire que j’intèrprète comme: « mais comment t’as fait pour te retrouver là! ».
Je leur montre où j’ai perdu le fil et le ville que je veux rejoindre.Mais ils parlaient entre eux, prolongeant ce moment si rare…Enfin, il m’indique la route pour retrouver la départementale qui était bien sur ma carte mais que je n’avais à aucun moment pris depuis Sintra!
Nous voilà reparties mais ce ne fut pas aussi simple et il a fallu plusieurs fois s’interroger sur les directions à prendre… L’heure tournait et ce qui devait initialement être une étape moyenne s’avéra une lente pérégrination! Surtout qu’un orage violent avait éclaté au sud, on verra sur la route un arbre arraché…Alors que nous étions nous sous un soleil radieux. Le soir aux infos on verra les dégâts dans la région de Lisbonne. Mais pour l’heure nous remontons au nord et enfin on rejoint l’autoroute: plus question de passer par Nazaré! SantaremPar contre nous nous arrêtons à Santarem, reconnue comme la « Capitale du gothique portugais« . Santarém possède un centre ville pittoresque accolé à l’ensemble le plus vaste et le plus varié d’églises gothiques du Portugal. Après nous être restaurés et avoir  flâné dans les ruelles, nous rentrons dans la cathédrale mais un cathedrale santaremservice est en cours. Nous ne la visiterons donc pas. Après deux heures de route, nous arrivons à Coimbra en fin d’après midi : youpi!
Cela faisait 8 ans que je n’étais pas venue et je me demandais si j’allais retrouver le chemin de la maison de mon beau-père. Je m’engage dans le flot des voitures et instinctivement je retrouve mes repères: Bairro de Norton. Ouf rien n’a changé et nous nous garons devant la maison.
C’était sans compter sur l’étourderie de mon beau père qui s’était trompé de date et qui croyait que j’arrivais le lendemain. Pauvre de moi, il a légué en héritage cette étourderie à son fils et à son petit-fils! Nous trouvons donc porte close. Dans ma tête, je me dis pourvu qu’il ne soit pas parti dans sa maison de Macedo distante de 400 kms! Je vois une femme sortir des appartements que loue mon beau-père au fond du jardin. Je l’interpelle donc pour lui demander si elle savait où il était. Elle comprend et tente de le joindre sur son portable, je comprends qu’il n’est pas loin. Et en effet quelques instants plus tard, il est là: sauvées!
Nous nous installons: Caroline et moi dans une chambre et Anita dans l’autre. Après cela, nous partons manger un morceau dans le quartier. Anita préfère manger un vrai repas et part de son côté tandis que nous choisissons avec Caroline de rester avec papi pae à la pasteleria.

COIMBRA La belle étudiante

Le lendemain, départ pour l’Université de Coimbra, la plus vieille d’Europe. Anita préfère aller avec Papi Pae sur le marché. Nous devons nous rejoindre à midi à la cafeteria du centre commercial.
Malgré le fait de l’avoir visité trois fois, je retrouve avec toujours autant de bonheur cette vieille bâtisse.Fado étudiants de Coimbra A notre arrivée, je vois sur l’esplanade un groupe de jeunes en tenue de « Fado » avec des instruments de musique. Je suis étonnée de les voir en cette fin octobre. Je leur demande s’il est prévu qu’il fasse de la musique. En souriant ils me disent que oui et commencent à jouer. Nous laissons 12 euros pour l’achat d’un  CD que j’ai l’intention d’offrir à Papi pae. Alors que nous étions seules peu de temps auparavant, le groupe de touristes s’élargit de minutes en minutes il est temps de filer à l’Université de l’autre côté de l’esplanade.

etudiant coimbraEn entrant dans la cour centrale nous sommes accueillies par un sympathique étudiant en costume qui nous explique que les étudiants se s’investissent pour faire entrer de l’argent, nécessaire au maintien de la qualité des cours car le Portugal est en grande crise. Bien sûr j’achète la brochure pour soutenir leur action. Nous avions pris nos tickets avant au centre administratif qui distribue les entrées pour la bibliothèque très fréquentée, qui filtre la visite toute les demi-heures. La prochaine est pour nous. En attendant nous allons musarder université de Coimbradans les couloirs où nous croisons beaucoup d’étudiants car elle est en fonctionnement en même temps qu’elle se visite. Les salles de cours sont desservies par une galerie qui entoure un patio sur deux étages. C’est l’heure et nous gagnons la bibliothèque, véritable bijou architectural. Elle fait partie des plus belles bibliothèques du monde. Patio université coimbraDatant de 1717 elle fut construite sous le règne de Dom João V dans le style baroque. La collection abrite près de 200 000 volumes, dont beaucoup datent  du XVIe. Ils sont préservés de l’humidité  par une atmosphère stable mais un  dispositif  plus original complète cette protection: La bibliothèque de l’Université de Coimbra héberge une colonie de chauve-souris, chargée de chasser les insectes pouvant mettre en péril ces livres anciens. On ‘a pas le droit de prendre des photos et bien sûr il y a toujours des petits malins qui s’y autorise. Nous assistons donc à l’agacement de la personne chargée de surveiller qui interpelle à plusieurs reprises le même homme qui ostensiblement filme! biblioteca CoimbraElle finira par s’énerver vraiment face à l’obstination irrespectueuse de ce touriste anglais. Et ne me dites pas qu’il ne comprend pas la langue, des affichettes son placées tout au long de la visite avec un icône très reconnaissable!!!
Nous rejoignons ensuite la chapelle déjà bondée de monde alors que continue l’afflux de touristes dans la cour. VUE TOUR UNIVERSITÉ CoimbraNous retournons à l’entrée de la tour-clocher espérant que celle-ci serait ouverte car un peu avant une étudiante nous avait dit qu’elle devait attendre sa collègue qui n’était pas arrivée. Maintenant c’est bon, nous grimpons l’escalier en colimaçon qui devient de plus en plus étroit. Pendant la montée, nous cour vue du haut de la tour, université de coimbradiscutons avec l’étudiante qui parle un français parfait. Et pour cause elle est française d’origine portugaise et a fait le choix de faire ses études d’histoire à Coimbra avec le réseau ERASMUS. Elle nous dit que c’est très agréable et qu’elle se plait ici même si la séparation avec sa famille est quelquefois difficile à supporter. Mais elle est ravie Vue de Coimbrad’avoir fait ce choix qui la fait bénéficier de cours de très hauts niveaux. La montée devient difficile et il faut garder maintenant notre souffle! Nous nous arrêtons au palier pour admirer la cloche et son dispositif, avant de déboucher sur la terrasse. La vue plongeante nous indique combien nous sommes haut. Ils sont tous petits en bas! Un magnifique panorama s’ouvre à nous… Nous avons de la chance de voir ce superbe spectacle sous un beau soleil. Nous profitons de l’instant une dizaine de minutes avant de redescendre. université de CoimbraNous finissons notre visite par les salles du conseil. Le nombre des touristes augmentant de minutes en minutes, c’est serrées le long des couloirs que nous terminons la visite. Enfin nous admirons les jardins en contre-bas de l’esplanade. L’Université étant situé  sur la colline de l’Alcaçova qui domine la ville.

Azulejos, coimbraMais  l’heure tourne et il est temps de rejoindre Papi au rendez-vous qu’il nous a donné à la cafétéria du centre commercial du Barrio Norton pour manger… Buffet des îles à volonté. Bof! Parc CoimbraAprès un café, nous rejoignons le jardin de las estrellas pour nous balader un peu. Des magnifiques azulejos nous accueillent avant de grimper le long des allées pour trouver un coin tranquille. Je profite de ce moment de répit pour faire un peu de tai-chi. Il n’y a personne dans le parc: une aubaine! Puis nous rejoignons la maison où autour d’un thé, nous parlons de notre journée avec papi et lui offrons le disque acheté à la troupe d’étudiants musiciens rencontrés dans la matinée à l’université. Papi, après des remerciements, nous expliquera que ce n’est pas le style original du fado de Coimbra. Il est vrai que cela n’avait rien à voir avec les sérénades que j’avais entendues une dizaine d’années auparavant sous l’arche de Coimbra, chantées sur un ton beaucoup plus mélancoliques…

Visite à Penacova

Penacova, PortugalLe lendemain, départ pour Penacova, un village à une trentaine de kilomètres de Coimbra. le temps est incertain et par intermittence une pluie fine crachote et le vent s’est levé mais cela ne nous arrête pas et nous voilà parties. Nous prenons les petites routes plutôt que l’autoroute afin  d’admirer les paysages de forêts d’eucalyptus environnantes. Arrivées au village, connaissant le coin,Penacova, Portugal je gare la voiture sur la place pour rejoindre à pied le pic rocheux qui domine la vallée au bout du village. Le vent à cette hauteur est bien plus fort mais qu’importe la vue est magnifique. Nous nous engageons dans  la rue étroite qui suit la crête pour arriver jusqu’au promontoire qui est au bout du village. Nous sommes dimanche et c’est très calme et sommes les seules touristes dans la place! L’été l’endroit est bondé d’autant que le Mondego façade azulejos, Penacova, Portugalcoule en bas et c’est l’occasion  de faire du canoe dans les bras de la rivière et  de profiter des plages et de la baignade. Penacova est un site perché qui surplombe le fleuve qui au fil du temps s’est creusé dans la roche de la sierra de Buzaco. Comme partout au Portugal, les carreaux d’azulejos décorent les façades des maisons ou bien sont peintes de couleurs et offrent toujours ce Façade maison Penacova, Portugalmême plaisir renouvelé de déambuler même par temps gris dans un pays gai et enchanteur.

Au bout de la rue, à la pointe du promontoire rocheux a été édifié un hôtel qui semble ne plus avoir d’activité. vaste bâtisse moderne qui jure avec le reste du village, verrue au milieu de la verdure… Nous poussons jusqu’à l’extrémité pour jouir de l’exceptionnelle vue de la vallée.

Penacovavallée Mondego, PenacovaPuis c’est le retour vers le village dont la place s’est soudainement  animée. C’est la sortie de l’église où, nous dit-on,  le nouveau prêtre de la paroisse fait sa première messe d’intronisation. Pain de mais, Penacova, PortugalSur la place, nous rencontrons un couple qui vend du pain de maïs cuit au four…cela tombe bien car nous avons un petit creux. Nous restons un moment à discuter en franco-espagnol, avec eux. Ils travaillent tous les deux à Coimbra, la femme dans les services de la mairie et l’homme dans une banque. Ils souhaitent perpétuer les traditions en fabriquant du pain de maïs comme le faisaient leurs parents. Une bien jolie rencontre. Après les avoir remerciés, nous partons vers le monastère de Lorvao. Sur la pancarte à l’entrée est indiqué que l’ouverture ne se ferait qu’à 14h30 au lieu de 14h…Nous allons patienter dans un bar où l’homme a rallié son village natal après avoir  travaillé en France. La pluie s’est abattue sur le village et nous sommes trempées quand nous arrivons devant la lourde porte d’entrée du monastère… Elle est entrouverte et je m’introduis.. Personne. Je pousse mes investigations plus loin et tombe sur deux hommes à qui je demande comment visiter le monastère. En français, ils se confondent en excuses m’expliquant qu’il y aurait du retard pour l’ouverture, perturbée par la messe qui a pris du retard… Le nouveau jeune prêtre de la paroisse ayant fait une messe d’intronisation plus longue que d’habitude…Le même qui était à Penacova!!! Jardin botanique CoimbraLes filles n’ont pas le courage d’attendre plus, ce qui ne me gêne pas ayant déjà visité le monastère: nous repartons sur Coimbra occupant le reste de notre après midi bien entamée dans le parc botanique près de l’université mais nous jardin botanique coimbraarrivons un peu tard car il doit fermer dans une demi-heure…. Malgré tout, nous avons le temps de voir des spécimens d’arbre incroyablement imposants.

Retour à la maison , nous sommes en octobre et les journées sont moins longues. Nous cassons la croûte sur le coin de table avant de ressortir manger un gâteau et boire un café…Le petit plaisir du soir où papi pae nous accompagne. Demain nous partons pour Aveiro.

 Aveiro, la ville des marais

Pas de chance, le temps s’est mis à la pluie et au vent mais quelques éclaircies nous donnent de l’espoir. Nous prenons l’autoroute. Il faut savoir qu’au Portugal, le système de péage a été aménagé pour supprimer les postes de péage. La voiture, comme le télépéage en France, est directement reliée au système, finie les cb, les pièces, les tickets: c’est très pratique mais il faut soit avoir une voiture équipée, comme la nôtre car  les véhicules de location sont adaptés, soit  louer l’appareil à bord de votre voiture dès que vous entrez sur l’autoroute…Attention on ne vous préviendra pas, c’est à vous de vous renseigner.

visite Portugal, carnet voyage AveiroBref, nous roulons vers l’atlantique pour une heure et demi environ. Je ne connais pas la ville, simplement la plage, c’est donc pour moi une découverte. Nous longeons les quais colorés pour trouver une place de parking et sans difficulté nous nous garons près du centre ville. Il commence à pleuvoir… Comme partout, les maisons offrent leurs azulejos au regard.
carnet de voyage PortugalLa rue est animée de passants mais aussi de beaucoup de touristes qui d’ailleurs, malgré le mauvais temps, n’hésitent pas à faire la balade dans les gondoles typiques d’Aveiro: les moliceiros. Autrefois, ces embarcations servaient à ramasser les algues.  Par les canaux, ils vous emmènent dans la lagune baignée des marais salants, derrière l’océan.

Urbanisme art nouveau, Aveiro, portugalLes rues près du canal sont bordées de maisons de type « Art nouveau » et les intérieurs des boutiques sont très beaux.
Nous nous éloignons des quais à la recherche d’un café pour boire une boisson chaude car la pluie a doublé. Après cette petite pause, nous pouvons repartir, il ne fait pas beau mais la pluie a fait place au crachin…Nous partons à la recherche de la poste car je dois joindre Nelson pour qu’il confirme notre vol de retour.casçada Aveiro, Carnet de voyage Nous la trouvons sur une très grande place, qui comme dans la plupart des villes portugaises, est pavée de « calçada », ces pierres taillées et alignées parfaitement, qui font des rues de véritables chefs-d’oeuvre. C’est un ingénieur militaire qui pour améliorer l’accès à la forteresse a eu l’idée d’aligner des petits carrés de basalte et de calcaire, alternant les deux pierre pour former des zigs-zags. Le succès fut celui que l’on connaît aujourd’hui, et la « claçada » est la trace du passage de la civilisation portugaise à travers le monde entier. Aujourd’hui, il existe une école de « calceiteros » pour que ne se perde pas ce savoir-faire qui fête ses 75 ans.
Aveiro Les rues se vident peu à peu, au fur et à mesure que le ciel s’assombrit. La poste tombe à point nommé d’autant qu’à l’intérieur il fait une chaleur étouffante tandis que nous nous étions prémunies du froid avec pull et manteaux! Après un peu d’attente, je parviens à téléphoner à Nelson qui me dit qu’il me rappellera chez son père le soir….Parfait!

maisons typiques Aveiro, carnet de voyage PortugalNous retournons à la voiture pour rejoindre la lande de terre qui se trouve entre la ria d’Aveiro et l’océan. C’est le quartier des   anciens  pêcheurs avec ses  maisons colorées caractéristiques. Je ne suis pas sûre de les retrouver car c’est devenu une grande station balnéaire depuis mon dernier passage! L’accès se fait par l’arrière…et je ne les vois pas  mais je sais que je suis proche du village historique.
carnet de voyage aveiro Nous nous garons et arpentons les rues pour enfin les débusquer de l’autre côté! Les plus célèbres sont celles qui sont rayées de toutes les couleurs mais dans les rues adjacentes, il n’y en a pas une identique et  présente un assemblage hétéroclite. Beaucoup restent très modestes, côtoyant désormais des résidences très modernes.

 

aveiroAprès la balade dans les ruelles nous rejoignons la plage immense qui borde l’océan. Il n’y a personne, le vent souffle  et le jour décline.
Au moment de retourner à la voiture, caroline nous dit qu’elle nous retrouve de l’autre côté, les rues étant parallèles cela ne me semble pas être très compliqué! On mettra plus d’une demi-heure à la récupérer! A tel point que nous avons demandé aux personnes dans les magasins, aux arrêts de bus pour savoir s’il n’avait pas vu une jeune fille avec une veste rouge!!!!
Il est temps de retourner à Coimbra car nous redescendons vers Lisbonne demain et nous partirons tôt pour nous arrêter à Nazaré. Et Nelson digne fils de son papa, oubliera de téléphoner!

NAZARÉ

La chance nous sourit, le beau temps est revenu et c’est avec un dynamisme renouvellé que nous prenons la route. Une centaine de kilomètres nous séparent de nazaré, ancienne ville de pêcheurs devenue un lieu touristique très fréquenté.

Scindée en deux parties, la ville ancienne est perchée sur un piton rocheux surplombant la grande bleue tandis que la ville moderne s’étale le long de la  grande plage de sable blanc.

Nazaré, destination portugalPotugal, tourismeUne brume voile l’horizon à notre arrivée sans pour autant noyer le paysage qui apparaît dans sa splendeur matinale. N’étant plus dans les périodes estivales, la plage dans toute son immensité s’offre à nous. Nous nous dirigeons vers l’ascenseur qui permet de grimper la falaise où le petit village de Nazaré s’ouvre sur la mer. Cet ascenseur est primordial pour les habitants de Nazaré car le village en hauteur, encore très peuplé, n’offre plus que des échoppes pour les touristes. Ils sont obligés de rallier le bas de la ville pour s’achalander et rejoindre les services administratifs.

Nazaré, panoramaCahin-caha, l’ascenseur monte le long du rail accroché à la colline  qu’il est possible de gravir grâce à des escaliers. La ville devient une mosaïque de toits dont on ne distingue bientôt plus les rues, bordées par le long ruban sableux de la plage. Nazaré, beau village portugalArrivée en haut, un chemin mène au bout du rocher nous dévoilant  la beauté du panorama baigné de l’immensité bleue de la mer. le chemin serpente le long d’un muret blanc, protégeant les imprudents du vide de la falaise. de l’autre côté borde des petites maisons blanches de pêcheurs. Au bout, on débouche sur la place du village où de nombreux stands attendent les touristes.

 

Nore dame de Nazaré, chapelle de la mémoire, Portugal A l’écart se trouve la chapelle de mémoire, dont l’intérieur est entièrement recouverte d’azulejos qui a été érigée pour protéger La statue de la Vierge.

Elle proviendrait de Nazareth,  rapportée de Palestine jusqu’en Espagne par Romano, un moine. Au VIIIe s siècle le roi d’Espagne alors en fuite face aux maures, se réfugia dans un monastère où vivait ce moine. Ensemble ils rallièrent  le Portugal, emportant avec eux la statue. Avant de mourir, Romano cacha la statue dans une grotte creusée dans la falaise où elle demeura cachée pendant 4 siècles.

le sitio de nAZARÉ La légende raconte qu’en  1182, alors que le brouillard cachait ses pas, Don Fuas Roupinho, gouverneur de château , poursuivait un cerf quand soudain l’animal disparut dans l’abîme. Face au péril le noble chevalier invoqua la Vierge...et le cheval s’arrêta brusquement, sauvant la vie du Chevalier. En hommage à celle qui l’avait sauvé, il édifia une petite chapelle  au bord du précipice. Il existe plusieurs versions sur la façon dont serait réapparue la statue de la vierge. Mais en tout cas, depuis qu’elle a été retrouvée,  le  Sitio de Notre Dame de Nazaré est un lieu important de pèlerinage.

couleurs du Portugal, NazaréLes couleurs sont splendides et nous avons la chance de bénéficier d’un beau soleil. Nous quittons à regret les bords de la falaise pour nous rendre au sanctuaire de notre dame de Nazaré. En effet,le succès grandissant du pèlerinage à  la chapelle de la Mémoire, a incité les religieux à construire le nouveau sanctuaire.

 

Nazaré, pèlerinage Notre dame NazaréCelui-ci présente une façade baroque avec de hauts clochers. Nous rentrons à l’intérieur de l’église et là surprise, une messe est donnée en allemand à des pèlerins. Nous esquivant silencieusement, nous ne pourrons pas visiter l’église. je fais juste une photo avant de repartir.

Messe Nazaré, Pèlerinage Portugal

Je n’arriverais pas non plus à photographier sereinement le sanctuaire car dès que nous sommes arrivés sur la place, deux cars de touristes ont envahi l’espace et les marches étaient noires de monde…Ce sera l’occasion d’un autre voyage!

Nous traînons un peu sur la place pour regarder les différents souvenirs proposés aux touristes sans rien acheter.sitio nazaré, Portugal

Nous repartons mais cette fois ci par les escaliers pour profiter au maximum de la vue. Et puis descendre est un plaisir!

Cette balade nous a donné faim et il est temps de manger. Nous nous installons sur la plage pour déguster le plat que papi pae nous a préparé…Royal…!

Spot nazaré surfNazaré est devenu un haut lieu du surf, célèbre pour sa vague géante…Il faut aller plus loin au sud pour l’observer et nous nous contentons d’admirer celles en face de nous! qui sont déjà bien belles.

Mais il est temps de repartir car il reste encore 140 kilomètres et nous devons encore trouver une chambre à Lisbonne. Avec l’expérience que l’on a eu pour se diriger dans la capitale, nous préférons ne pas nous attarder.

RETOUR SUR LISBONNE

La route est facile par l’autoroute et nous arrivons dans la capitale portugaise vers 18 heures.

Nous cherchons une pension et trouvons assez facilement en plein centre de Lisbonne à côté de l’énorme praça do Marquès de Pombal, enfin sur le papier nous trouvons facilement! car pour y arriver c’est une autre histoire! Il m’a fallu nous reprendre à plusieurs fois pour nous enquiller dans l’avenue Duqué loulé car les grosses places à Lisbonne canalisent le flux giratoire sur plusieurs anneaux…Pas simple quand on est pas habitué….bref, enfin nous arrivons à destination. En plein centre de Lisbonne je crains de me garer et de me faire embarquer a voiture. Je vais parlementer avec un agent qui se trouve lui expliquant qu’on ne reste pas mais s’il accepte qu’on se gare le temps de décharger la voiture…Il nous enlèvera une barrière pour nous garer me faisant comprendre que c’est ok pour la nuit! ouf un problème en moins. Nous montons un escalier étroit sur trois étages avant de déboucher dans la pension, confortable et bien aménagée avec un coin détente pour les hôtes à un prix raisonnable. Nous louons deux chambres: une pour Anita et l’autre pour Caroline et moi. Nous sommes reçus par un jeune homme, étudiant en géographie qui bosse là pour payer ses études.

C’est l’heure de manger et nous décidons pour notre dernière soirée ensemble d’aller au restaurant. Nous sommes dans un quartier chic et nous craignons la note! Nous rentrons dans la Confeitaria Marquês de Pombal, Avenida da Liberdade à deux rues de notre pension. Un intérieur assez cossu avec des serveurs…Je suis tentée par une soupe avant de poursuivre par un plat et un café…Nous ne voulons pas nous coucher tard car il faut que j’emmène Caroline demain matin à l’aéroport…ce sera un peu de télévision à la pension avant de tomber dans les bras de Morphée.

Le lendemain matin nous ne tardons pas pour partir à l’aéroport quitte à manger un petit dej une fois sur place. Après uhne collation, je rentre à la pension où j’avais donné rendez-vous à Anita: je suis une heure en avance mais elle est dans sa chambre si bien que nous pouvons partir immédiatement.

Hard Rock café-LisbonneDirection le quartier sud vers le baixo à la station rossio. Nous nous engageons sur la , non sans remarquer le constraste saisissant entre l’enseigne du Hard-rock café et sa façade avec des dessins allégoriques…La place est  magnifique où trône l’Eden théatro »,Palcio foz-Lisbonne le Palacio Foz avec sa superbe façade composée de marbre rose de style Artdéco. La place est immense, bordée d’immeubles également de couleur rose qui donne à l’ensemble une belle harmonie de teinte.Lisbonne

Au centre de la place, une belle fontaine accueille les visiteurs.

Nous continuons vers la rue du 1er décembre et tombons sur la un café dont la façade est splendide.Lisbonne-Rue du 1er diziembro

Des arcades à sa base qui s’enchevêtrent pour dessiner l’entrée du bâtiment. Elles sont finement ciselées, agrémentées d’écritures sculptées qui se découpent  sur le mur blanc, réhaussé de fenêtres ouvragées en  forme d’arches avec des colonnes et des médaillons. Au dessus d’autre fenêtres rectangulaires complètent l’ensemble.

Puis nous bifurquons sur la droite dans une rue perpendiculaire qui nous fait quitter le tumulte de la place.

LisbonneNous dépassons un bâtiment qui ressemble à des anciennes halles, aux murs de pierre très bien restaurées. Nous grimpons une petite ruelle qui monte en lacets avant de déboucher sur une petite place ombragée que borde le musée « guardia nacional republicana » flanqué de deux guérites. Lisbonne-musée guardia nacional republicanaIl est temps de faire une pause et nous nous installons à une des tables, en terrasse d’un bar. Bien nous en pris car un chanteur s’installe et pousse la chansonnette.

Lisbonne Largo do carmoNous restons là un moment avant de repartir vers la voiture.

LisbonneAu détour d’une ruelle, nous découvrons un théâtre baroque avec à l’affiche le Petit Prince, version portugaise comme il se doit! Puis plus loin, un autre clin d’oeil nous est donné à voir, une enseigne joliment écrite : Paris

Lisbonne

 

 

 

 

LisbonnePuis  direction l’aquarium. Ce sera encore une belle épopée que de rejoindre ce parc aquatique! Mais nous y parvenons. Il se trouve dans un quartier neuf, moderne…

Le pont Vasco de gama-lisbonneA l’horizon, on devine l’immense pont qui traverse le tage  dans sa partie la plus large et qui relie Lisbonne à Montijo. Avec ses 17km dans son ensemble, Le pont Vasco da Gama  est le plus grand d’Europe. Il a été inauguré juste avant l’ouverture de l’exposition internationale de 1998 qui célébrait  le 500e anniversaire de la découverte de la route maritime vers l’Inde par Vasco de Gama. Exposition internationale que nous avions eu d’ailleurs la chance de visiter. Cet ouvrage exceptionnel peut résister à un tremblement de terre 4,5 fois plus puissant que celui qui a ravagé la région en 1755 et à des vents d’une force de 250km/h d’où son  coût de construction exorbitant   estimé aux environs de 900 millions d’euros.

L’Oceanario de Lisbonne est un enchantement.

Aquarium de Lisbonne Aquarium de Lisbonne Aquarium de Lisbonne Aquarium de Lisbonne

C’est sur les clichés  de ces splendides créatures, captés avec très peu de lumière,( mon appareil ‘étant pas assez performant et  les aquariums étant plongés dans le noir) que s’achève notre voyage.

trop court bien sûr comme toujours pour restituer l’âme fabuleuse de ce Portugal qui offre aux visiteurs  aussi bien l’authenticité de ces traditions, la richesse patrimoniale d’un grand pays qu’une très grande modernité.

Merci de m’avoir accordé votre attention en lisant ces modestes lignes.

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Une réflexion au sujet de « Le Portugal, entre passé et modernité »

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